Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Élaboration de plans de gestion par site
Principes retenus
• Suppression des mises en décharge
La suppression des mises en décharge est retenue comme une priorité
en raison des pollutions et nuisances occasionnées. De plus, cette pratique sera interdite à partir du 1 er juillet 2002 en vertu de la loi du
15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets (articles 1 er et 2.1).
• Épandage sur les terres agricoles
La valorisation agricole directe apparaît comme la voie -à privilégier dans
la mesure où c’est une solution relativement simple et peu coûteuse.
Lorsque cette solution est envisageable, elle doit s'accompagner d’un
effort sur les points suivants :
- concertation avec la profession agricole;
- diffusion d’informations sur les caractéristiques du produit et son utilisation ;
- planification et organisation des apports ;
- amélioration du ramassage pour éviter les corps étrangers;
- évaluation des surfaces agricoles disponibles : dans les Côtes-d'Armor,
environ 60 % des ramassages d’algues ont lieu avant le 1 5 juillet, à une
période où peu de terres peuvent en recevoir;
- promotion des épandages en frais plutôt que de la pratique cles dépôts
« en bout de champs ».
Afin d eviter les effets phytotoxiques du chlorure de sodium, les apports
d'algues fraîches doivent être limités à 50 m3/ha au maximum (dose à
conseiller : 30 m3/ha), apportés tous les trois ou quatre ans. A cette dose,
l’apport correspond à un chaulage d'entretien équivalent à 6 t de maerl
brut (environ 2 500 unités de CaO).
Lepandage peut être fait avec du matériel agricole classique, dans la
mesure où les algues ne comportent pas (ou peu) de corps étrangers.
• Stabilisation ou compostage des algues vertes ramassées
Pour pallier l’absence locale de débouché agricole, deux techniques ont
été expérimentées (essais au CAT des 4 Vaulx-Jardin en 1992 et années
suivantes ; essais au Smitom de Launay-Lantic en 1 995, 1997 et 1998).
La stabilisation
Cette technique consiste à mélanger les algues fraîches avec un support
carboné (paille, sciure, déchets végétaux de jardin), dans des proportions
permettant d’éviter une fermentation anaérobie. Le produit obtenu n’est
pas un compost élaboré mais un produit stabilisé provisoirement, pouvant être repris ultérieurement pour épandage agricole ou incorporation
dans un process de compostage.
Le compostage
Afin de limiter les coûts d’investissement et de bénéficier d’une logistique existante, il convient de s'appuyer sur des structures déjà en place.
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Élaboration de plans de gestion par site
Principes retenus
• Suppression des mises en décharge
La suppression des mises en décharge est retenue comme une priorité
en raison des pollutions et nuisances occasionnées. De plus, cette pratique sera interdite à partir du 1 er juillet 2002 en vertu de la loi du
15 juillet 1975 relative à l’élimination des déchets (articles 1 er et 2.1).
• Épandage sur les terres agricoles
La valorisation agricole directe apparaît comme la voie -à privilégier dans
la mesure où c’est une solution relativement simple et peu coûteuse.
Lorsque cette solution est envisageable, elle doit s'accompagner d’un
effort sur les points suivants :
- concertation avec la profession agricole;
- diffusion d’informations sur les caractéristiques du produit et son utilisation ;
- planification et organisation des apports ;
- amélioration du ramassage pour éviter les corps étrangers;
- évaluation des surfaces agricoles disponibles : dans les Côtes-d'Armor,
environ 60 % des ramassages d’algues ont lieu avant le 1 5 juillet, à une
période où peu de terres peuvent en recevoir;
- promotion des épandages en frais plutôt que de la pratique cles dépôts
« en bout de champs ».
Afin d eviter les effets phytotoxiques du chlorure de sodium, les apports
d'algues fraîches doivent être limités à 50 m3/ha au maximum (dose à
conseiller : 30 m3/ha), apportés tous les trois ou quatre ans. A cette dose,
l’apport correspond à un chaulage d'entretien équivalent à 6 t de maerl
brut (environ 2 500 unités de CaO).
Lepandage peut être fait avec du matériel agricole classique, dans la
mesure où les algues ne comportent pas (ou peu) de corps étrangers.
• Stabilisation ou compostage des algues vertes ramassées
Pour pallier l’absence locale de débouché agricole, deux techniques ont
été expérimentées (essais au CAT des 4 Vaulx-Jardin en 1992 et années
suivantes ; essais au Smitom de Launay-Lantic en 1 995, 1997 et 1998).
La stabilisation
Cette technique consiste à mélanger les algues fraîches avec un support
carboné (paille, sciure, déchets végétaux de jardin), dans des proportions
permettant d’éviter une fermentation anaérobie. Le produit obtenu n’est
pas un compost élaboré mais un produit stabilisé provisoirement, pouvant être repris ultérieurement pour épandage agricole ou incorporation
dans un process de compostage.
Le compostage
Afin de limiter les coûts d’investissement et de bénéficier d’une logistique existante, il convient de s'appuyer sur des structures déjà en place.
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