Les pourcentages de captage aux différentes profondeurs ont été évalués pour ce rejet entre
juin et septembre 1987 (figure 5). Leur répartition suit l'évolution de la stratification avec
un spectre assez large en dessous ou au dessus d'un maximum. En juin, le panache arrive
en surface ou à moins de 15 mètres sous la surface. En juillet-août, le panache est bloqué
préférentiellement entre 10 et 20 mètres sous la surface, avec un maximum à 20 mètres. A
la fin de l'été, le maximum se trouve un peu plus en profondeur, vers 25 mètres au dessous
de la surface.
JUIN
MI-AOUT
MI-AOUT
FIN-SEPTEMBRE
JUILLET
Figure 5 : Pourcentages de captage pendant l'été 1987.
Le panache n'est jamais capté à plus de 30 mètres sous la surface, c'est-à-dire à moins de
10 mètres au dessus du fond.
DEUXIEME PHASE DE DILUTION : TRANSPORT ET MELANGE DU NUAGE
La deuxième phase de dilution concerne le transport et le mélange du nuage de pollution
formé par le panache étalé en surface ou en profondeur sur une épaisseur donnée.
Cette phase de mélange dépend essentiellement des courants régnant dans la zone réceptrice.
Pour connaître les courants, on utilise généralement des modèles mathématiques qui
calculent les courants en fonction du temps et de l'espace.
Malheureusement, à la différence des mers à marée, le développement de modèles
hydrodynamiques dans une zone côtière méditerranéenne se heurte à un certain nombre de
difficultés qu'il n'est pas aisé actuellement de surmonter et qui les rendent extrêmement
coûteux. La variabilité spatiale du courant dans les trois dimensions empêche d'intégrer les
variables sur la profondeur. De plus, un modèle donne des résultats qui dépendent des
conditions aux limites". Il est donc nécessaire de connaître de façon précise les débits d'eau
entrant et sortant aux limites ouvertes du domaine. Or, ceux-ci sont très variables en
fonction de la météorologie et de la circulation générale et n'ont pas forcément de caractère
périodique comme en Atlantique.
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