Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
L’aliment du bétail importé, principale entrée d’azote sur le bassin, augmente logiquement avec l’accroissement du cheptel. Les agriculteurs
ont réduit la iertilisation minérale mais cette réduction est très inférieure à l’augmentation d’entrée d’azote par les aliments du bétail importés. L’excédent d’azote dans l’activité agricole s’est donc accru comme dans
la région globalement puis s’est stabilisé au cours des dernières années.
Évolution de l'azote dans les sols
Les sols agricoles contiennent beaucoup d’azote, surtout sous forme
organique fortement liée au complexe argilo-humique et peu mobile.
Les formes minérales, ammoniacales et nitriques surtout sont, par
contre, très mobiles. L’azote apporté en fertilisation annuelle ne représente qu’une petite quantité par rapport à la réserve du sol. Les réactions de minéralisation et de réorganisation font varier constamment
la réserve d’azote minéral susceptible d’être lessivée. De plus, des quantités importantes d’azote fuient sous forme gazeuse par volatilisation
ammoniacale ou dénitrification. La surfertilisation n’a donc que peu
d’effet proportionnel sur la réserve globale d’azote et son effet sur la
réserve d’azote minéral dépend de la durée d’équilibre entre ses apports
et la réserve antérieure.
Variations des concentrations en azote dans l'eau
Le flux d’azote clans les ruisseaux est constitué à plus de 95 % de nitrate.
Les formes ammoniacales et organiques restent marginales. Les pertes
directes à partir des sièges d’exploitation ne constituent donc pas un
enjeu important.
Les flux d’azote mesurés à l’exutoire dans le ruisseau clu Coët-Dan
(Cann, 1 990, 1993 ; Cann & Villebonnet, 1994) ne représentent qu’une
proportion très faible de l’excédent agricole de cet élément. La plus
grande part enrichit donc la réserve du sol ou s'échappe sous forme
gazeuse. Il s’agit de volatilisation ammoniacale (Moal, 1995) et de
dénitrification superficielle (Juan Torres, 1994) ou en profondeur (Pauwels ct al., 1995 ).
• Variations au cours des crues
Dans tous les bassins, les concentrations en nitrate diminuent au début
des crues puis remontent pour retrouver un niveau sensiblement équivalent à celui d’avant la crue (fig. 5). Il est important, lorsque l'on
échantillonne pour diagnostiquer la qualité des eaux d’un ruisseau, de
tenir compte des conditions de débit.
Les concentrations en azote organique et ammoniacal évoluent à l’inverse
des concentrations en nitrate. Elles sont toujours très faibles en dehors
des périodes de crue, généralement moins de 0,1 mg/l. Ces concentrations augmentent au début des crues puis elles diminuent pour retrouver leur valeur initiale. L’augmentation de ces concentrations ne compense toutefois pas la diminution des concentrations en azote mtrique
et la concentration en azote global diminue donc au cours de la crue.
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L’aliment du bétail importé, principale entrée d’azote sur le bassin, augmente logiquement avec l’accroissement du cheptel. Les agriculteurs
ont réduit la iertilisation minérale mais cette réduction est très inférieure à l’augmentation d’entrée d’azote par les aliments du bétail importés. L’excédent d’azote dans l’activité agricole s’est donc accru comme dans
la région globalement puis s’est stabilisé au cours des dernières années.
Évolution de l'azote dans les sols
Les sols agricoles contiennent beaucoup d’azote, surtout sous forme
organique fortement liée au complexe argilo-humique et peu mobile.
Les formes minérales, ammoniacales et nitriques surtout sont, par
contre, très mobiles. L’azote apporté en fertilisation annuelle ne représente qu’une petite quantité par rapport à la réserve du sol. Les réactions de minéralisation et de réorganisation font varier constamment
la réserve d’azote minéral susceptible d’être lessivée. De plus, des quantités importantes d’azote fuient sous forme gazeuse par volatilisation
ammoniacale ou dénitrification. La surfertilisation n’a donc que peu
d’effet proportionnel sur la réserve globale d’azote et son effet sur la
réserve d’azote minéral dépend de la durée d’équilibre entre ses apports
et la réserve antérieure.
Variations des concentrations en azote dans l'eau
Le flux d’azote clans les ruisseaux est constitué à plus de 95 % de nitrate.
Les formes ammoniacales et organiques restent marginales. Les pertes
directes à partir des sièges d’exploitation ne constituent donc pas un
enjeu important.
Les flux d’azote mesurés à l’exutoire dans le ruisseau clu Coët-Dan
(Cann, 1 990, 1993 ; Cann & Villebonnet, 1994) ne représentent qu’une
proportion très faible de l’excédent agricole de cet élément. La plus
grande part enrichit donc la réserve du sol ou s'échappe sous forme
gazeuse. Il s’agit de volatilisation ammoniacale (Moal, 1995) et de
dénitrification superficielle (Juan Torres, 1994) ou en profondeur (Pauwels ct al., 1995 ).
• Variations au cours des crues
Dans tous les bassins, les concentrations en nitrate diminuent au début
des crues puis remontent pour retrouver un niveau sensiblement équivalent à celui d’avant la crue (fig. 5). Il est important, lorsque l'on
échantillonne pour diagnostiquer la qualité des eaux d’un ruisseau, de
tenir compte des conditions de débit.
Les concentrations en azote organique et ammoniacal évoluent à l’inverse
des concentrations en nitrate. Elles sont toujours très faibles en dehors
des périodes de crue, généralement moins de 0,1 mg/l. Ces concentrations augmentent au début des crues puis elles diminuent pour retrouver leur valeur initiale. L’augmentation de ces concentrations ne compense toutefois pas la diminution des concentrations en azote mtrique
et la concentration en azote global diminue donc au cours de la crue.
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