Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
L’amplitude de la marée est de 5,80 m par coefficient de 95 et de 2,90 m
par coefficient de 45. Les courants maximaux instantanés y sont de
moins de 10 cm.s -1 dans le tiers est de la baie et de 30 cm.s -1 dans le
tiers ouest (Obaton, 1996). Ils sont dirigés vers l’est au flot et vers
l’ouest au jusant. Dans la partie nord, cependant, ils sont respectivement orientés nord-est et sud-ouest. Le courant résiduel est très faible
puisque le temps de résidence de l’eau à l’intérieur d’un carré de 500 m
de côté est supérieur à cinq jours. L’indice de stratification thermique
de la colonne d’eau obtenu par calcul est élevé. L’examen des clichés infrarouges satellitaires indique d’ailleurs que les eaux de la baie se réchauffent précocement au printemps, particulièrement dans la moitié nord
(Jégou, 1993). Les températures de surface évoluent généralement entre
9 °C et 18 °C. Dans les premières vagues, cependant, l’amplitude de
variation est certainement plus importante.
Le bassin versant total, d’une superficie de 298 km2 (Anonyme, 1995),
délivre ses apports d’eau douce par l’intermédiaire de neuf cours d’eau
de faible importance, tous situés sur le bord est de la baie. Leur débit
spécifique de crue décennale est compris entre 100 et 150 l. s _ 1 .km - 2 et
celui d’étiage quinquennal entre 0,15 et 2,5 l. s -1 .km - 2 . Le débit moyen
de l’ensemble est d’environ 4 m3.s -1 par extrapolation à partir du Névet
débouchant ]srès de Douarnenez (Marchal, 1995). Les salinités observées
dans la baie sont généralement comprises entre 34 et 35 %c.
Le bassin versant est principalement occupé par une agriculture intensive. Les flux totaux d’azote apportés par les cours d’eau de mi-avril à
mi-juillet 1997 (épisode très sec) ont décru durant cette période de
1 155 à 170 kg N-NO3.j - 1 . En 1998 et pour la même période, cette fois
très pluvieuse, ils sont passés de 4420 à 456 kg N-NO3.j - 1 . Les effluents
des villes de Douarnenez ( 17 000 hab.) et de Morgat (2 500 hab.) représentent un flux à peu près constant de 273 kg d’azote total par jour.
En saison touristique, ce flux est évidemment plus élevé. Enfin, il est
probable qu’épisodiquement des bouffées d’eaux légèrement enrichies
en nutriments, provenant de la Loire et du Blavet ou clu sud de la mer
d’Irlande, pénètrent dans la baie (Lazure, comm. pers.).
Les fonds marins sont généralement meubles composés de sables fins
(100 à 200 µm) auxquels s’ajoutent des particules fines (<63 µm) en
proportion croissante avec la profondeur. Une description détaillée de
cet aspect est donnée par plusieurs auteurs (Chassé & Glémarec, 1976 ;
Augris L't dl., 1 988 ; Bourgoin d al., 1 991 ).
La macrofaune benthique est dominée par des mollusques bivalves et
des échinodermes, ophiures, oursins et étoiles de mer (pour une description détaillée des peuplements, voir Chassé, 1972 et Guillou, 1980).
La faible circulation résiduelle existant dans la baie favorise fortement
les phénomènes d’eutrophisation. Des floraisons intenses de phytoplancton ont eu lieu à plusieurs reprises, dont certaines furent à l’origine de mortalités importantes de salmonidés en élevage près de Douarnenez en 1987 et 1995. C’est le site du réseau de surveillance de phy118
L’amplitude de la marée est de 5,80 m par coefficient de 95 et de 2,90 m
par coefficient de 45. Les courants maximaux instantanés y sont de
moins de 10 cm.s -1 dans le tiers est de la baie et de 30 cm.s -1 dans le
tiers ouest (Obaton, 1996). Ils sont dirigés vers l’est au flot et vers
l’ouest au jusant. Dans la partie nord, cependant, ils sont respectivement orientés nord-est et sud-ouest. Le courant résiduel est très faible
puisque le temps de résidence de l’eau à l’intérieur d’un carré de 500 m
de côté est supérieur à cinq jours. L’indice de stratification thermique
de la colonne d’eau obtenu par calcul est élevé. L’examen des clichés infrarouges satellitaires indique d’ailleurs que les eaux de la baie se réchauffent précocement au printemps, particulièrement dans la moitié nord
(Jégou, 1993). Les températures de surface évoluent généralement entre
9 °C et 18 °C. Dans les premières vagues, cependant, l’amplitude de
variation est certainement plus importante.
Le bassin versant total, d’une superficie de 298 km2 (Anonyme, 1995),
délivre ses apports d’eau douce par l’intermédiaire de neuf cours d’eau
de faible importance, tous situés sur le bord est de la baie. Leur débit
spécifique de crue décennale est compris entre 100 et 150 l. s _ 1 .km - 2 et
celui d’étiage quinquennal entre 0,15 et 2,5 l. s -1 .km - 2 . Le débit moyen
de l’ensemble est d’environ 4 m3.s -1 par extrapolation à partir du Névet
débouchant ]srès de Douarnenez (Marchal, 1995). Les salinités observées
dans la baie sont généralement comprises entre 34 et 35 %c.
Le bassin versant est principalement occupé par une agriculture intensive. Les flux totaux d’azote apportés par les cours d’eau de mi-avril à
mi-juillet 1997 (épisode très sec) ont décru durant cette période de
1 155 à 170 kg N-NO3.j - 1 . En 1998 et pour la même période, cette fois
très pluvieuse, ils sont passés de 4420 à 456 kg N-NO3.j - 1 . Les effluents
des villes de Douarnenez ( 17 000 hab.) et de Morgat (2 500 hab.) représentent un flux à peu près constant de 273 kg d’azote total par jour.
En saison touristique, ce flux est évidemment plus élevé. Enfin, il est
probable qu’épisodiquement des bouffées d’eaux légèrement enrichies
en nutriments, provenant de la Loire et du Blavet ou clu sud de la mer
d’Irlande, pénètrent dans la baie (Lazure, comm. pers.).
Les fonds marins sont généralement meubles composés de sables fins
(100 à 200 µm) auxquels s’ajoutent des particules fines (<63 µm) en
proportion croissante avec la profondeur. Une description détaillée de
cet aspect est donnée par plusieurs auteurs (Chassé & Glémarec, 1976 ;
Augris L't dl., 1 988 ; Bourgoin d al., 1 991 ).
La macrofaune benthique est dominée par des mollusques bivalves et
des échinodermes, ophiures, oursins et étoiles de mer (pour une description détaillée des peuplements, voir Chassé, 1972 et Guillou, 1980).
La faible circulation résiduelle existant dans la baie favorise fortement
les phénomènes d’eutrophisation. Des floraisons intenses de phytoplancton ont eu lieu à plusieurs reprises, dont certaines furent à l’origine de mortalités importantes de salmonidés en élevage près de Douarnenez en 1987 et 1995. C’est le site du réseau de surveillance de phy118
