Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
zone étudiée peut se stratifier pendant la période estivale (Pingree,
1980). Ce paramètre donne une indication de la stratification thermique sans tenir compte de la houle.
Cet indice de stratification thermique (fig. 6, p. 343) met à nouveau
en évidence le clivage côte nord-côte sud. Sur le littoral de la Manche,
la masse d’eau est bien mélangée. Dans le fond des baies de SaintBrieuc ou de Lannion où le modèle indique une stratification thermique
possible, il faut en fait tenir compte de la houle qui peut mélanger la
masse d’eau. Une thermocline saisonnière n’existe pas en ces lieux.
Toutefois, autour des mortes-eaux et par cies situations météorologiques
stables, une thermocline transitoire peut être observée. Sur le littoral
sud, la masse d’eau est mélangée autour des îles, c'est-à-dire là où les
vitesses sont les plus grandes. Ailleurs, le long du littoral, de Douarnenez à la presqu’île de Rhuys, hors des caps et des îles et de l’entrée
du golfe du Morbihan, ainsi qu’au large dans la partie sud-ouest du
domaine, les masses d’eau sont susceptibles de se stratifier en été. On
retrouve en général sur la photographie satellite du 25 mai 1991 ces
zones stratifiées (fig. 7, p. 344) qui correspondent à celles où la température est supérieure à 1 3,5 °C (Jégou, 1993).
Dynamique des masses d’eau à long terme
Vitesses résiduelles lagrangiennes
Au cours d’un cycle de marée, les particules ont un mouvement de va-etvient et cles vitesses de plusieurs dizaines de centimètres par seconde.
Du fait de la pente du fond, de la forme de la côte, des forces d’inertie
et de frottement, les particules ne reviennent pas exactement à leur
position initiale. Cette dérive de l’ensemble des particules entraîne le
déplacement de la masse d’eau après un cycle cle marée. Ce déplacement
moyen, car intégré sur un cycle de marée, représente le mouvement à
long terme cles masses d’eau. La vitesse de ce déplacement moyen de
la particule est la vitesse résiduelle lagrangienne.
Autour des caps et des îles, les vitesses instantanées et les forces d’inertie et de frottement sont importantes, les vitesses résiduelles qui en
résultent sont grandes et le déplacement des masses d’eau conséquent.
Quelle que soit l’importance des vitesses instantanées au large, comme
les forces d’inertie et de frottement sont négligeables, les vitesses résiduelles seront plus faibles. Dans les fonds de baie, ces forces ne sont plus
négligeables mais les vitesses instantanées sont souvent faibles, et il en
sera de même pour les vitesses résiduelles.
En conséquence, dans ces deux derniers cas (au large et dans les baies),
le déplacement résiduel des masses d’eau est en général moindre qu’autour des îles et des caps.
Sur le littoral breton, les vitesses résiduelles (fig. 8) sont supérieures à
10 cm/s autour des îles. Elles sont moins importantes mais bien marquées au niveau de nombreux caps et au large en Manche. En tous ces
100
zone étudiée peut se stratifier pendant la période estivale (Pingree,
1980). Ce paramètre donne une indication de la stratification thermique sans tenir compte de la houle.
Cet indice de stratification thermique (fig. 6, p. 343) met à nouveau
en évidence le clivage côte nord-côte sud. Sur le littoral de la Manche,
la masse d’eau est bien mélangée. Dans le fond des baies de SaintBrieuc ou de Lannion où le modèle indique une stratification thermique
possible, il faut en fait tenir compte de la houle qui peut mélanger la
masse d’eau. Une thermocline saisonnière n’existe pas en ces lieux.
Toutefois, autour des mortes-eaux et par cies situations météorologiques
stables, une thermocline transitoire peut être observée. Sur le littoral
sud, la masse d’eau est mélangée autour des îles, c'est-à-dire là où les
vitesses sont les plus grandes. Ailleurs, le long du littoral, de Douarnenez à la presqu’île de Rhuys, hors des caps et des îles et de l’entrée
du golfe du Morbihan, ainsi qu’au large dans la partie sud-ouest du
domaine, les masses d’eau sont susceptibles de se stratifier en été. On
retrouve en général sur la photographie satellite du 25 mai 1991 ces
zones stratifiées (fig. 7, p. 344) qui correspondent à celles où la température est supérieure à 1 3,5 °C (Jégou, 1993).
Dynamique des masses d’eau à long terme
Vitesses résiduelles lagrangiennes
Au cours d’un cycle de marée, les particules ont un mouvement de va-etvient et cles vitesses de plusieurs dizaines de centimètres par seconde.
Du fait de la pente du fond, de la forme de la côte, des forces d’inertie
et de frottement, les particules ne reviennent pas exactement à leur
position initiale. Cette dérive de l’ensemble des particules entraîne le
déplacement de la masse d’eau après un cycle cle marée. Ce déplacement
moyen, car intégré sur un cycle de marée, représente le mouvement à
long terme cles masses d’eau. La vitesse de ce déplacement moyen de
la particule est la vitesse résiduelle lagrangienne.
Autour des caps et des îles, les vitesses instantanées et les forces d’inertie et de frottement sont importantes, les vitesses résiduelles qui en
résultent sont grandes et le déplacement des masses d’eau conséquent.
Quelle que soit l’importance des vitesses instantanées au large, comme
les forces d’inertie et de frottement sont négligeables, les vitesses résiduelles seront plus faibles. Dans les fonds de baie, ces forces ne sont plus
négligeables mais les vitesses instantanées sont souvent faibles, et il en
sera de même pour les vitesses résiduelles.
En conséquence, dans ces deux derniers cas (au large et dans les baies),
le déplacement résiduel des masses d’eau est en général moindre qu’autour des îles et des caps.
Sur le littoral breton, les vitesses résiduelles (fig. 8) sont supérieures à
10 cm/s autour des îles. Elles sont moins importantes mais bien marquées au niveau de nombreux caps et au large en Manche. En tous ces
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