Ainsi donc, la sensibilité d'une zone côtière à l'eutrophisation dépendra étroitement de la
circulation résiduelle des masses d'eau dans ce site, donc de sa géomorphologie. Celle-ci
n'agit d'ailleurs pas seulement sur l'hydrodynamisme et le temps de résidence, mais permet
également d'expliquer l'évolution vers une eutrophisation soit à phytoplancton, soit à macroalgues, deux formes qui sont quasi exclusives l'une de l'autre.
Figure 11 : Circulation résiduelle de marée en baie de Vilaine (Salomon et Lazure, 1988).
Les réponses physiologiques des algues
La matière végétale étant surtout constituée de carbone, d'azote et de phosphore (sans
oublier le silicium pour la frustule des diatomées), l'eutrophisation ne pourra se développer
que si aucun de ces éléments ne vient à manquer. Ceci suppose donc que le flux des formes
minérales de ces éléments qui traverse la zone côtière soit suffisant, mais également qu'il
soit accessible et utilisable par les algues.
Pour le carbone, continûment approvisionné dans l'eau de mer par dissolution du gaz
carbonique atmosphérique, la quantité disponible est en général suffisante ; par contre, sa
fixation effective par les algues ne sera possible par photosynthèse que si l'énergie
lumineuse dans la tranche d'eau est suffisante. Ceci permet de comprendre déjà que les
zones les plus sensibles à l'eutrophisation seront celles de faible profondeur et à faible
turbidité des eaux. Par ailleurs, l'efficacité photosynthétique très diverse selon les types
d'algues permet d'expliquer la répartition spatiale des deux types d'eutrophisation côtière :
les macro-algues vertes, nécessitant un fort éclairement et étant soit fixées, soit en
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circulation résiduelle des masses d'eau dans ce site, donc de sa géomorphologie. Celle-ci
n'agit d'ailleurs pas seulement sur l'hydrodynamisme et le temps de résidence, mais permet
également d'expliquer l'évolution vers une eutrophisation soit à phytoplancton, soit à macroalgues, deux formes qui sont quasi exclusives l'une de l'autre.
Figure 11 : Circulation résiduelle de marée en baie de Vilaine (Salomon et Lazure, 1988).
Les réponses physiologiques des algues
La matière végétale étant surtout constituée de carbone, d'azote et de phosphore (sans
oublier le silicium pour la frustule des diatomées), l'eutrophisation ne pourra se développer
que si aucun de ces éléments ne vient à manquer. Ceci suppose donc que le flux des formes
minérales de ces éléments qui traverse la zone côtière soit suffisant, mais également qu'il
soit accessible et utilisable par les algues.
Pour le carbone, continûment approvisionné dans l'eau de mer par dissolution du gaz
carbonique atmosphérique, la quantité disponible est en général suffisante ; par contre, sa
fixation effective par les algues ne sera possible par photosynthèse que si l'énergie
lumineuse dans la tranche d'eau est suffisante. Ceci permet de comprendre déjà que les
zones les plus sensibles à l'eutrophisation seront celles de faible profondeur et à faible
turbidité des eaux. Par ailleurs, l'efficacité photosynthétique très diverse selon les types
d'algues permet d'expliquer la répartition spatiale des deux types d'eutrophisation côtière :
les macro-algues vertes, nécessitant un fort éclairement et étant soit fixées, soit en
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