Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Après quelques années et suite à des investissements pour moderniser
l’appareil de production, le risque diminue :
- meilleur ajustement des pratiques (amélioration de la connaissance de
l'exploitation) ;
- souci de faire des économies d’intrants.
Lorsqu on atteint un rythme de croisière, on observe généralement une
reprise des risques ; cela peut correspondre à :
- un « relâchement » de l’attention (basculement dans un système de
routine) ;
- agriculteurs plus âgés (niveaux de formation moins avancés) ;
- nouvelle période d’investissement entraînant des •< comportements d’assurance ».
La typologie a permis de proposer trois thèmes à privilégier dans le
cadre des actions à venir : la conduite du maïs (ajustement de la fertilisation minérale et organique, autres espaces d epandages des effluents
à trouver) et des prairies (notamment les clates de fertilisation), les sols
nus en hiver (assez largement en liaison avec le maïs), le rationnement
en azote cles animaux au pâturage.
• Approche de la circulation de I’eau
Afin d evaluer le temps de réponse du bassin à un changement de pratiques agricoles, l' unité sol et agronomie de l’institut national de
recherche agronomique Rennes-Quimper a réalisé une approche cles
temps de circulation de l’eau, comprenant une synthèse des connaissances et un essai d’application au bassin versant du Yar.
Il est prévu que cette approche, qui concerne plutôt les couches superficielles, soit complétée par un travail sur la circulation de l’eau dans
les couches saturées profondes, confié au Bureau de recherche géologique
et minière, les proportions respectives de ces ciifférents types de circulation restant également à préciser.
Cette première approche aboutit à la conclusion que les temps de transfert de l’eau seraient variables suivant la position topographique considérée : plus rapides en fonds de vallée et sur les versants (quelques
mois ?) et plus longs sur les zones de plateaux (à compter en années, dont
le nombre reste à préciser). Mais, des processus biogéochimiques viennent interagir sur le transfert du nitrate par l’eau : transformation du
nitrate en azote atmosphérique au sein des zones humides, accroissement du pool de nitrate en jeu par minéralisation.
Concernant l’ensemble des processus intervenant dans les zones de fond
de vallée et à la base des versants ou les temps de transfert seraient inférieurs à l’année, les pratiques à encourager seront la diminution des
apports d’azote dans les parties basses des paysages et la création, I’extension ou la réhabilitation de zones humides, dans la mesure où ces
actions localisées devraient avoir un impact plus rapide sur la qualité
de l’eau.
Pour les zones concernées par des temps de transfert longs (plateaux et
hauts de versants), les pratiques préconisées viseraient à diminuer la
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