même dans les eaux claires lorsque la profondeur augmente ; ainsi pour une intensité en
surface correspondant à un ciel d'été dégagé (- 3 000 pEm’V1), l'intensité sera de
2 000 pEm’V1 à 2 m, de 1 000 pEm-2s-1 à 5 m et de 400 jiEm’V1 à 10 m (E = unité
d'énergie lumineuse en Einstein).
। Salmonella +
, E. Coll
4
Matière organique naturelle Imgi'l)
Figure 4 : Accroissement de l'halotolérance de E. coli et Salmonella en présence de matière organique naturelle.
Là encore on peut souligner la différence entre les conditions d'éclairement et de pénétration
de la lumière sur les différents littoraux français : les ensoleillements exceptionnels et la
limpidité des eaux de la côte méditerranéenne feront que la lumière y sera un facteur plus
actif qu'en Atlantique ou en Manche.
Des mesures réalisées in situ, dans l'estuaire de Morlaix, à l'aide de chambres à diffusion
(fig. 5) mettent en évidence l'effet de l'intensité lumineuse reçue par les bactéries (ici
Escherichia colï) sur la mortalité bactérienne. Ainsi, à 2 mètres de profondeur, dans une eau
marine de turbidité faible (< 3 mg/1), les bactéries reçoivent des intensités lumineuses
importantes (> 1 000 pEm-2s-1) et les numérations chutent très rapidement ; par contre,
lorsque la profondeur d'expérimentation augmente (5 m, 10 m), l'intensité lumineuse reçue
est moins importante et la vitesse de disparition des bactéries est plus faible.
A partir des observations réalisées à Toulon et à Morlaix, on a calculé la corrélation entre
l'intensité reçue et le T90. On constate que cette corrélation (fig. 6) est significative ;
pour de fortes intensités les T90 sont de quelques heures et passent à quelques centaines
d'heures lorsque la lumière reçue est faible.
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