plus, tous les sites majeurs d'eutrophisation à macro-algues vertes (baies de Saint-Brieuc,
Lannion et Douamenez) se trouvent dans des fonds de baie (fig. 9) où les apports annuels
sont moyens à faibles. L'apparition d'une eutrophisation côtière est donc également sous le
contrôle de mécanismes autres que le simple enrichissement par des rejets terrigènes.
Figure 9 : Volumes d'ulves collectés en Bretagne durant l'année 1984 (Piriou 1986).
Le contexte hydrodynamique
La notion de production végétale en pleine eau a été depuis longtemps associée au temps
de résidence des masses d'eau dans la zone riche en sels nutritifs, que ce soit in situ, dans
les lacs (Vollenweider, 1968) ou en enceinte de culture (Monod, 1950). En mer, la notion
de temps de résidence est plus difficile à définir, du fait qu'il est délicat de délimiter un
volume pertinent dans un milieu ouvert et que les flux d'eau à travers un tel volume
subissent des fluctuations complexes. La simulation des courants de marée et des trajectoires
qui en résultent pour des particules (Salomon et al., 1988) fait toutefois clairement
apparaître (fig. 10a) des zones où, malgré un ample déplacement, les particules reviennent
à leur point de départ au bout d'une période de marée. Ces zones présentent donc une
circulation résiduelle de marée quasi-nulle, par opposition à celles où de produit une dérive
importante d'une marée à la suivante.
L'exemple de la baie de Saint-Brieuc montre que, seules, sont atteintes par la prolifération
algale les zones très peu profondes où la circulation résiduelle très faible confine les ulves
en suspension dans l'eau (fig. 10b). Il en est de même pour les masses d'eau côtière vis-àvis de l'eutrophisation à phytoplancton : la baie de Vilaine (fig. 11), sujette à des
eutrophisations estivales endémiques, apparaît comme une zone à très faible circulation
résiduelle de marée (Salomon et Lazure, 1988).
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Lannion et Douamenez) se trouvent dans des fonds de baie (fig. 9) où les apports annuels
sont moyens à faibles. L'apparition d'une eutrophisation côtière est donc également sous le
contrôle de mécanismes autres que le simple enrichissement par des rejets terrigènes.
Figure 9 : Volumes d'ulves collectés en Bretagne durant l'année 1984 (Piriou 1986).
Le contexte hydrodynamique
La notion de production végétale en pleine eau a été depuis longtemps associée au temps
de résidence des masses d'eau dans la zone riche en sels nutritifs, que ce soit in situ, dans
les lacs (Vollenweider, 1968) ou en enceinte de culture (Monod, 1950). En mer, la notion
de temps de résidence est plus difficile à définir, du fait qu'il est délicat de délimiter un
volume pertinent dans un milieu ouvert et que les flux d'eau à travers un tel volume
subissent des fluctuations complexes. La simulation des courants de marée et des trajectoires
qui en résultent pour des particules (Salomon et al., 1988) fait toutefois clairement
apparaître (fig. 10a) des zones où, malgré un ample déplacement, les particules reviennent
à leur point de départ au bout d'une période de marée. Ces zones présentent donc une
circulation résiduelle de marée quasi-nulle, par opposition à celles où de produit une dérive
importante d'une marée à la suivante.
L'exemple de la baie de Saint-Brieuc montre que, seules, sont atteintes par la prolifération
algale les zones très peu profondes où la circulation résiduelle très faible confine les ulves
en suspension dans l'eau (fig. 10b). Il en est de même pour les masses d'eau côtière vis-àvis de l'eutrophisation à phytoplancton : la baie de Vilaine (fig. 11), sujette à des
eutrophisations estivales endémiques, apparaît comme une zone à très faible circulation
résiduelle de marée (Salomon et Lazure, 1988).
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