Solutions techniques
L’agriculture des bassins versants du Yar et du Roscoat est vouée à l' élevage bovin (80 % des exploitations) ; 15 % des exploitations du secteur ont un atelier hors sol. La SAU utilisée moyenne est de 50 ha avec
cependant de fortes disparités. L’assolement moyen est composé de
49 % de prairies, 23 % de maïs et 19 % de céréales. Il existe cependant
une grande hétérogénéité de moyens de production parmi les exploitations bovines : 46 % de SAU sont occupés par de la prairie pour les
laitiers spécialisés contre 69 'Z pour les bovins viande.
Les pratiques de fertilisation étudiées montrent des surfertilisations
ponctuelles mais notables. Les déjections animales sont épandues sur
seulement 30 % de la surface avec une concentration sur le maïs (60 %
de l’azote organique), l’azote minéral étant, quant à lui, utilisé à plus
de 60 % sur les prairies. Par ailleurs, des importations de déjections animales hors sol se font dans près de 30 % des exploitations (provenance à plus de 50 % de l'extérieur des bassins versants du Yar et du Roscoat). Ainsi, les excédents Corpen, avant apports minéraux, atteignent
en moyenne 60 kg d’azote par hectare (sauf pour les volailles hors sol) ;
après intégration de la fertilisation minérale, ils sont globalement de
80 kg d’azote par hectare.
Un examen précis des pratiques indique l’existence de marges de
manœuvre technique : optimisation des systèmes de production
(meilleure valorisation des apports sur prairies), réduction globale de
la fertilisation sur maïs, meilleure gestion des déjections animales...
• Élaboration d’une typologie des modes de production
Afin d’identifier et de caractériser les différents types de fonctionnement d’exploitation, d’analyser les pratiques en matière de gestion de
l’azote, de proposer une évaluation relative des risques environnementaux associés à ces pratiques et, enfin, de mettre en évidence les relations entre pratiques de gestion de l’azote et types de fonctionnement
des exploitations, une enquête complémentaire à celle de la chambre
d’agriculture des Côtes-d’Armor a été réalisée par l’école nationale
supérieure agronomique de Rennes. Elle a porté sur une trentaine d’exploitations qui s'etaient déclarées volontaires lors de l'enquête cle la
chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor.
La typologie réalisée a essentiellement concerné les producteurs de lait.
Après analyse du fonctionnement de chaque exploitation et comparaison entre elles, deux facteurs déterminants sont apparus : la place dans
le cycle de vie et la taille économique de l’exploitation, appréciée notamment par le quota laitier. Il semble y avoir une relation entre la position dans le cycle de vie de l’exploitation et les risques d’atteinte globale à l’environnement par l’azote. À l’installation, on a généralement
des risques élevés pouvant être liés à :
- un défaut de maîtrise technique de l’agriculteur;
- une connaissance insulfisante de l’exploitation ;
- un souci d’assurer sa procluction en prenant des marges de sécurité
importantes sur les intrants (fertilisation du maïs, alimentation des
animaux).
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L’agriculture des bassins versants du Yar et du Roscoat est vouée à l' élevage bovin (80 % des exploitations) ; 15 % des exploitations du secteur ont un atelier hors sol. La SAU utilisée moyenne est de 50 ha avec
cependant de fortes disparités. L’assolement moyen est composé de
49 % de prairies, 23 % de maïs et 19 % de céréales. Il existe cependant
une grande hétérogénéité de moyens de production parmi les exploitations bovines : 46 % de SAU sont occupés par de la prairie pour les
laitiers spécialisés contre 69 'Z pour les bovins viande.
Les pratiques de fertilisation étudiées montrent des surfertilisations
ponctuelles mais notables. Les déjections animales sont épandues sur
seulement 30 % de la surface avec une concentration sur le maïs (60 %
de l’azote organique), l’azote minéral étant, quant à lui, utilisé à plus
de 60 % sur les prairies. Par ailleurs, des importations de déjections animales hors sol se font dans près de 30 % des exploitations (provenance à plus de 50 % de l'extérieur des bassins versants du Yar et du Roscoat). Ainsi, les excédents Corpen, avant apports minéraux, atteignent
en moyenne 60 kg d’azote par hectare (sauf pour les volailles hors sol) ;
après intégration de la fertilisation minérale, ils sont globalement de
80 kg d’azote par hectare.
Un examen précis des pratiques indique l’existence de marges de
manœuvre technique : optimisation des systèmes de production
(meilleure valorisation des apports sur prairies), réduction globale de
la fertilisation sur maïs, meilleure gestion des déjections animales...
• Élaboration d’une typologie des modes de production
Afin d’identifier et de caractériser les différents types de fonctionnement d’exploitation, d’analyser les pratiques en matière de gestion de
l’azote, de proposer une évaluation relative des risques environnementaux associés à ces pratiques et, enfin, de mettre en évidence les relations entre pratiques de gestion de l’azote et types de fonctionnement
des exploitations, une enquête complémentaire à celle de la chambre
d’agriculture des Côtes-d’Armor a été réalisée par l’école nationale
supérieure agronomique de Rennes. Elle a porté sur une trentaine d’exploitations qui s'etaient déclarées volontaires lors de l'enquête cle la
chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor.
La typologie réalisée a essentiellement concerné les producteurs de lait.
Après analyse du fonctionnement de chaque exploitation et comparaison entre elles, deux facteurs déterminants sont apparus : la place dans
le cycle de vie et la taille économique de l’exploitation, appréciée notamment par le quota laitier. Il semble y avoir une relation entre la position dans le cycle de vie de l’exploitation et les risques d’atteinte globale à l’environnement par l’azote. À l’installation, on a généralement
des risques élevés pouvant être liés à :
- un défaut de maîtrise technique de l’agriculteur;
- une connaissance insulfisante de l’exploitation ;
- un souci d’assurer sa procluction en prenant des marges de sécurité
importantes sur les intrants (fertilisation du maïs, alimentation des
animaux).
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