Bassins versants
Transfert et flux de nutriments -
Importance des transports de surface
et de faible profondeur
Charles Cann (l) , Paul Bordenave (2) , Patricia Saint-Cast (2) ,
Jean-Claude Benoist (2)
(1) Engref, complexe universitaire des Cézeaux, 24 avenue des Landais,
BP 90054, 63171 Aubière
(2) Cemagref, 17 avenue de Cucillé, 35044 Rennes Cedex
Introduction
Problématique
Le développement excessif d’algues qui s'observe sur le littoral ou au
large nuit considérablement à la Bretagne, Ces algues consomment des
nutriments pour croître et se reproduire, notamment de l’azote et du
phosphore. Il faut donc une grande abondance de ces nutriments pour
qu’elles prolifèrent ainsi. Le milieu marin en contient habituellement
peu; ce sont essentiellement les rejets du milieu continental vers la
mer qui approvisionnent le développement des algues. Si parfois les nutriments arrivent par voie aérienne (rapport mer du Nord), en Manche et
dans l’océan Atlantique, ces apports sont mineurs. Ce sont surtout les
cours d’eau côtiers qui déversent en mer les nutriments qui alimentent
l’eutrophisation.
Méthode et sites de recherche
C’est pourquoi il a été décidé d’étudier le transfert des nutriments vers
les cours d’eau. L’unité géographique d’étude devient alors logiquement le bassin versant. Pour pouvoir connaître assez précisément l’ensemble des activités susceptibles d’apporter des nutriments et des facteurs qui peuvent influer sur leur transfert, il faut limiter l’aire de ce
bassin versant.
Le bassin versant du Coët-Dan constitue depuis longtemps un site privilégié pour mener de telles recherches. L’agriculture très intensive
exerce en effet une pression polluante forte sur les eaux de ce bassin (Cann
& Villebonnet, 1 993). L’agriculture s’est en effet développée sur ce bassin à une vitesse encore supérieure à celle de la moyenne bretonne. Son
impact y est donc accentué et peut y être observé plus facilement.
L’ancienneté exceptionnelle des chroniques d’observation météorologique
et hydrologique permet de situer les mesures dans le contexte général
ou par rapport à une situation comparable de manière statistique. C’est
indispensable pour ce type de recherche où l’on ne maîtrise pas certains
facteurs d’expérimentation comme les conditions météorologiques.
Le Cemagref a équipé et étudie ce bassin versant du Coët-Dan depuis
125
Transfert et flux de nutriments -
Importance des transports de surface
et de faible profondeur
Charles Cann (l) , Paul Bordenave (2) , Patricia Saint-Cast (2) ,
Jean-Claude Benoist (2)
(1) Engref, complexe universitaire des Cézeaux, 24 avenue des Landais,
BP 90054, 63171 Aubière
(2) Cemagref, 17 avenue de Cucillé, 35044 Rennes Cedex
Introduction
Problématique
Le développement excessif d’algues qui s'observe sur le littoral ou au
large nuit considérablement à la Bretagne, Ces algues consomment des
nutriments pour croître et se reproduire, notamment de l’azote et du
phosphore. Il faut donc une grande abondance de ces nutriments pour
qu’elles prolifèrent ainsi. Le milieu marin en contient habituellement
peu; ce sont essentiellement les rejets du milieu continental vers la
mer qui approvisionnent le développement des algues. Si parfois les nutriments arrivent par voie aérienne (rapport mer du Nord), en Manche et
dans l’océan Atlantique, ces apports sont mineurs. Ce sont surtout les
cours d’eau côtiers qui déversent en mer les nutriments qui alimentent
l’eutrophisation.
Méthode et sites de recherche
C’est pourquoi il a été décidé d’étudier le transfert des nutriments vers
les cours d’eau. L’unité géographique d’étude devient alors logiquement le bassin versant. Pour pouvoir connaître assez précisément l’ensemble des activités susceptibles d’apporter des nutriments et des facteurs qui peuvent influer sur leur transfert, il faut limiter l’aire de ce
bassin versant.
Le bassin versant du Coët-Dan constitue depuis longtemps un site privilégié pour mener de telles recherches. L’agriculture très intensive
exerce en effet une pression polluante forte sur les eaux de ce bassin (Cann
& Villebonnet, 1 993). L’agriculture s’est en effet développée sur ce bassin à une vitesse encore supérieure à celle de la moyenne bretonne. Son
impact y est donc accentué et peut y être observé plus facilement.
L’ancienneté exceptionnelle des chroniques d’observation météorologique
et hydrologique permet de situer les mesures dans le contexte général
ou par rapport à une situation comparable de manière statistique. C’est
indispensable pour ce type de recherche où l’on ne maîtrise pas certains
facteurs d’expérimentation comme les conditions météorologiques.
Le Cemagref a équipé et étudie ce bassin versant du Coët-Dan depuis
125
