Bassins versants
Flux bactériens et qualité sanitaire
des coquillages en baie de la Fresnaye
Élisabeth Dupray
(l) , Marie-Paule Caprais
(1) , Annick Derrien (1) ,
Patrick Monfort (2) , Aliette Convenant ( 3) , Julia Penot (3) , Patrick Fach (4) ,
Françoise Dilasser
(4) , Sylvie Pérelle
(4) JJoël Grout (4,) , Michel Federighi (5) ,
Florence Jugiau
(5) , Florence Rama (5)
(1) Ifremer/Del, BP 70, 29280 Plouzané
(2) Ifremer/Del, 13 rue de Kérose, Le Roudouic, 29900 Concarneau
(3) Ifremer/Del, BP 46, 35402 Saint-Malo Cedex
(4) Cneva, 43 rue de Dantzlg, 75015 Paris
(5) École nationale vétérmaire de Nantes, CP 40706, 44307 Nantes Cedex 03
Généralités
Les techniques de production agricole ont évolué ces dernières décennies vers une augmentation de la taille des exploitations et leur concentration géographique. Cette intensification de la production animale
concentre les rejets sur des zones géographiques limitées. De nombreux
genres et espèces bactériens sont excrétés par les animaux d’élevage et
se retrouvent dans les fumiers et lisiers. Parmi ces bactéries, certaines
provoquent des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles sont pathogènes tant
pour l’homme que pour les animaux. Elles sont rejetées lors d’épisodes
pathologiques mais aussi en l’absence de tout symptôme clinique : des
animaux porteurs sains excrètent à bas bruit ces bactéries. Différentes
études ont ainsi évalué la fréquence du portage sain de Salmonella à
7 % du cheptel chez les bovins (Morisse et al., 1992), à 23 % et 10 %
chez les porcs (Jones et al., 1976 ; Käsborher et al., 1 997). Les concentrations en Salmonella, Listeria monocytogenes, Yersinia enterocolitica sont
d'environ 10
5 à 10
6 par gramme de fèces chez ces porteurs sains, soit
du même ordre de grandeur que les concentrations en coliformes fécaux.
À l’heure actuelle, l’épandage reste le principal moyen d'épuration et
de valorisation des rejets d’élevage. La survie des bactéries dans les
lisiers a été montrée lorsque le stockage se fait sans brassage et à basse
température (Larsen & Munch, 1980). Les technologies d’épuration
des déjections animales sont encore peu développées mais devraient se
généraliser dans un avenir proche, compte tenu des excédents enregistrés
et des problèmes environnementaux que cela pose (circulaire Le PensecVoynet, 1996). Les sources de contamination de l’environnement sont
les sièges d’exploitation agricole, les animaux en pâture, les épandages.
Le transfert physique des bactéries (lié au ruissellement) dépendra des
conditions climatiques, pédologiques et géographiques. Par ailleurs, leur
survie sera fonction de leur capacité physiologique d’adaptation à des
environnements divers. Les conditions hivernales apparaissent les plus
à risque, compte tenu du ruissellement induit par les pluies sur des sols
nus et du faible ensoleillement favorisant la survie bactérienne.
169
Flux bactériens et qualité sanitaire
des coquillages en baie de la Fresnaye
Élisabeth Dupray
(l) , Marie-Paule Caprais
(1) , Annick Derrien (1) ,
Patrick Monfort (2) , Aliette Convenant ( 3) , Julia Penot (3) , Patrick Fach (4) ,
Françoise Dilasser
(4) , Sylvie Pérelle
(4) JJoël Grout (4,) , Michel Federighi (5) ,
Florence Jugiau
(5) , Florence Rama (5)
(1) Ifremer/Del, BP 70, 29280 Plouzané
(2) Ifremer/Del, 13 rue de Kérose, Le Roudouic, 29900 Concarneau
(3) Ifremer/Del, BP 46, 35402 Saint-Malo Cedex
(4) Cneva, 43 rue de Dantzlg, 75015 Paris
(5) École nationale vétérmaire de Nantes, CP 40706, 44307 Nantes Cedex 03
Généralités
Les techniques de production agricole ont évolué ces dernières décennies vers une augmentation de la taille des exploitations et leur concentration géographique. Cette intensification de la production animale
concentre les rejets sur des zones géographiques limitées. De nombreux
genres et espèces bactériens sont excrétés par les animaux d’élevage et
se retrouvent dans les fumiers et lisiers. Parmi ces bactéries, certaines
provoquent des zoonoses, c’est-à-dire qu’elles sont pathogènes tant
pour l’homme que pour les animaux. Elles sont rejetées lors d’épisodes
pathologiques mais aussi en l’absence de tout symptôme clinique : des
animaux porteurs sains excrètent à bas bruit ces bactéries. Différentes
études ont ainsi évalué la fréquence du portage sain de Salmonella à
7 % du cheptel chez les bovins (Morisse et al., 1992), à 23 % et 10 %
chez les porcs (Jones et al., 1976 ; Käsborher et al., 1 997). Les concentrations en Salmonella, Listeria monocytogenes, Yersinia enterocolitica sont
d'environ 10
5 à 10
6 par gramme de fèces chez ces porteurs sains, soit
du même ordre de grandeur que les concentrations en coliformes fécaux.
À l’heure actuelle, l’épandage reste le principal moyen d'épuration et
de valorisation des rejets d’élevage. La survie des bactéries dans les
lisiers a été montrée lorsque le stockage se fait sans brassage et à basse
température (Larsen & Munch, 1980). Les technologies d’épuration
des déjections animales sont encore peu développées mais devraient se
généraliser dans un avenir proche, compte tenu des excédents enregistrés
et des problèmes environnementaux que cela pose (circulaire Le PensecVoynet, 1996). Les sources de contamination de l’environnement sont
les sièges d’exploitation agricole, les animaux en pâture, les épandages.
Le transfert physique des bactéries (lié au ruissellement) dépendra des
conditions climatiques, pédologiques et géographiques. Par ailleurs, leur
survie sera fonction de leur capacité physiologique d’adaptation à des
environnements divers. Les conditions hivernales apparaissent les plus
à risque, compte tenu du ruissellement induit par les pluies sur des sols
nus et du faible ensoleillement favorisant la survie bactérienne.
169
