Bassins versants
de l’ensemble des forages, par comparaison de leur chimisme pendant
et après foration.
Dans la première hypothèse, le chimisme de la colonne d’eau de chaque
forage serait l’image de celui de la nappe à l’aplomb de celui-ci et, pour
F31, son évolution traduirait celle de l’ensemble de la nappe sur une
épaisseur au moins égale à la profondeur du forage, avec des apports successifs d’eaux nitratées ou non nitratées. Ce phénomène se déclenche
lorsqu’il y a inversion des niveaux piézométriques entre le forage et le
piézomètre, aussi bien en hautes eaux -brièvement- qu'en basses eaux
-plus longuement- que ce soit en crue ou en étiage. Cela rend difficilement acceptable cette hypothèse de renouvellement de la nappe sur
plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur plusieurs fois dans l’année, en
quelques jours, quelles que soient les dispositions hydrodynamiques que
l’on pourrait invoquer pour l'aquifère.
Dans la deuxième hypothèse, si l’on assimile le comportement hydrodynamique et hydrochimique du piézomètre Pz2 à celui des fissures les
moins profondes du forage F31, il clevient alors possible d’expliquer ce
qui ce passe dans F31 par des échanges d’eau entre des fissures ou des
groupes de fissures plus ou moins profonds, dans un sens ascendant ou
descendant. Cela permet un renouvellement relativement rapide de la
colonne d’eau dans le forage seul, sans qu’il y ait de modification notable
dans la nappe. Dans tous les cas, c’est la variabilité spatiale et temporelle des différences de charge hydraulique dans les fissures qui contrôle ces mouvements.
Figure 4
Coupe hydrogéologique,
venues d’eau et diagraphies
de la conductivité électrique
de la colonne d’eau
du forage F31.
A - Écoulement descendant :
1,2 à 1,3 meq.l -1 de NO3
(8 courbes de diagraphie).
B - Écoulement ascendant :
0,05 à 0,15 meq.l- 1 de NO3(3 courbes de diagraphie).
(Prélèvements d’eau pour analyse
à -12 m par minipompe à poste fixe).
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