On peut remarquer que, tout comme la simulation du rejet de bactéries, la modélisation du
devenir du phosphate dans l'estuaire de Morlaix n'a fait l'objet d'aucun calage particulier :
une fois le modèle sédimentaire calibré et les lois de comportements biologiques et physicochimiques établies (mortalité, coefficient de partage...) les calculs ont été menés sans
paramétrage supplémentaire et ce sont les résultats bruts qui ont été présentés ou discutés
précédemment.
Figure 8 : Corrélations entre phosphate dissous et salinité calculées par le modèle hydrosédimentaire de Morlaix
(débit amont : 2 m3/s).
0 : phosphate dissous calculé sans processus d'adsorption/désorption.
+ : phosphate dissous calculé avec processus d'adsorption/désorption.
CONCLUSION
Les applications du modèle hydrosédimentaire de Morlaix ont montré que ce dernier était
susceptible de fournir les résultats attendus en terme de devenir en mer du matériel
particulaire et des contaminants associés.
Cependant, il s'agit en fait d'un prototype qui doit être appliqué à d'autres sites côtiers avant
d'être considéré comme opérationnel.
De plus, l'ignorance des lois physiques représentant le comportement des particules nécessite
de longues et coûteuses étapes d'étalonnage/validation du modèle et en font un outil assez
lourd et complexe qui appartient encore au domaine de la recherche appliquée.
Avant de décider de l'utilisation d'un tel modèle pour la détermination de l'impact d'un rejet,
il faut donc procéder à une expertise préalable pour la justifier ; celle-ci devrait comporter
les étapes suivantes :
218
Précédent

- 218/245

Suivant