Seul le phénomène de mortalité des bactéries est pris en compte puisqu'il est rapide et qu'il
affecte un paramètre déterminant pour la salubrité des plages et des zones conchylicoles. Il
est usuel d'appliquer un temps moyen de disparition de 90 % des bactéries (T90), sans tenir
compte des variations dans la journée liées à la lumière solaire. Une comparaison est donc
faite sur la figure 10 entre les dilutions tracées en fonction de la distance et calculées d'une
part avec un T90 moyen de 2 h et d'autre part avec une cinétique variable fonction de
l'insolation instantanée, maximale à midi (T90 = 0,7 h) et nulle la nuit (de 18 h à 6 h).
COURANT = 20 cm/s
COURANT = 5 cm/s
DISTANCE (KILOMETRES)
Figure 10 :
Dilution et mortalité des bactéries. Comparaison sur 24 h entre mortalité moyenne (T90 constant)
et cinétique variable en fonction de la lumière.
Pour un courant fort de 20 cm/s, la loi de disparition moyenne apparente des germes abat
les concentrations d'un facteur 30 sur 1,5 km, mais la nuit, l'effluent parcours la zone sans
disparition apparente des germes et seule la dilution physique agit, en diminuant les
concentrations d'un facteur 3 seulement.
Par courant faible (5 cm/s), le temps de séjour est plus long, le phénomène a plus de temps
pour se développer, l'abattement moyen avec mortalité est de 4 à 5 log alors qu'à minuit il
n'est que de log.
Visualisation de la zone d'impact à Toulon - Cas schématiques
Quelques cas caractéristiques de séquences de courant ont été appliqués afin de visualiser
la zone d'impact du rejet, pour deux paramètres qui ont été définis comme déterminants dans
ce programme : les conformes fécaux et les détergents.
a) Période homogène
En période homogène, le panache arrive en surface et s'étale sur une épaisseur de 4 mètres
environ. Nous avons considéré deux cas réels de courants :
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