CONCLUSION
La dilution d'un rejet par émissaire est caractérisée par deux étapes principales de dilution,
qui favorisent le mélange de l'effluent dans les proportions suivantes :
Première étape de dilution
Selon la hauteur de remontée du panache, la dilution va être plus ou moins intense, et elle
sera d'autant plus importante en surface que les courants seront plus forts. Les ordres de
grandeur à retenir, pour un débit moyen de 500 à 700 m5/h et pour un profondeur de 40
mètres, sont de 50 à 150 en surface et de 40-60 à 20 mètres au dessus du fond.
Pour cette première étape de dilution, des modèles existent et donnent de bons résultats.
Outre les données sur l'effluent, le paramètre essentiel à connaître est la stratification du
milieu. Or, nous avons vu son caractère très variable, du à la proximité de la côte. Des
mesures en été semblent être le moyen le plus efficace pour connaître ses caractéristiques,
qui permettront ensuite de calculer par modèle si l'effluent est susceptible d'être capté ou
non, et à quelles profondeurs.
Deuxième étape de dilution
Le transport horizontal est le phénomène prépondérant qui va déterminer la dilution et le
temps de transit dans la zone autour de l'émissaire.
Dans les 100 ou 200 premiers mètres autour de l'émissaire, il existe une zone de mélange
intense (diffusion importante, écoulement radial) qui multiplie la dilution par un facteur
compris entre 2 et 20 en surface et entre 1,5 et 4 en profondeur. Au-delà de 200 mètres,
la dilution n'est multipliée que par un facteur 1,5 à 3 tous les 500 mètres.
Ainsi, si pour un paramètre donné, l'abattement des concentrations n'est pas suffisant dans
la zone du panache ou dans les 200 premiers mètres, il faudra peut-être une longue
distance avant d'atteindre la concentration désirée (plusieurs centaines de mètres ou même
quelques kilomètres).
Pour résoudre cette deuxième étape de dilution et étudier le devenir de l'effluent dans la
zone côtière, on se heurte surtout au problème de la connaissance des courants marins, très
variables dans le temps et dans l'espace (presque aléatoire). Que ce soit par modélisation ou
par mesures, le problème est difficile à résoudre sans simplifications. Or, les performances
des calculs de dilution dépendent de la précision que l'on peut atteindre dans cette
évaluation des courants.
Le choix d'un site de rejet dépendra de cette connaissance que l'on ne peut aborder
actuellement qu'en multipliant les mesures et en utilisant des modèles simplifiés ; le choix
de ces simplifications doit être fait avec la connaissance des échelles spatio-temporelles
correspondantes.
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