Pollutions diffuses : du bassm versant au littoral
D’une façon générale, le Frémur présente les flux les plus importants.
Il est difficile de faire le lien entre les sources diffuses de contamination, qui sont le cas des rejets agricoles, et les flux mesurés dans les cours
d’eau. Les données de la littérature permettent de calculer un flux
moyen de coliformes fécaux rejetés par jour et par animal (Geldreich,
1978 ; Weather et al., 1 979 ; Mara & Oragui, 1983) :
- 1,1.10
10 pour un bovin ;
- 6,1.10
10 pour un porcin ;
- 1,4.10
8 pour une poule ;
- 7,0.10
9 pour un ovin.
Le flux potentiel existant sur le bassin versant de la baie de la Fresnaye
est d’environ 9.10
18 coliformes fécaux par jour. Or, le flux total mesuré
dans cette étude (somme des flux des quatre rivières) a été au maximum
de 1,3.10*
1 coliformes fécaux par jour. Dans les conditions de cette
étude, il existait donc un fort pouvoir de rétention du bassin versant,
pouvant s’expliquer par des phénomènes de mortalité bactérienne lors
du stockage des lisiers, du transfert dans l’environnement et par un
faible entraînement par les eaux de surface.
Concentrations bactériennes dans les coquillages
Toutes les espèces bactériennes recherchées ont été mises en évidence
dans les huîtres de la baie de la Fresnaye. La fréquence d’isolement de
chaque espèce est la suivante :
- SSalmonella (PCR) : 47 % des échantillons ;
- Y. enterocolitica : 33 % ;
- E. coli VTEC : 1 9 % ;
- L. monocytogenes : 11 % ;
- Campylobacter : 5 % (C. jejuni subsp. jejunï) ;
- Salmonella (culture) : 0 %.
Ces bactéries pathogènes ont été trouvées à des niveaux faibles pour certaines : L. monocytogenes et Campylobacter ont été clétectés uniquement à
une concentration de 4 à 40/100 g de broyat alors que 57 % des concentrations en E. coli VTEC étaient supérieures à 40/100 g. Dans le cas de
Salmonella et Yersinia, détectées par PCR, un seul poids de coquillage
a été analysé ne permettant pas d’avoir une quantification précise.
De même que pour les rivières, aucune relation significative n’apparaît
entre concentrations en coliformes ou streptocoques fécaux et concentrations ou nombre de bactéries pathogènes.
Les huîtres provenant de la partie centrale de la baie sont les plus contaminées, ce qui s’expliquerait par la présence dans cette zone, à marée
basse, des chenaux des deux principales rivières clu bassin versant.
Les campagnes des 24 février 1997 et 19 octobre 1998 se distinguent
par le nombre élevé d’échantillons d’huîtres contaminées par des bactéries pathogènes. L’une s'est déroulée en période de sécheresse, l’autre
après de faibles pluies (tab. 1). Le lien entre pluviométrie et contamination des coquillages (concentration supérieure à 300 coliformes fécaux
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