Par contre, étant donné que les apports d'azote de la station se font essentiellement sous
forme d'ammoniaque (80 à 90 %) il y a pour cette forme de l'azote une augmentation nette
des concentrations dans l'estuaire, par rapport aux teneurs qui devraient être théoriquement
observées du fait de la dilution des seuls apports fluviaux amont dans les eaux marines
(fig- 2).
N
mg/l u mol l
Figure 2 : Concentration en azote ammoniacal en fonction de la salinité dans l'estuaire de Morlaix.
Cette forme réduite de l'azote minéral, susceptible d'entraîner une consommation d'oxygène
dissous dans l'estuaire lors de son oxydation, peut aussi se révéler toxique, par ses formes
non ionisées. Le calcul des concentrations en azote ammoniacal non ionisé, en fonction de
la température, du pH, de la salinité et des concentrations en ammoniac total montre que,
dans certains cas, on peut rencontrer dans l'estuaire (fig. 3) des teneurs en ammoniac non
ionisé comprises entre la valeur guide (0,005 mg/l) et la valeur impérative (0,025 mg/l)
proposées par la CEE en 1978 pour le maintien de la qualité des eaux de zones
salmonicoles (Martin, 1979).
L'E.P.A. (1972) propose une teneur de 0,01 mg/l en eau de mer et Haywood (1983) suggère
dans une synthèse plus récente la valeur de 0,002 mg/l pour les salmonidés (eau douce ou
marine). Il apparaît donc que les rejets d'ammoniac par la station d'épuration contribuent à
faire évoluer les concentrations en ammoniac non ionisé au sein de l'estuaire dans une
gamme qui peut présenter un risque potentiel pour les salmonidés.
30
forme d'ammoniaque (80 à 90 %) il y a pour cette forme de l'azote une augmentation nette
des concentrations dans l'estuaire, par rapport aux teneurs qui devraient être théoriquement
observées du fait de la dilution des seuls apports fluviaux amont dans les eaux marines
(fig- 2).
N
mg/l u mol l
Figure 2 : Concentration en azote ammoniacal en fonction de la salinité dans l'estuaire de Morlaix.
Cette forme réduite de l'azote minéral, susceptible d'entraîner une consommation d'oxygène
dissous dans l'estuaire lors de son oxydation, peut aussi se révéler toxique, par ses formes
non ionisées. Le calcul des concentrations en azote ammoniacal non ionisé, en fonction de
la température, du pH, de la salinité et des concentrations en ammoniac total montre que,
dans certains cas, on peut rencontrer dans l'estuaire (fig. 3) des teneurs en ammoniac non
ionisé comprises entre la valeur guide (0,005 mg/l) et la valeur impérative (0,025 mg/l)
proposées par la CEE en 1978 pour le maintien de la qualité des eaux de zones
salmonicoles (Martin, 1979).
L'E.P.A. (1972) propose une teneur de 0,01 mg/l en eau de mer et Haywood (1983) suggère
dans une synthèse plus récente la valeur de 0,002 mg/l pour les salmonidés (eau douce ou
marine). Il apparaît donc que les rejets d'ammoniac par la station d'épuration contribuent à
faire évoluer les concentrations en ammoniac non ionisé au sein de l'estuaire dans une
gamme qui peut présenter un risque potentiel pour les salmonidés.
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