Suivant la quantité d'eau utilisée par les habitants et industries raccordés, et la quantité d'eau
parasite infiltrée dans le réseau, les concentrations d'azote organique et ammoniacal (NTK)
en eaux usées urbaines brutes varient entre 35 mg/1 (cas d'eaux parasites en quantité notable)
et 80-90 mg/1 (cas de consommation faible par habitant et/ou industrie agro-alimentaire
raccordée importante). Des concentrations de l'ordre de 50-60 mg/1 (exprimées en N) sont
des valeurs fréquemment rencontrées en France.
Les composés du phosphore des eaux résiduaires urbaines sont le phosphore sous forme
organique, les polyphosphates, dont l'origine principale est constituée par les lessives, et les
phosphates.
L'ordre de grandeur des rejets de phosphore ramenés à l'habitant est de 4 g et, ici encore,
suivant la quantité d'eau consommée par habitant et la quantité d'eau parasite infiltrée en
réseau, les concentrations de phosphore total en eaux usées urbaines brutes varient entre 10
et 20 mg/1 (exprimées en P), 12 à 15 mg/1, ce qui représente une gamme de valeurs
fréquemment rencontrées.
NIVEAU DE TRAITEMENT REQUIS
Le tableau 1 rappelle les normes de rejet actuellement en vigueur en France.
Du fait de la mise en évidence de la nécessité croissante de réduire les pollutions par N
et P, les niveaux élevés de traitement (NK3, NGL^, PT2) vont être de plus en plus demandés.
Cest ce qui se dessine déjà dans plusieurs pays d'Europe du Nord et les projets de Directive
Européenne vont bien dans ce sens comme le montrent les tableaux 2 et 3.
eq. hab. : équivalent-habitant.
DBO
mg/1
DCO
mg/1
N
mg/1
Ptotal
mg/1
TAILLE
(eq. hab.)
DANEMARK
< 15
< 8 N global
< U
> 5 000
SUEDE
< 15
< 15 N global
< 0,5
> 10 000
RFA
< 30
< 130
< 10 n-nh4+
< 2
> 50 000
Tableau 2 : Concentrations moyennes maximales journalières après épuration.
Les performances élevées d'élimination de l'azote sont demandées de plus en plus pour des
températures basses de traitement. En France, cette exigence est fréquemment formulée pour
12 ou 13 °C ; au Royaume-Uni et au Danemark par exemple, c'est à 6 ou 8 °C que les
performances citées sont exigées.
Les conséquences sur le dimensionnement et l'exploitation des ouvrages sont bien sûr
importantes.
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parasite infiltrée dans le réseau, les concentrations d'azote organique et ammoniacal (NTK)
en eaux usées urbaines brutes varient entre 35 mg/1 (cas d'eaux parasites en quantité notable)
et 80-90 mg/1 (cas de consommation faible par habitant et/ou industrie agro-alimentaire
raccordée importante). Des concentrations de l'ordre de 50-60 mg/1 (exprimées en N) sont
des valeurs fréquemment rencontrées en France.
Les composés du phosphore des eaux résiduaires urbaines sont le phosphore sous forme
organique, les polyphosphates, dont l'origine principale est constituée par les lessives, et les
phosphates.
L'ordre de grandeur des rejets de phosphore ramenés à l'habitant est de 4 g et, ici encore,
suivant la quantité d'eau consommée par habitant et la quantité d'eau parasite infiltrée en
réseau, les concentrations de phosphore total en eaux usées urbaines brutes varient entre 10
et 20 mg/1 (exprimées en P), 12 à 15 mg/1, ce qui représente une gamme de valeurs
fréquemment rencontrées.
NIVEAU DE TRAITEMENT REQUIS
Le tableau 1 rappelle les normes de rejet actuellement en vigueur en France.
Du fait de la mise en évidence de la nécessité croissante de réduire les pollutions par N
et P, les niveaux élevés de traitement (NK3, NGL^, PT2) vont être de plus en plus demandés.
Cest ce qui se dessine déjà dans plusieurs pays d'Europe du Nord et les projets de Directive
Européenne vont bien dans ce sens comme le montrent les tableaux 2 et 3.
eq. hab. : équivalent-habitant.
DBO
mg/1
DCO
mg/1
N
mg/1
Ptotal
mg/1
TAILLE
(eq. hab.)
DANEMARK
< 15
< 8 N global
< U
> 5 000
SUEDE
< 15
< 15 N global
< 0,5
> 10 000
RFA
< 30
< 130
< 10 n-nh4+
< 2
> 50 000
Tableau 2 : Concentrations moyennes maximales journalières après épuration.
Les performances élevées d'élimination de l'azote sont demandées de plus en plus pour des
températures basses de traitement. En France, cette exigence est fréquemment formulée pour
12 ou 13 °C ; au Royaume-Uni et au Danemark par exemple, c'est à 6 ou 8 °C que les
performances citées sont exigées.
Les conséquences sur le dimensionnement et l'exploitation des ouvrages sont bien sûr
importantes.
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