Bassins versants
Les fluctuations qui apparaissent autour de la tendance générale à l’augmentation s’expliquent principalement par les pluviosités différentes
selon les années.
D’une manière générale, les concentrations moyennes ont augmenté
durant les dernières décennies sur tous les bassins de Bretagne.
Dans le Coët-Dan, l’accroissement annuel des teneurs a été de près de
3 mg/l en moyenne sur vingt ans. Des irrégularités perturbent toutefois cette croissance. Les corrélations avec divers facteurs montrent l’effet primordial des variations de la pluviosité (Cann, 1992 ; Trouslard,
1993). On a observé une baisse temporaire des concentrations en 1988
et 1994 mais le flux global d’azote transporté a été très supérieur à celui
des années précédentes. Cette diminution des concentrations ne résulte
donc que de l’effet de dilution dû à l’importance des débits ces annéeslà. Les concentrations étaient relativement faibles également en 1989
et 1992, années sèches. Dans ces derniers cas, l’insuffisance des pluies
a réduit le lessivage de l’azote dans le sol. Cela s’est manifesté ensuite
par un accroissement considérable des concentrations les années suivantes
lorsque le lessivage a repris sous l'effet d’une pluviosité moyenne.
Le flux annuel d’azote transporté par le ruisseau est directement relié
à la pluie de l’année considérée ou à l’écoulement qu’elle génère (fig. 8).
Figure 8
Flux de nitrate à l’exutoire
du Coët-Dan en fonction
de l’écoulement (par année
hydrologique).
Conclusion
Des recherches menées dans ce programme, il est possible de dégager
les résultats suivants :
• L’activité agricole a une importance primordiale comme source de nutriments alimentant l’eutrophisation ;
• L’azote et le phosphore migrent ainsi vers l’eau par des voies radicalement différentes qui font varier leurs concentrations de manières totalement opposées. L’azote, essentiellement sous forme nitrique, migre
par lessivage et écoulement souterrain avec des transferts qui se manifestent en quelques mois en Bretagne où les nappes sont peu puissantes,
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Les fluctuations qui apparaissent autour de la tendance générale à l’augmentation s’expliquent principalement par les pluviosités différentes
selon les années.
D’une manière générale, les concentrations moyennes ont augmenté
durant les dernières décennies sur tous les bassins de Bretagne.
Dans le Coët-Dan, l’accroissement annuel des teneurs a été de près de
3 mg/l en moyenne sur vingt ans. Des irrégularités perturbent toutefois cette croissance. Les corrélations avec divers facteurs montrent l’effet primordial des variations de la pluviosité (Cann, 1992 ; Trouslard,
1993). On a observé une baisse temporaire des concentrations en 1988
et 1994 mais le flux global d’azote transporté a été très supérieur à celui
des années précédentes. Cette diminution des concentrations ne résulte
donc que de l’effet de dilution dû à l’importance des débits ces annéeslà. Les concentrations étaient relativement faibles également en 1989
et 1992, années sèches. Dans ces derniers cas, l’insuffisance des pluies
a réduit le lessivage de l’azote dans le sol. Cela s’est manifesté ensuite
par un accroissement considérable des concentrations les années suivantes
lorsque le lessivage a repris sous l'effet d’une pluviosité moyenne.
Le flux annuel d’azote transporté par le ruisseau est directement relié
à la pluie de l’année considérée ou à l’écoulement qu’elle génère (fig. 8).
Figure 8
Flux de nitrate à l’exutoire
du Coët-Dan en fonction
de l’écoulement (par année
hydrologique).
Conclusion
Des recherches menées dans ce programme, il est possible de dégager
les résultats suivants :
• L’activité agricole a une importance primordiale comme source de nutriments alimentant l’eutrophisation ;
• L’azote et le phosphore migrent ainsi vers l’eau par des voies radicalement différentes qui font varier leurs concentrations de manières totalement opposées. L’azote, essentiellement sous forme nitrique, migre
par lessivage et écoulement souterrain avec des transferts qui se manifestent en quelques mois en Bretagne où les nappes sont peu puissantes,
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