La courbe continue qui tient compte de l'adsorption sur les sédiments, montre une chute très
marquée des concentrations en vive-eau, au profit de la fraction particulaire ; cette dernière
présente, comme cela a été montré pour les bactéries, un maximum lors des remises en
suspension de revif. Les concentrations en phosphate dissous qui en résultent sont très
proches des mesures, (les niveaux observés à BM et PM sont portés en tiretés).
Dans le sédiment superficiel, les concentrations mesurées ou calculées sont du même ordre
de grandeur, soit 10-2mole par kilogramme de sédiment sec (Guillaud et Aminot., 1990)
mais la figure 7 montre que la contamination n'est pas uniforme selon le niveau de vase
considéré : elle dépend de la succession des phases de dépôt et d érosion qui n est pas
uniforme sur la section de l'estuaire.
PO4 DISSOUS
mole/m3
Temps de Simulation (jours)
Figure 7 : Simulation du devenir du phosphate dans l'estuaire de Morlaix. Evolution à la station B du phosphate
dissous et particulaire dans l'eau, et du phosphate dans le sédiment.
Dans la figure 8 on résume les résultats obtenus dans l'estuaire sous forme d'une corrélation
entre phosphate dissous et salinité calculés tous les 0,5 km et toutes les heures pendant une
marée de vive-eau et une marée de morte-eau. On observe que l'écart à la droite de dilution
représentée par le phosphate "conservatif" est bien supérieur en vive-eau : c'est l'effet du
puits de phosphate dissous par adsorption sur les matières en suspension, mis fréquemment
en évidence par les mesures in situ (Guillaud et Aminot, 1990). On remarque aussi une
mauvaise corrélation phosphate/salinité pour les faibles valeurs de salinités : cela est dû à
une grande variation de la concentration initiale du phosphate dans l'estuaire au droit du
rejet, qui est réaliste puisque l'injection se produit à flux constant dans un volume d'eau très
variable entre PM et BM.
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marquée des concentrations en vive-eau, au profit de la fraction particulaire ; cette dernière
présente, comme cela a été montré pour les bactéries, un maximum lors des remises en
suspension de revif. Les concentrations en phosphate dissous qui en résultent sont très
proches des mesures, (les niveaux observés à BM et PM sont portés en tiretés).
Dans le sédiment superficiel, les concentrations mesurées ou calculées sont du même ordre
de grandeur, soit 10-2mole par kilogramme de sédiment sec (Guillaud et Aminot., 1990)
mais la figure 7 montre que la contamination n'est pas uniforme selon le niveau de vase
considéré : elle dépend de la succession des phases de dépôt et d érosion qui n est pas
uniforme sur la section de l'estuaire.
PO4 DISSOUS
mole/m3
Temps de Simulation (jours)
Figure 7 : Simulation du devenir du phosphate dans l'estuaire de Morlaix. Evolution à la station B du phosphate
dissous et particulaire dans l'eau, et du phosphate dans le sédiment.
Dans la figure 8 on résume les résultats obtenus dans l'estuaire sous forme d'une corrélation
entre phosphate dissous et salinité calculés tous les 0,5 km et toutes les heures pendant une
marée de vive-eau et une marée de morte-eau. On observe que l'écart à la droite de dilution
représentée par le phosphate "conservatif" est bien supérieur en vive-eau : c'est l'effet du
puits de phosphate dissous par adsorption sur les matières en suspension, mis fréquemment
en évidence par les mesures in situ (Guillaud et Aminot, 1990). On remarque aussi une
mauvaise corrélation phosphate/salinité pour les faibles valeurs de salinités : cela est dû à
une grande variation de la concentration initiale du phosphate dans l'estuaire au droit du
rejet, qui est réaliste puisque l'injection se produit à flux constant dans un volume d'eau très
variable entre PM et BM.
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