Bassins versants
Cette proportion de chaque type d’eau est probablement assez hétérogène à l' echelle du bassin. Ce rapport reflète la consommation de pyrite par dénitrification et il est très certainement variable d’un bassin à
l’autre et risque de diminuer au cours du temps. Le suivi de ce rapport
permet de connaître l’évolution cle la dénitrification.
Précipitation de minéraux secondaires
Compte tenu des conditions du test de traçage artificiel et cie l’abattement des teneurs en nitrate qui en a résulté, nous avons conclu au processus de dénitrification autotrophe par oxydation des pyrites. Cependant, les teneurs en sulfate, produit de la dénitrification autotrophe,
restent modestes; elles ne dépassent que très rarement 35 mg.l - 1 . Par
ailleurs, le processus de dénitrification hétérotrophe par oxydation de la
matière organique semble très limité. Si le processus de dénitrification
autotrophe est responsable de l'abattement des teneurs en nitrate calculé au tableau 1 et lors du test de traçage, le sulfate doit partiellement
être extrait de l’eau après l’oxydation de la pyrite.
Letude minéralogique réalisée sur les cuttings d’un forage a permis de
mettre en évidence des phases sulfatées : un sulfate de fer amorphe, de
la jarosite (KFe3SO 4)2.(OH)6,) et cle la natroalunite (NaAl
3
(SO4)
2
(OH)6).
Ces deux dernières phases sont généralement connues pour précipiter dans
des conditions acides et elles auraient pu précipiter après échantillonnage par contact avec l’oxygène atmosphérique. Néanmoins, une étude
thermodynamique réalisée à partir des données de Baron & Palmer
(1996) sur 83 échantillons a montré que 10 % étaient saturés ou sursaturés vis-à-vis de la jarosite. Or, parmi les échantillons sous-saturés,
il y a ceux qui ont été prélevés dans le compartiment aquifère supérieur
où la dénitrification autotrophe n’est pas active. La dénitrification autotrophe dans le compartiment aquifère inférieur est donc un processus
plus actif que ne le laissent supposer les teneurs en sulfate. Celui-ci est
en effet extrait de l'eau par précipitation cle phases amorphes ou cristallisées telles que la jarosite.
La précipitation d'un autre minéral a pu également être mise en évidence. Si les teneurs en sodium sont parfaitement corrélées à celles des
chlorures, attestant du mélange entre deux eaux de minéralisation différente, on peut noter une différence avec le magnésium. En effet, le
diagramme Cl-Mg (fig. 8) établi à partir de la moyenne des données
acquises au site de Stimoës ne reflète pas le mélange entre une eau riche
en chlorures et en magnésium infiltrée récemment et une eau plus
ancienne et plus pauvre en ces deux éléments. Les échantillons à teneur
intermédiaire en chlorures montrent un net appauvrissement en magnésium par rapport à la droite de mélange, démontrant que cet élément
est extrait rapidement cle la phase aqueuse lorsque l' eau s infiltre en profondeur. L’examen de la phase solide a mis en évidence la précipitation
de minéraux secondaires contenant du magnésium : les smectites
207
Cette proportion de chaque type d’eau est probablement assez hétérogène à l' echelle du bassin. Ce rapport reflète la consommation de pyrite par dénitrification et il est très certainement variable d’un bassin à
l’autre et risque de diminuer au cours du temps. Le suivi de ce rapport
permet de connaître l’évolution cle la dénitrification.
Précipitation de minéraux secondaires
Compte tenu des conditions du test de traçage artificiel et cie l’abattement des teneurs en nitrate qui en a résulté, nous avons conclu au processus de dénitrification autotrophe par oxydation des pyrites. Cependant, les teneurs en sulfate, produit de la dénitrification autotrophe,
restent modestes; elles ne dépassent que très rarement 35 mg.l - 1 . Par
ailleurs, le processus de dénitrification hétérotrophe par oxydation de la
matière organique semble très limité. Si le processus de dénitrification
autotrophe est responsable de l'abattement des teneurs en nitrate calculé au tableau 1 et lors du test de traçage, le sulfate doit partiellement
être extrait de l’eau après l’oxydation de la pyrite.
Letude minéralogique réalisée sur les cuttings d’un forage a permis de
mettre en évidence des phases sulfatées : un sulfate de fer amorphe, de
la jarosite (KFe3SO 4)2.(OH)6,) et cle la natroalunite (NaAl
3
(SO4)
2
(OH)6).
Ces deux dernières phases sont généralement connues pour précipiter dans
des conditions acides et elles auraient pu précipiter après échantillonnage par contact avec l’oxygène atmosphérique. Néanmoins, une étude
thermodynamique réalisée à partir des données de Baron & Palmer
(1996) sur 83 échantillons a montré que 10 % étaient saturés ou sursaturés vis-à-vis de la jarosite. Or, parmi les échantillons sous-saturés,
il y a ceux qui ont été prélevés dans le compartiment aquifère supérieur
où la dénitrification autotrophe n’est pas active. La dénitrification autotrophe dans le compartiment aquifère inférieur est donc un processus
plus actif que ne le laissent supposer les teneurs en sulfate. Celui-ci est
en effet extrait de l'eau par précipitation cle phases amorphes ou cristallisées telles que la jarosite.
La précipitation d'un autre minéral a pu également être mise en évidence. Si les teneurs en sodium sont parfaitement corrélées à celles des
chlorures, attestant du mélange entre deux eaux de minéralisation différente, on peut noter une différence avec le magnésium. En effet, le
diagramme Cl-Mg (fig. 8) établi à partir de la moyenne des données
acquises au site de Stimoës ne reflète pas le mélange entre une eau riche
en chlorures et en magnésium infiltrée récemment et une eau plus
ancienne et plus pauvre en ces deux éléments. Les échantillons à teneur
intermédiaire en chlorures montrent un net appauvrissement en magnésium par rapport à la droite de mélange, démontrant que cet élément
est extrait rapidement cle la phase aqueuse lorsque l' eau s infiltre en profondeur. L’examen de la phase solide a mis en évidence la précipitation
de minéraux secondaires contenant du magnésium : les smectites
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