Elimination du phosphore
Au cours du processus de dégradation des matières organiques, le phosphore organique est
transformé en orthophosphate, et les polyphosphates sont hydrolysés en orthophosphates.
Tout revient donc à éliminer des orthophosphates du système.
Deux principes peuvent être mis en oeuvre soit seuls, soit combinés : la déphosphatation
biologique, la déphosphatation physico-chimique.
Déphosphatation biologique
Une boue activée soumise alternativement à des conditions anaérobies (et non simplement
anoxiques) et aérobies accumule, lors de sa phase aérobie, une quantité de phosphore
nettement supérieure à celle observée dans des conditions habituelles.
On a mis en évidence que l'accumulation l'était sous forme de granules intra-cellulaires de
polyphosphate, dont on pense qu'il joue le rôle de réserve d'énergie pour faire face aux
phases anaérobies. Lors de cette phase, un relargage de PO43- est observé et, en phase
aérobie, une surassimilation se produit.
Par rapport aux 2-3 % de P habituellement constatés dans les boues activées, des
proportions de 5-6 % peuvent être obtenues en conditions industrielles.
Déphosphatation physico-chimique
L'ajout de réactifs peut être envisagé à différents stades du traitement : primaire, secondaire
ou tertiaire. Les réactifs utilisés pour la précipitation du phosphore incluent les sels
métalliques tels que chlorure ferrique, sulfate d'alumine mais aussi la chaux. La
déphosphatation physico-chimique présente donc un nombre important de variantes selon
la nature du réactif chimique et selon l'intégration de l'étape de précipitation dans une filière
de traitement.
. Utilisation des sels d'aluminium
Les ions aluminium se combinent avec les ions phosphates pour former un précipité de
phosphate d'aluminium :
Al31 + PO43’------ > A1PO4
Al3* + HnPO;3-")-------- > A1PO4 + nH+
Une mole d'Al réagit avec une mole de PO4, soit une mole de P.
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Au cours du processus de dégradation des matières organiques, le phosphore organique est
transformé en orthophosphate, et les polyphosphates sont hydrolysés en orthophosphates.
Tout revient donc à éliminer des orthophosphates du système.
Deux principes peuvent être mis en oeuvre soit seuls, soit combinés : la déphosphatation
biologique, la déphosphatation physico-chimique.
Déphosphatation biologique
Une boue activée soumise alternativement à des conditions anaérobies (et non simplement
anoxiques) et aérobies accumule, lors de sa phase aérobie, une quantité de phosphore
nettement supérieure à celle observée dans des conditions habituelles.
On a mis en évidence que l'accumulation l'était sous forme de granules intra-cellulaires de
polyphosphate, dont on pense qu'il joue le rôle de réserve d'énergie pour faire face aux
phases anaérobies. Lors de cette phase, un relargage de PO43- est observé et, en phase
aérobie, une surassimilation se produit.
Par rapport aux 2-3 % de P habituellement constatés dans les boues activées, des
proportions de 5-6 % peuvent être obtenues en conditions industrielles.
Déphosphatation physico-chimique
L'ajout de réactifs peut être envisagé à différents stades du traitement : primaire, secondaire
ou tertiaire. Les réactifs utilisés pour la précipitation du phosphore incluent les sels
métalliques tels que chlorure ferrique, sulfate d'alumine mais aussi la chaux. La
déphosphatation physico-chimique présente donc un nombre important de variantes selon
la nature du réactif chimique et selon l'intégration de l'étape de précipitation dans une filière
de traitement.
. Utilisation des sels d'aluminium
Les ions aluminium se combinent avec les ions phosphates pour former un précipité de
phosphate d'aluminium :
Al31 + PO43’------ > A1PO4
Al3* + HnPO;3-")-------- > A1PO4 + nH+
Une mole d'Al réagit avec une mole de PO4, soit une mole de P.
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