particulièrement marqué pour l'azote. Pour cet élément, la tendance pluriannuelle croissante,
mise en évidence sur une petite rivière nord-bretonne, le Gouët (fig. 6a), se retrouve dans
la plupart des rivières et fleuves des pays à agriculture fortement mécanisée, en raison de
l'augmentation des fertilisations par engrais ou lisiers : Van Bennekom et Salomon (1981)
l'ont montré dans le cas du Rhin (Fig. 7a). Pour le phosphore, l'évolution pluriannuelle
dépend du bassin considéré : si l'on ne détecte pas de tendance notable sur une petite rivière
nord-bretonne (fig. 6b), le Rhin montre par contre une nette augmentation de sa
concentration en phosphate (fig. 7b).
Il en résulte finalement une modification à moyen terme de l'équilibre entre les apports
terrigènes des divers éléments (fig. 7c), qui a souvent été invoquée pour expliquer le
changement des espèces végétales accompagnant les phénomènes d'eutrophisation marine.
L'abaissement du rapport Si/P a en particulier été proposé pour expliquer la diminution des
diatomées planctoniques au profit des dinoflagellés, dont certains sont toxiques (Smayda,
1990).
Figure 8 . Apports d azote nitrique (en tonnes/an) par les bassins versants en Bretagne pour l'année 1984 (Piriou,
Il faut cependant se garder de toute déduction hâtive qui considérerait que le risque
d eutrophisation côtière croît proportionnellement aux apports d'éléments nutritifs par les
rivières. L exemple des côtes bretonnes est à cet égard très instructif (Pirou, 1986) : dans
les deux baies les plus enrichies en nitrates (fig. 8), seule la baie de Vilaine subit une
eutrophisation à phytoplancton, la rade de Brest demeurant exempte de ce phénomène. De
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mise en évidence sur une petite rivière nord-bretonne, le Gouët (fig. 6a), se retrouve dans
la plupart des rivières et fleuves des pays à agriculture fortement mécanisée, en raison de
l'augmentation des fertilisations par engrais ou lisiers : Van Bennekom et Salomon (1981)
l'ont montré dans le cas du Rhin (Fig. 7a). Pour le phosphore, l'évolution pluriannuelle
dépend du bassin considéré : si l'on ne détecte pas de tendance notable sur une petite rivière
nord-bretonne (fig. 6b), le Rhin montre par contre une nette augmentation de sa
concentration en phosphate (fig. 7b).
Il en résulte finalement une modification à moyen terme de l'équilibre entre les apports
terrigènes des divers éléments (fig. 7c), qui a souvent été invoquée pour expliquer le
changement des espèces végétales accompagnant les phénomènes d'eutrophisation marine.
L'abaissement du rapport Si/P a en particulier été proposé pour expliquer la diminution des
diatomées planctoniques au profit des dinoflagellés, dont certains sont toxiques (Smayda,
1990).
Figure 8 . Apports d azote nitrique (en tonnes/an) par les bassins versants en Bretagne pour l'année 1984 (Piriou,
Il faut cependant se garder de toute déduction hâtive qui considérerait que le risque
d eutrophisation côtière croît proportionnellement aux apports d'éléments nutritifs par les
rivières. L exemple des côtes bretonnes est à cet égard très instructif (Pirou, 1986) : dans
les deux baies les plus enrichies en nitrates (fig. 8), seule la baie de Vilaine subit une
eutrophisation à phytoplancton, la rade de Brest demeurant exempte de ce phénomène. De
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