Tableau 6 : Comparaison des apports journaliers moyens d'origines urbaine et fluviale sur
le littoral méditerranéen français et dans l'estuaire de Morlaix.
SITE ET ORIGINE
AZOTE
(t/j)
PHOSPHORE
(t/j)
Méditerranée
Rhône
200
20
Effluents (5 106 eq-hab)
54
5
[Urbain/total %]
[20]
[20]
Estuaire de Morlaix
Rivières
1,5
0,08
Effluents (22 103 eq-hab)
0,23
0,05
[Urbain/total %]
[13]
[40]
CONCLUSION
Ce n'est que depuis quelques années seulement que les risques liés à l'enrichissement du
milieu marin sont pris en compte de manière officielle et en termes de directives concernant
les rejets urbains. La réduction des apports organiques et nutritifs au milieu devient donc
une préoccupation importante des techniciens de l'épuration au même titre que l'élimination
des matières en suspension, de la DBO ou des bactéries.
Nous avons rappelé que les deux filières classiques d'épuration majoritairement installées
à l'heure actuelle (boues activées et physico-chimique) sont peu adaptées à la réduction des
flux de matières nutritives, notamment sous forme minérale. Ayant quantifié les flux, nous
avons pu constater par exemple que les rendements d'élimination de l'azote minéral étaient
quasi nuis, voire négatifs. De ce fait, les formes nutritives de l'effluent épuré sont plus
rapidement utilisables par les algues que celles de l'effluent brut.
En introduisant la notion d'efficacité relative au milieu, nous avons montré que l'on pouvait
prendre en compte, grâce à ce concept global d'enrichissement, les caractéristiques du site
de rejet dans l'évaluation du rendement d'une station d'épuration.
En outre, la comparaison des apports des villes côtières et des rivières montre que ces
dernières peuvent parfois être considérées comme l'unique responsable de l'enrichissement
azoté.
Pour conclure, et malgré l'efficacité réduite de certaines filières classique d'épuration, nous
pouvons avancer l'idée suivante : toute intervention visant à réduire l'enrichissement
d'origine urbaine du milieu marin devra mettre en balance le poids supporté par la
collectivité avec le gain réel pour le milieu.
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le littoral méditerranéen français et dans l'estuaire de Morlaix.
SITE ET ORIGINE
AZOTE
(t/j)
PHOSPHORE
(t/j)
Méditerranée
Rhône
200
20
Effluents (5 106 eq-hab)
54
5
[Urbain/total %]
[20]
[20]
Estuaire de Morlaix
Rivières
1,5
0,08
Effluents (22 103 eq-hab)
0,23
0,05
[Urbain/total %]
[13]
[40]
CONCLUSION
Ce n'est que depuis quelques années seulement que les risques liés à l'enrichissement du
milieu marin sont pris en compte de manière officielle et en termes de directives concernant
les rejets urbains. La réduction des apports organiques et nutritifs au milieu devient donc
une préoccupation importante des techniciens de l'épuration au même titre que l'élimination
des matières en suspension, de la DBO ou des bactéries.
Nous avons rappelé que les deux filières classiques d'épuration majoritairement installées
à l'heure actuelle (boues activées et physico-chimique) sont peu adaptées à la réduction des
flux de matières nutritives, notamment sous forme minérale. Ayant quantifié les flux, nous
avons pu constater par exemple que les rendements d'élimination de l'azote minéral étaient
quasi nuis, voire négatifs. De ce fait, les formes nutritives de l'effluent épuré sont plus
rapidement utilisables par les algues que celles de l'effluent brut.
En introduisant la notion d'efficacité relative au milieu, nous avons montré que l'on pouvait
prendre en compte, grâce à ce concept global d'enrichissement, les caractéristiques du site
de rejet dans l'évaluation du rendement d'une station d'épuration.
En outre, la comparaison des apports des villes côtières et des rivières montre que ces
dernières peuvent parfois être considérées comme l'unique responsable de l'enrichissement
azoté.
Pour conclure, et malgré l'efficacité réduite de certaines filières classique d'épuration, nous
pouvons avancer l'idée suivante : toute intervention visant à réduire l'enrichissement
d'origine urbaine du milieu marin devra mettre en balance le poids supporté par la
collectivité avec le gain réel pour le milieu.
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