Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
lagrangienne peut être importante et donc le temps de résidence petit
alors que les colonnes d’eau tournent sur elles-mêmes sans être renouvelées. La masse d'eau est piégée par le tourbillon. Outre le temps de
résidence, on devra alors observer les vecteurs des vitesses résiduelles.
Ces temps de résidence (fig. 9, p. 345) confirment logiquement les résultats obtenus avec les vitesses résiduelles. En Manche, ils sont courts
en dehors des fonds de baies telles celles de Lannion et de Morlaix où
on trouve des temps de résidence supérieurs à deux jours. Pour le Sud
Bretagne, de nombreuses zones, aussi bien le long de la côte que plus
au large, ont un temps de résidence sur 500 m supérieur à cette valeur,
et même supérieur à cinq jours. En ces lieux tels que les baies de Douarnenez et de la Vilaine, plusieurs baies entre le Belon-Aven et la presqu’île de Quiberon et toute la zone sud-ouest au large, les masses d’eau
sont peu renouvelées. Ceci, bien sûr, dans les conditions particulières
où il n’y a pas de vent.
Conclusion
Le modèle numérique bidimensionnel donne une bonne représentation de la marée moyenne (coefficient 70) sur le littoral breton sans
prise en compte du vent ni de la dessalure des fleuves. En effet, l’adéquation obtenue en différents points pour l’onde M2 avec la nature permet cle considérer le modèle comme précis.
Il ressort de cette étude une différence cle l’hydrodynamique entre le
littoral nord et le littoral sud de la Bretagne. Sur les côtes de la Manche,
les vitesses maximales et la capacité dispersive due au cisaillement horizontal sont élevées. La masse d’eau est homogène sur la verticale et est
renouvelée après plusieurs cycles cle marée. On note toutefois trois
exceptions à cette règle : les baies de Saint-Brieuc, de Lannion et de Morlaix où le comportement de la masse d’eau est similaire à celui de la côte
sud. Sur le littoral sud, les vitesses maximales instantanées sont jusqu’à
cinq fois moins importantes et la capacité dispersive est plus faible que
celle de la Manche. La masse d’eau est moins mélangée, une stratification saisonnière peut apparaître en étè et conduire à un réchauffement
des couches cle surface. La masse d’eau du littoral atlantique est peu renouvelée et les temps de résidence dépassent cinq jours en de nombreux
lieux dont la baie de Douarnenez.
En Manche, la circulation simulée du littoral est effectivement dominée par la marée. En revanche, sur le littoral sud, la marée et les vents
ont un effet important sur les courants. Ainsi, les circulations de la
côte sud présentées dans cette étude peuvent être grandement modifiées par la houle et l’apport d’eau douce des fleuves.
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lagrangienne peut être importante et donc le temps de résidence petit
alors que les colonnes d’eau tournent sur elles-mêmes sans être renouvelées. La masse d'eau est piégée par le tourbillon. Outre le temps de
résidence, on devra alors observer les vecteurs des vitesses résiduelles.
Ces temps de résidence (fig. 9, p. 345) confirment logiquement les résultats obtenus avec les vitesses résiduelles. En Manche, ils sont courts
en dehors des fonds de baies telles celles de Lannion et de Morlaix où
on trouve des temps de résidence supérieurs à deux jours. Pour le Sud
Bretagne, de nombreuses zones, aussi bien le long de la côte que plus
au large, ont un temps de résidence sur 500 m supérieur à cette valeur,
et même supérieur à cinq jours. En ces lieux tels que les baies de Douarnenez et de la Vilaine, plusieurs baies entre le Belon-Aven et la presqu’île de Quiberon et toute la zone sud-ouest au large, les masses d’eau
sont peu renouvelées. Ceci, bien sûr, dans les conditions particulières
où il n’y a pas de vent.
Conclusion
Le modèle numérique bidimensionnel donne une bonne représentation de la marée moyenne (coefficient 70) sur le littoral breton sans
prise en compte du vent ni de la dessalure des fleuves. En effet, l’adéquation obtenue en différents points pour l’onde M2 avec la nature permet cle considérer le modèle comme précis.
Il ressort de cette étude une différence cle l’hydrodynamique entre le
littoral nord et le littoral sud de la Bretagne. Sur les côtes de la Manche,
les vitesses maximales et la capacité dispersive due au cisaillement horizontal sont élevées. La masse d’eau est homogène sur la verticale et est
renouvelée après plusieurs cycles cle marée. On note toutefois trois
exceptions à cette règle : les baies de Saint-Brieuc, de Lannion et de Morlaix où le comportement de la masse d’eau est similaire à celui de la côte
sud. Sur le littoral sud, les vitesses maximales instantanées sont jusqu’à
cinq fois moins importantes et la capacité dispersive est plus faible que
celle de la Manche. La masse d’eau est moins mélangée, une stratification saisonnière peut apparaître en étè et conduire à un réchauffement
des couches cle surface. La masse d’eau du littoral atlantique est peu renouvelée et les temps de résidence dépassent cinq jours en de nombreux
lieux dont la baie de Douarnenez.
En Manche, la circulation simulée du littoral est effectivement dominée par la marée. En revanche, sur le littoral sud, la marée et les vents
ont un effet important sur les courants. Ainsi, les circulations de la
côte sud présentées dans cette étude peuvent être grandement modifiées par la houle et l’apport d’eau douce des fleuves.
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