Solutions techniques
Le diagnostic va servir de référence, « d’état zéro » et de base de travail pour le CPA et l’animateur. Même si les premières actions se déroulent pendant la phase diagnostic, un programme directif annuel, basé
sur la saison culturale, est préparé en octobre 1996.
Les types d’actions mises en place sont les mêmes que ceux programmés
alors dans les projets Bretagne Eau Pure 2 : couvert végétal hivernal, lisier
sur céréales au printemps, lisier sur prairies, « désherbinage » du maïs,
prise de conscience de la valeur fertilisante des déjections animales, orientation des pratiques phytosanitaires vers des matières actives considérées
comme moins polluantes et vers une première sensibilisation quant à la
notion de parcelles à risques, etc.
Le SMCG n'ayant pas obtenu de financement extérieur pour la mise en
place d’un programme, l’action sur l’Ic va se résumer au travail du technicien animateur. Ainsi, aucune analyse de reliquat d’azote dans le sol
ou de déjections animales, aucun achat de semences ou de matériel,
aucun réglage de pulvérisateur et, enfin, aucune intervention extérieure
ne seront financés. L’absence de moyens techniques mis à la disposition
de l’animateur va l’obliger à développer des solutions alternatives.
Ainsi, par exemple, les faibles surfaces recensées en couvert végétal des
sols nus en hiver n’étaient pas dues au prix des semences mais au temps
à y passer (trois à quatre passages, pour une culture sans rendement
économique). Le technicien, avec le CPA, a promu une technique simplifiée déjà appliquée chez un agriculteur du bassin versant : l’utilisation
d’un petit semoir électrique ne nécessitant qu’un à deux passages. Cette
pratique va se développer rapidement et de façon totalement volontaire
de la part des agriculteurs, sans financement d’aucune sorte.
A part le volet agricole, le programme comprend également un suivi du
paramètre nitrate dans l’eau. Treize points cle prélèvements et six mesures
de débits, couvrant les principaux sous-bassins versants, sont réalisés
mensuellement à partir de janvier 1 996 par la cellule qualité des eaux
littorales cle la DDE cles Côtes-d’Armor. Ces données vont permettre de
mettre en avant les sous-bassins les plus touchés par la pollution par le
nitrate et de préciser ainsi l’origine géographique des apports dans l'Ic.
Elles servent de base à la publication d’un flash d’information sur la
qualité de l’eau, qui est distribué à une trentaine d’organismes.
Suite au programme d’actions 1996-1997, une évaluation auprès de 100
exploitants est réalisée pendant l’été 1997. La deuxième campagne
1 997-1 998 a donné lieu également à une seconde évaluation auprès cle
100 agriculteurs.
Le budget investi dans le programme est de 260 000 francs par an,
250 000 francs pour l’animation agricole, 10 000 francs dans le suivi
de la qualité de l’eau.
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