Bassins versants
Pour lutter contre la pollution des eaux par les résidus de l’activité agricole, il importe tout d’abord de bien les connaître, les quantifier, observer leurs variations, étudier l’influence cles divers facteurs sur les transferts de chaque élément, comprendre les mécanismes qui les régissent.
Les divers polluants migrent des sols et des exploitations vers l’eau
selon des voies différentes selon leurs propriétés physico-chimiques,
selon la façon dont ils sont utilisés et selon les conditions du milieu telles
que la pluviosité, la température, l’humidité du sol. Il en résulte des
variations importantes clans les concentrations de ces polluants dans l’eau
du ruisseau. L’azote et le phosphore ont ainsi des comportements totalement opposés.
Étude du transfert du phosphore
Importance du phosphore d'origine agricole
Le phosphore contenu dans les lessives a souvent été considéré comme
le principal responsable cle l'excès cle phosphore clans l’eau qui permet
la prolifération des végétaux aquatiques. Cela masque souvent les origines très diverses du phosphore et donc le partage des responsabilités
dans cet apport. Les rejets domestiques en constituent souvent la part
principale mais, en Bretagne, l’intensité particulière de l’activité agricole et son orientation vers la production animale favorisent des rejets
plus abondants. Ces rejets varient énormément selon les années, en
fonction de la pluviosité surtout. Dans cette région, ils deviennent
même prépondérants dans les années très pluvieuses.
Ces proportions évoluent assez rapidement. Achat de lessives sans phosphate par une partie de la population, diminution de la teneur en phosphate dans les autres lessives, recyclage des eaux dans les blanchisseries, apparition de la déphosphatation dans les stations d’épuration,
modification de techniques de production pour réduire leurs rejets de
phosphore de quelques industries font diminuer les rejets.
Les techniques d’épuration sont adaptées à des rejets ponctuels et font
diminuer ces rejets. Les rejets agricoles, essentiellement diffus, ne peuvent guère en bénéficier et leur proportion dans la totalité des apports
croît donc au fur et à mesure que les autres rejets diminuent.
Évolution de l'usage agricole du phosphore
La consommation d’engrais minéraux phosphatés a diminué en France
de 35 kg/ha de phosphore en moyenne en 1980 à 18 kg/ha en 1992.
Elle est stable depuis 1992.
C’est en Bretagne qu’elle a baissé le plus : de 35 kg/ha de phosphore en
1980 à 15 kg/ha en 1992 et 14 kg/ha en 1997. La baisse de consommation est forte dans les autres régions d elevage alors qu’elle est moindre
dans le sud de la France. En Bretagne, l’accroissement d’importations
d’aliments du bétail a fait augmenter l’entrée de phosphore dans la
région plus vite que la diminution de fertilisation minérale ne l’a fait
décroître. La même tendance s’observe aux Pays-Bas, au Danemark, en
Italie du Nord et dans les pays ou régions de forte densité d’élevage.
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Pour lutter contre la pollution des eaux par les résidus de l’activité agricole, il importe tout d’abord de bien les connaître, les quantifier, observer leurs variations, étudier l’influence cles divers facteurs sur les transferts de chaque élément, comprendre les mécanismes qui les régissent.
Les divers polluants migrent des sols et des exploitations vers l’eau
selon des voies différentes selon leurs propriétés physico-chimiques,
selon la façon dont ils sont utilisés et selon les conditions du milieu telles
que la pluviosité, la température, l’humidité du sol. Il en résulte des
variations importantes clans les concentrations de ces polluants dans l’eau
du ruisseau. L’azote et le phosphore ont ainsi des comportements totalement opposés.
Étude du transfert du phosphore
Importance du phosphore d'origine agricole
Le phosphore contenu dans les lessives a souvent été considéré comme
le principal responsable cle l'excès cle phosphore clans l’eau qui permet
la prolifération des végétaux aquatiques. Cela masque souvent les origines très diverses du phosphore et donc le partage des responsabilités
dans cet apport. Les rejets domestiques en constituent souvent la part
principale mais, en Bretagne, l’intensité particulière de l’activité agricole et son orientation vers la production animale favorisent des rejets
plus abondants. Ces rejets varient énormément selon les années, en
fonction de la pluviosité surtout. Dans cette région, ils deviennent
même prépondérants dans les années très pluvieuses.
Ces proportions évoluent assez rapidement. Achat de lessives sans phosphate par une partie de la population, diminution de la teneur en phosphate dans les autres lessives, recyclage des eaux dans les blanchisseries, apparition de la déphosphatation dans les stations d’épuration,
modification de techniques de production pour réduire leurs rejets de
phosphore de quelques industries font diminuer les rejets.
Les techniques d’épuration sont adaptées à des rejets ponctuels et font
diminuer ces rejets. Les rejets agricoles, essentiellement diffus, ne peuvent guère en bénéficier et leur proportion dans la totalité des apports
croît donc au fur et à mesure que les autres rejets diminuent.
Évolution de l'usage agricole du phosphore
La consommation d’engrais minéraux phosphatés a diminué en France
de 35 kg/ha de phosphore en moyenne en 1980 à 18 kg/ha en 1992.
Elle est stable depuis 1992.
C’est en Bretagne qu’elle a baissé le plus : de 35 kg/ha de phosphore en
1980 à 15 kg/ha en 1992 et 14 kg/ha en 1997. La baisse de consommation est forte dans les autres régions d elevage alors qu’elle est moindre
dans le sud de la France. En Bretagne, l’accroissement d’importations
d’aliments du bétail a fait augmenter l’entrée de phosphore dans la
région plus vite que la diminution de fertilisation minérale ne l’a fait
décroître. La même tendance s’observe aux Pays-Bas, au Danemark, en
Italie du Nord et dans les pays ou régions de forte densité d’élevage.
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