Bassins versants
bablement de même dans les nappes de fissures de la plupart des autres
types de roches du Massif armoricain où des indices isolés de dénitrification sont fréquemment observés, tels à Ploudaniel, près de Brest,
dans des gneiss ou des micaschistes (Haider, 1986 ; Talbo et al., 1988),
ou ailleurs dans des granites (études préliminaires à l’installation de périmètres de protection). Il est probable que des différences notables de
profondeur du front d’oxydo-réduction existent dans des situations
hydrogéologiques contrastées, à l’échelle régionale. La zonation des
eaux souterraines en fonction de leur potentiel redox a été idennfiée
ailleurs qu’en milieu fissuré de socle par différents auteurs, ce qui
montre que ce phénomène a cours dans des milieux divers.
Conclusion
Des observations et des mesures sont faites depuis trois ans en différents
points d’un versant schistogréseux, à des profondeurs variables, lors de
suivis ou d’opérations ponctuelles. Il a été possible d’y mettre en évidence la superposition d’une zone oxydante superficielle et peu épaisse (moins de 30-40 m) contenant du nitrate, et d’une zone réductrice
où la matière organique, le sulfure et le fer ferreux sont oxydés par
l’oxygène du nitrate qui est alors détruit. Un grand nombre d’indices
concordants permet de vérifier l’intervention de la dénitrification, principalement : absence de nitrate et d’oxygène dissous, mais abondance
de sulfate, de fer et de gaz, de bactéries, Eh faibles, etc.
De plus, les différentes observations bactériologiques de cette étude
suggèrent que la potentialité du site en ce c]ui concerne l’activité bactérienne dénitrifiante serait surtout liée à la fraction hétérotrophe des
peuplements bactériens et localisée au niveau des surfaces. Sur la base
des techniques utilisées, la fraction dénitrifiante autotrophe apparaît
moins bien représentée. Des investigations complémentaires seraient
à mener afin de mieux cerner l’importance réelle de cette dernière composante, portant notamment sur les conditions d’échantillonnage.
Cette structure bicouche identifiable par un suivi soigneux en cours de
foration sera masquée, en cours de pompage d’essai, par des mélanges
d’eau provenant de diverses fissures ou par des écoulements internes aux
forages. Ces phénomènes montrent l’intérêt d’une étude sélective des
fissures, par exemple à l’aide de dispositifs d obturation mobiles ou
fixes, suivant les problèmes à traiter.
La généralisation de ce schéma à l’ensemble des schistes briovériens du
Massif armoricain semble tout à fait licite. Une approche du même
genre que celle qui a été faite dans le périmètre expérimental de Kerveldreac’h, réafisée dans le bassin versant de la Noé Sèche (Côtes-d’Armor), permettra de voir si elle s’applique aussi aux granites.
Les conséquences pratiques sont nombreuses et importantes. Elles
concernent, notamment, les bilans de nitrate des bassins versants, en
tenant compte de ce qui est éliminé dans les nappes au contact des
aquifères pyriteux (évalué à plusieurs tonnes par an dans le périmètre),
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bablement de même dans les nappes de fissures de la plupart des autres
types de roches du Massif armoricain où des indices isolés de dénitrification sont fréquemment observés, tels à Ploudaniel, près de Brest,
dans des gneiss ou des micaschistes (Haider, 1986 ; Talbo et al., 1988),
ou ailleurs dans des granites (études préliminaires à l’installation de périmètres de protection). Il est probable que des différences notables de
profondeur du front d’oxydo-réduction existent dans des situations
hydrogéologiques contrastées, à l’échelle régionale. La zonation des
eaux souterraines en fonction de leur potentiel redox a été idennfiée
ailleurs qu’en milieu fissuré de socle par différents auteurs, ce qui
montre que ce phénomène a cours dans des milieux divers.
Conclusion
Des observations et des mesures sont faites depuis trois ans en différents
points d’un versant schistogréseux, à des profondeurs variables, lors de
suivis ou d’opérations ponctuelles. Il a été possible d’y mettre en évidence la superposition d’une zone oxydante superficielle et peu épaisse (moins de 30-40 m) contenant du nitrate, et d’une zone réductrice
où la matière organique, le sulfure et le fer ferreux sont oxydés par
l’oxygène du nitrate qui est alors détruit. Un grand nombre d’indices
concordants permet de vérifier l’intervention de la dénitrification, principalement : absence de nitrate et d’oxygène dissous, mais abondance
de sulfate, de fer et de gaz, de bactéries, Eh faibles, etc.
De plus, les différentes observations bactériologiques de cette étude
suggèrent que la potentialité du site en ce c]ui concerne l’activité bactérienne dénitrifiante serait surtout liée à la fraction hétérotrophe des
peuplements bactériens et localisée au niveau des surfaces. Sur la base
des techniques utilisées, la fraction dénitrifiante autotrophe apparaît
moins bien représentée. Des investigations complémentaires seraient
à mener afin de mieux cerner l’importance réelle de cette dernière composante, portant notamment sur les conditions d’échantillonnage.
Cette structure bicouche identifiable par un suivi soigneux en cours de
foration sera masquée, en cours de pompage d’essai, par des mélanges
d’eau provenant de diverses fissures ou par des écoulements internes aux
forages. Ces phénomènes montrent l’intérêt d’une étude sélective des
fissures, par exemple à l’aide de dispositifs d obturation mobiles ou
fixes, suivant les problèmes à traiter.
La généralisation de ce schéma à l’ensemble des schistes briovériens du
Massif armoricain semble tout à fait licite. Une approche du même
genre que celle qui a été faite dans le périmètre expérimental de Kerveldreac’h, réafisée dans le bassin versant de la Noé Sèche (Côtes-d’Armor), permettra de voir si elle s’applique aussi aux granites.
Les conséquences pratiques sont nombreuses et importantes. Elles
concernent, notamment, les bilans de nitrate des bassins versants, en
tenant compte de ce qui est éliminé dans les nappes au contact des
aquifères pyriteux (évalué à plusieurs tonnes par an dans le périmètre),
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