Bassins versants
situé à plus de 80 km de la mer, ce qui explique que les bassins versants
bretons soient généralement de petite taille avec des superficies de
quelques dizaines de kilomètres carrés à quelques milliers de kilomètres
carrés. La Rance (1080 km 2 ), le Couesnon (1 091 km2), l’Aulne
(1 806 km2), le Blavet (2 051 km2), la Vilaine (10400 km 2 ) possèdent
les plus grands bassins.
La géologie clu Massif armoricain est celle d’un vieux massif : il est formé d'un socle très ancien, érodé et fracturé de façon très hétérogène.
Le socle précambrien (570 millions d'années), de nature schisteuse ou
granitique, a été recouvert par des terrains sédimentaires primaires qui,
plissés ensuite lors des mouvements hercyniens, constituent des bandes
de faisceaux synclinaux plus ou moins complexes dirigés d'est en ouest.
Durant la phase hercynienne (- 350 à - 285 millions d'années), cles massifs intrusifs de roches cristallines ou cristallophylliennes se sont développés selon cleux axes, l'un parallèle au littoral de la Manche et l’autre
parallèle à celui de l’Atlantique. Le réseau hydrographique actuel est
fortement influencé par la tectonique tertiaire (-65 à -5 millions d’années) qui a réactivé la fracturation hercynienne. L’érosion a aplani le
Massif armoricain en dégageant quelques reliefs granitiques ou gréseux.
Ce sont les fractures et les niveaux altérés qui constituent les réservoirs
des « aquifères >■ bretons. On est très loin ici du concept cle nappe aquifère cles bassins sédimentaires.
La pluviométrie présente une répartition hétérogène. Elle varie de 660
à 1 400 mm par an. Les zones côtières et la partie est de la Bretagne sont
les moins pluvieuses. Le Finistère, qui montre un gradient pluviométrique élevé de la côte vers l’intérieur des terres, constitue la zone la plus
arrosée; il existe cleux maxima, l’un situé dans les monts d’Arrée et
l’autre plus au sucl au niveau de La Montagne. L'évapotranspiration
(évaporation au niveau du sol ou par l’intermédiaire cles végétaux) représente 40 à 55 % de la pluie totale.
Les débits cles cours d’eau ne sont pas très importants et les étiages
sont parfois très marqués. La grande variabilité des débits en cours
d’année et les faibles étiages soulignent la relative faiblesse de la contribution des écoulements souterrains au débit des rivières. Une analyse
plus poussée montre des bassins très différents quant à la stabilité relative du débit et à l’amplitude des variations de concentration de nitrate au cours du temps.
Rappels et méthodologie
Rappelons brièvement le cycle cle l’eau : la pluie apporte une certaine
quantité d’eau dont 40 à 55 % retourne à l’atmosphère par évapotranspiration ; le reste constitue la pluie efficace. Cette eau, pour une
partie, ruisselle soit à la surface du sol soit dans les formations superficielles et atteint assez rapidement le cours d’eau le plus proche et,
pour une autre partie, s’infiltre dans le sous-sol pour ressortir dans la rivière beaucoup plus tard.
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situé à plus de 80 km de la mer, ce qui explique que les bassins versants
bretons soient généralement de petite taille avec des superficies de
quelques dizaines de kilomètres carrés à quelques milliers de kilomètres
carrés. La Rance (1080 km 2 ), le Couesnon (1 091 km2), l’Aulne
(1 806 km2), le Blavet (2 051 km2), la Vilaine (10400 km 2 ) possèdent
les plus grands bassins.
La géologie clu Massif armoricain est celle d’un vieux massif : il est formé d'un socle très ancien, érodé et fracturé de façon très hétérogène.
Le socle précambrien (570 millions d'années), de nature schisteuse ou
granitique, a été recouvert par des terrains sédimentaires primaires qui,
plissés ensuite lors des mouvements hercyniens, constituent des bandes
de faisceaux synclinaux plus ou moins complexes dirigés d'est en ouest.
Durant la phase hercynienne (- 350 à - 285 millions d'années), cles massifs intrusifs de roches cristallines ou cristallophylliennes se sont développés selon cleux axes, l'un parallèle au littoral de la Manche et l’autre
parallèle à celui de l’Atlantique. Le réseau hydrographique actuel est
fortement influencé par la tectonique tertiaire (-65 à -5 millions d’années) qui a réactivé la fracturation hercynienne. L’érosion a aplani le
Massif armoricain en dégageant quelques reliefs granitiques ou gréseux.
Ce sont les fractures et les niveaux altérés qui constituent les réservoirs
des « aquifères >■ bretons. On est très loin ici du concept cle nappe aquifère cles bassins sédimentaires.
La pluviométrie présente une répartition hétérogène. Elle varie de 660
à 1 400 mm par an. Les zones côtières et la partie est de la Bretagne sont
les moins pluvieuses. Le Finistère, qui montre un gradient pluviométrique élevé de la côte vers l’intérieur des terres, constitue la zone la plus
arrosée; il existe cleux maxima, l’un situé dans les monts d’Arrée et
l’autre plus au sucl au niveau de La Montagne. L'évapotranspiration
(évaporation au niveau du sol ou par l’intermédiaire cles végétaux) représente 40 à 55 % de la pluie totale.
Les débits cles cours d’eau ne sont pas très importants et les étiages
sont parfois très marqués. La grande variabilité des débits en cours
d’année et les faibles étiages soulignent la relative faiblesse de la contribution des écoulements souterrains au débit des rivières. Une analyse
plus poussée montre des bassins très différents quant à la stabilité relative du débit et à l’amplitude des variations de concentration de nitrate au cours du temps.
Rappels et méthodologie
Rappelons brièvement le cycle cle l’eau : la pluie apporte une certaine
quantité d’eau dont 40 à 55 % retourne à l’atmosphère par évapotranspiration ; le reste constitue la pluie efficace. Cette eau, pour une
partie, ruisselle soit à la surface du sol soit dans les formations superficielles et atteint assez rapidement le cours d’eau le plus proche et,
pour une autre partie, s’infiltre dans le sous-sol pour ressortir dans la rivière beaucoup plus tard.
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