Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Matériels et méthodes
Chaque forage est équipé d’une minipompe à échantillonner en plastique, à poste fixe, immergée sous 5 à 12 m d'eau. Les prélèvements
pour analyse sont faits après 0,1 à 0,2 m 3 de purge. Ils correspondent
donc à l’état, à un moment donné, de la colonne d’eau du forage. Quatre
limnigraphes, un pluviomètre (Inra) et un pluviographe complètent le
matériel en place. Le suivi en continu ou bihebdomadaire des paramètres piézométriques, physico-chimic]ues et chimiques est en cours
depuis avril 1995 pour l’ensemble du bassin versant (forages privés et
sources) et depuis août 1995 pour le périmètre.
Des prélèvements d’eau et des mesures dans les forages ont également
été faits à l’avancement en foration, lors de pompages globaux de longue
durée à fort débit, ou encore, sélectivement, à l’aide d’un obturateur
double en PVC à manchettes d’un mètre, léger et peu coûteux, opérationnel jusqu’à une cinquantaine de mètres, conçu pour permettre à la
fois des prélèvements et des essais hydrauliques. Des diagraphies de
température et d’électroconductivité (EC) des colonnes d’eau des forages
ont été faites jusqu a - 45 m à l’aide du TLC meter de YSI, modèle 3000.
D’un point de vue bactériologique, les prélèvements ont porté non seulement sur des eaux mais également sur des surfaces (fragments de
roche pyritique immergés neuf mois, boues...). En effet, dans les milieux
oligotrophes, c’est-à-dire peu riches en matière organique, les bactéries
ont tendance à se fixer aux surfaces c]ui sont le siège cle concentration
en éléments nutritifs. Au total, 32 prélèvements ont été effectués ( 1 8
clans cles eaux et 14 sur des surfaces). Cet échantillonnage a été mené
sur des drains, trous à tarière, piézomètres et cles fissures isolées de
forages, à des débits de 0,2 à 1 m 3 .h _ 1 .
Résultats et interprétation
À l'avancement lors de la foration
La surveillance des forages à l’avancement, outre les données techniques
et hydrodynamiques, a porté sur lelectroconductivité EC, NO 3
- Fe 2 +
(terrain) et l’EC, NO 3 , CL, SO
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au laboratoire. Elle a permis d’arrêter la foration lorsque des indices de dénitrification se sont manifestés.
Un exemple des résultats obtenus est montré sur la figure 2. Tous les
forages profonds ont présenté, plus ou moins précocement, une diminution des teneurs en nitrate et une augmentation simultanée des sulfates et du fer, quelles que soient leurs positions sur le versant. II est
ainsi possible, dans un premier temps, de repérer les fissures avec nitrate et celles qui en ont peu ou pas par un bilan chimique sommaire, compte tenu de la grande imprécision des termes de ce bilan. Globalement,
compte tenu cle l’espacement cles arrivées d’eau, il semble qu’au-delà
de -30 m la probabilité de trouver cle l’eau nitratée soit faible alors
qu’elle est importante avant d'atteindre -1 0 m.
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