Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Dénitrification des eaux souterraines
du bassin versant du Coët-Dan
et transfert vers les eaux de surface
Hélène Pauwels
(1) , Wolfram Kloppmann (1) , Patrick Lachassapne
(1) ,
Anne Martelat (1) , Jean-Louis Pinault
(1) , Henri Talbo (2)
(1) BRGM, direction de la recherche, 3 avenue Claude Guillemin, 45060 Orléans
(2) BRGM, service géologique Bretagne, centre d’affaires Le Bignon, 4b rue du Bignon,
35000 Rennes
Introduction
Le bassin versant du Coët-Dan à Naizin (Morbihan) est le siège d’une
activité agricole particulièrement intensive où l’élevage porcin hors sol
est largement représenté entraînant une forte contamination des eaux
par le nitrate. Ce bassin est représentatif d’une fraction très significative de la Bretagne par sa situation climatique, la constitution et les
caractéristiques hydrogéologiques de son sous-sol, par son caractère rural
et le type d’activités agricoles, même si elles y sont plus intensives
qu'ailleurs. Les études récentes sur les eaux souterraines cle ce bassin
versant ont mis en évidence un fort abattement des teneurs en nitrate
avec la profondeur qui a été partiellement interprété comme le résultat
d’un double processus de dénitrification : dénitrification autotrophe par
oxydation de minéraux sulfurés (les pyrites) et dénitrification hétérotrophe,
par oxydation de la matière organique (Pauwels, 1998). L’existence de
l’un ou l’autre de ces processus a été mis en évidence dans les eaux de
nombreux aquifères (voir étude bibliographique de Korom, 1992). La
coexistence des deux types de dénitrification semble plus rare et, dans
tous les cas, il apparaît que les conditions de mise en œuvre de la dénitrification restent mal connues et que les paramètres sont très variables
d’un aquifère à l’autre.
Le premier objectif de cette étude était de mieux appréhender le double
processus de dénitrification dans cet aquifère fissuré, d’en évaluer l’importance, la cinétique et la localisation.
Le second objectif était d’évaluer la contribution des eaux souterraines,
et notamment des eaux dénitrifiées, au cours d’eau.
Pour atteindre ces objectifs, un programme multidisciplinaire a été
entrepris, notamment une étude hydrogéologique du bassin, une étude géochimique des eaux souterraines, un test de traçage et une modélisation inverse des séries de données (débit et chimie) acquises sur le
ruisseau.
198
Dénitrification des eaux souterraines
du bassin versant du Coët-Dan
et transfert vers les eaux de surface
Hélène Pauwels
(1) , Wolfram Kloppmann (1) , Patrick Lachassapne
(1) ,
Anne Martelat (1) , Jean-Louis Pinault
(1) , Henri Talbo (2)
(1) BRGM, direction de la recherche, 3 avenue Claude Guillemin, 45060 Orléans
(2) BRGM, service géologique Bretagne, centre d’affaires Le Bignon, 4b rue du Bignon,
35000 Rennes
Introduction
Le bassin versant du Coët-Dan à Naizin (Morbihan) est le siège d’une
activité agricole particulièrement intensive où l’élevage porcin hors sol
est largement représenté entraînant une forte contamination des eaux
par le nitrate. Ce bassin est représentatif d’une fraction très significative de la Bretagne par sa situation climatique, la constitution et les
caractéristiques hydrogéologiques de son sous-sol, par son caractère rural
et le type d’activités agricoles, même si elles y sont plus intensives
qu'ailleurs. Les études récentes sur les eaux souterraines cle ce bassin
versant ont mis en évidence un fort abattement des teneurs en nitrate
avec la profondeur qui a été partiellement interprété comme le résultat
d’un double processus de dénitrification : dénitrification autotrophe par
oxydation de minéraux sulfurés (les pyrites) et dénitrification hétérotrophe,
par oxydation de la matière organique (Pauwels, 1998). L’existence de
l’un ou l’autre de ces processus a été mis en évidence dans les eaux de
nombreux aquifères (voir étude bibliographique de Korom, 1992). La
coexistence des deux types de dénitrification semble plus rare et, dans
tous les cas, il apparaît que les conditions de mise en œuvre de la dénitrification restent mal connues et que les paramètres sont très variables
d’un aquifère à l’autre.
Le premier objectif de cette étude était de mieux appréhender le double
processus de dénitrification dans cet aquifère fissuré, d’en évaluer l’importance, la cinétique et la localisation.
Le second objectif était d’évaluer la contribution des eaux souterraines,
et notamment des eaux dénitrifiées, au cours d’eau.
Pour atteindre ces objectifs, un programme multidisciplinaire a été
entrepris, notamment une étude hydrogéologique du bassin, une étude géochimique des eaux souterraines, un test de traçage et une modélisation inverse des séries de données (débit et chimie) acquises sur le
ruisseau.
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