Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
La modélisation des courants de la côte nord de Bretagne avait été précédemment réalisée à l’occasion du programme « Cartographie des
zones sensibles à l’eutrophisation : cas des côtes bretonnes » financé par
la CEE, la Région Bretagne et l’Ifremer. Le complément de la côte sud
a été effectué dans le cadre du présent programme. Le modèle hydrodynamique couvre maintenant l'ensemble de la côte bretonne et permet la réalisation de modèles locaux plus précis, éventuellement requis
sur des sites particuliers.
Typologie des bassins versants
Les mesures de débit et de concentration de polluants en eau douce
concernent essentiellement la ressource en eau à potabiliser et ne se
situent pas au débouché des cours d’eau en mer. Cette lacune dans
notre problématique devrait être comblée par une modélisation des
réponses des cours d’eau aux intrants et aux précipitations qui intègre les
caractéristiques permanentes des bassins versants, telles que la pente, la
nature géologique du sous-sol, la densité de drainage, etc. La première
étape consiste à classer les bassins versants selon leur réponse en débit
aux précipitations. Un bassin schisteux présente une réponse rapide et
la faiblesse de ses réserves lui confère des débits d’étiage faibles au
contraire d’un bassin granitique généralement plus fissuré et perméable.
Ce type de démarche a été entrepris et affiné sur plusieurs dizaines de
bassins versants du Finistère, avant qu’il ne soit élargi à l’ensemble de
la Bretagne. A terme, les résultats devraient permettre de connaître les
bassins versants dont la restauration de la qualité nitrique de l’eau serait
a priori plus sensible que d’autres à la diminution des apports.
Il reste que la connaissance des apports d’azote minéral aux champs à
l'echelle d’un bassin versant est difficile à appréhender, les statistiques
d’engrais restant globalisées au niveau du département.
Conclusion
Le programme de recherche « Bassins versants et transmission des pollutions au littoral » a été conduit dans le contexte spécifique de la
région Bretagne décrit en introduction.
Parallèlement et dans le même temps, se mettaient en place des programmes de reconquête de la qualité des eaux : BEP2, PMPOA... S’il
a pu enrichir certaines des réflexions conduites et des actions mises en
œuvre dans ce cadre, il ne peut répondre à l’ensemble des questions posées.
Des questions demeurent dans le champ de ce programme et d’autres
compléments de recherche seront nécessaires, sur les thèmes abordés et
sur d’autres encore.
Pour autant, ces besoins de connaissance ne doivent pas freiner l’action.
12
La modélisation des courants de la côte nord de Bretagne avait été précédemment réalisée à l’occasion du programme « Cartographie des
zones sensibles à l’eutrophisation : cas des côtes bretonnes » financé par
la CEE, la Région Bretagne et l’Ifremer. Le complément de la côte sud
a été effectué dans le cadre du présent programme. Le modèle hydrodynamique couvre maintenant l'ensemble de la côte bretonne et permet la réalisation de modèles locaux plus précis, éventuellement requis
sur des sites particuliers.
Typologie des bassins versants
Les mesures de débit et de concentration de polluants en eau douce
concernent essentiellement la ressource en eau à potabiliser et ne se
situent pas au débouché des cours d’eau en mer. Cette lacune dans
notre problématique devrait être comblée par une modélisation des
réponses des cours d’eau aux intrants et aux précipitations qui intègre les
caractéristiques permanentes des bassins versants, telles que la pente, la
nature géologique du sous-sol, la densité de drainage, etc. La première
étape consiste à classer les bassins versants selon leur réponse en débit
aux précipitations. Un bassin schisteux présente une réponse rapide et
la faiblesse de ses réserves lui confère des débits d’étiage faibles au
contraire d’un bassin granitique généralement plus fissuré et perméable.
Ce type de démarche a été entrepris et affiné sur plusieurs dizaines de
bassins versants du Finistère, avant qu’il ne soit élargi à l’ensemble de
la Bretagne. A terme, les résultats devraient permettre de connaître les
bassins versants dont la restauration de la qualité nitrique de l’eau serait
a priori plus sensible que d’autres à la diminution des apports.
Il reste que la connaissance des apports d’azote minéral aux champs à
l'echelle d’un bassin versant est difficile à appréhender, les statistiques
d’engrais restant globalisées au niveau du département.
Conclusion
Le programme de recherche « Bassins versants et transmission des pollutions au littoral » a été conduit dans le contexte spécifique de la
région Bretagne décrit en introduction.
Parallèlement et dans le même temps, se mettaient en place des programmes de reconquête de la qualité des eaux : BEP2, PMPOA... S’il
a pu enrichir certaines des réflexions conduites et des actions mises en
œuvre dans ce cadre, il ne peut répondre à l’ensemble des questions posées.
Des questions demeurent dans le champ de ce programme et d’autres
compléments de recherche seront nécessaires, sur les thèmes abordés et
sur d’autres encore.
Pour autant, ces besoins de connaissance ne doivent pas freiner l’action.
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