Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Réalisations
Réalisations techniques : l'évolution des pratiques
Le couvert végétal qui protégeait 1 1 % des sols potentiellement nus
en hiver en 1996, est passé à 26 % l'année suivante et à 41 % en 1 998,
ce qui a diminué d'autant le lessivage hivernal de l’azote (fig. 3). La
technique s’est beaucoup plus développée dans les exploitations à dominante porc (dont 60 % des sols potentiellement nus sont couverts en
hiver) que chez les laitiers (33 %).
Figure 3
Évolution de la proportion
de sols potentiellement nus
en hiver faisant l'objet
d’un couvert végétal.
Sols couverts
Sols nus
L’analyse de la valeur fertilisante des déjections animales est devenue
une pratique courante dans certaines exploitations. Ainsi, en 1998,
90 % des exploitations à dominante porc en ont réalisée mais seulement
4 % de celles à dominante lait. La plus grande facilité d’analyse du
lisier et son coût modique par rapport au fumier sont les principales
explications de cet écart. Cette technique a contribué à ajuster au mieux
l’apport de fertilisant azoté et fait prendre conscience de la grande variabilité de la richesse en azote des fumures et de la nécessité de bien évaluer les apports aux cultures.
Les surfaces en céréales à paille recevant du lisier de porc au printemps
sont passées de 8 à 20 % entre 1996 et 1998. La technique s’est là aussi
plus développée chez les producteurs cle porcs : 31 % de la SAU en
céréales contre 16 % chez les mixtes (lait + porcs). Cette pratique a contribué à la diminution de l’utilisation d’engrais minéral.
Les surfaces en herbe ont reçu une fertilisation de 190 kg d’azote par
hectare en 1998, en baisse de 40 unités par rapport à 1996. Dans la répartition de cet apport, la quantité d’azote organique s’est maintenue au même
niveau. Vingt-trois pour cent des surfaces en herbe ont reçu du lisier
cle porc pour le premier passage en sortie d’hiver, soit un chiffre stable
par rapport aux deux années précédentes.
En 1996, la fertilisation organique était en moyenne de 263 unités par
hectare de SAU épandable. La SAU épandable représente 73 % cle la
SAU totale. Afin de pouvoir comparer l’évolution globale cles apports
azotés (organique et minéral), il est intéressant cle ramener la fertilisa254
Réalisations
Réalisations techniques : l'évolution des pratiques
Le couvert végétal qui protégeait 1 1 % des sols potentiellement nus
en hiver en 1996, est passé à 26 % l'année suivante et à 41 % en 1 998,
ce qui a diminué d'autant le lessivage hivernal de l’azote (fig. 3). La
technique s’est beaucoup plus développée dans les exploitations à dominante porc (dont 60 % des sols potentiellement nus sont couverts en
hiver) que chez les laitiers (33 %).
Figure 3
Évolution de la proportion
de sols potentiellement nus
en hiver faisant l'objet
d’un couvert végétal.
Sols couverts
Sols nus
L’analyse de la valeur fertilisante des déjections animales est devenue
une pratique courante dans certaines exploitations. Ainsi, en 1998,
90 % des exploitations à dominante porc en ont réalisée mais seulement
4 % de celles à dominante lait. La plus grande facilité d’analyse du
lisier et son coût modique par rapport au fumier sont les principales
explications de cet écart. Cette technique a contribué à ajuster au mieux
l’apport de fertilisant azoté et fait prendre conscience de la grande variabilité de la richesse en azote des fumures et de la nécessité de bien évaluer les apports aux cultures.
Les surfaces en céréales à paille recevant du lisier de porc au printemps
sont passées de 8 à 20 % entre 1996 et 1998. La technique s’est là aussi
plus développée chez les producteurs cle porcs : 31 % de la SAU en
céréales contre 16 % chez les mixtes (lait + porcs). Cette pratique a contribué à la diminution de l’utilisation d’engrais minéral.
Les surfaces en herbe ont reçu une fertilisation de 190 kg d’azote par
hectare en 1998, en baisse de 40 unités par rapport à 1996. Dans la répartition de cet apport, la quantité d’azote organique s’est maintenue au même
niveau. Vingt-trois pour cent des surfaces en herbe ont reçu du lisier
cle porc pour le premier passage en sortie d’hiver, soit un chiffre stable
par rapport aux deux années précédentes.
En 1996, la fertilisation organique était en moyenne de 263 unités par
hectare de SAU épandable. La SAU épandable représente 73 % cle la
SAU totale. Afin de pouvoir comparer l’évolution globale cles apports
azotés (organique et minéral), il est intéressant cle ramener la fertilisa254
