Bassins versants
toplancton toxique (Réphy) qui est le plus fréquemment atteint en
Bretagne (chaque année depuis 1984, année de création).
De plus et surtout, les plages du pourtour de la baie entre Douarnenez
et la pointe de l’Aber-en-Crozon sont le siège de marées vertes importantes et récurrentes. Les biomasses instantanées estimées entre 1995 et
1998 se situent entre 1 20 et 3 390 t (fig. 5). Les ramassages cumulés par
année concernent un cubage allant de quelques centaines à 14000 m3
(fig. 6). Cette grande variabilité interannuelle a pu être également
observée à très court terme, d’une basse mer à la suivante : une plage
couverte d’ulves peut devenir totalement dégagée douze heures après
et inversement, sans qu’il y ait un vent fort ou une agitation importante de la mer. Cette instabilité n’avait pas été rencontrée dans les
baies de Saint-Brieuc et de Lannion étudiées précédemment (Ménesguen & Piriou, 1995 ; Dion et al., 1996). La raison en est le caractère
peu découpé et presque linéaire de la bordure est de la baie de Douarnenez à basse mer, qui piège peu les proliférations d’algues. De plus,
les importantes biomasses d’ulves observées plus au large en 1998 entre
2 et 18 m de profondeur laissent envisager la possibilité d echanges avec
ce stock offshore.
Figure 5
Biomasses d’ulves
observées ponctuellement
en baie de Douarnenez
(en milliers de tonnes).
Figure 6
Cubages d’ulves ramassées
cumulés sur l’été
(en milliers de m 3 ).
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