Les relations successives sont les suivantes :
T90 (temps de mortalité en heures) = 9 645. F 0,5462
où
I (intensité lumineuse reçue) = ^.(l-e-11 H)/kH
H : hauteur d'eau (m)
k : (coefficient d'atténuation) = 0,1 MES (g.m-3)
I, (lumière incidente) = max (0, I^.sin (2n (t - to)/86 400))
(lumière incidente maximale) = 5.106 pE.m-2.h-1
La dernière relation représente le cycle nycthéméral adopté pour l'éclairement, avec un
maximum correspondant à un ensoleillement moyen. La phase de ce cycle diurne est telle
que ce maximum intervient à midi : pour tenir compte d'une éventuelle interaction avec la
marée (en vive-eau à Morlaix, la basse mer - donc H minimum - se produit toujours en
milieu de journée) la période de cette dernière est choisie égale à un sous multiple de celle
du cycle lunaire (soit dans le modèle 14 jours pour le cycle vive-eau/morte-eau et
12,44 heures pour la marée semi-diurne).
La mortalité des bactéries liées est beaucoup plus difficile à évaluer puisqu'on ne connaît
pas les conditions de survie au contact de la matière organique associée aux particules. Faute
d'éléments à ce sujet, nous avons opté pour le cas probablement extrême d'une survie
identique à celle observée dans le sédiment, estimée à 14 jours (Le Guyader et al., 1990).
Enfin, dans le présent calcul, on a considéré qu'il n'y avait pas d'échange entre le stock de
bactéries libres et celui de bactéries liées (ni adsorption, ni décrochage).
Les résultats
La figure 5 montre l'évolution de différentes variables en un point médian de l'estuaire
(station B) au cours d'un cycle de 14 jours après établissement d'un régime périodique.
L'examen du T90 révèle la superposition d'une variation nycthémérale (avec passage à
l'infini la nuit) et d'une variation morte-eau/vive-eau qui est corrélée avec la turbidité. En
particulier les remises en suspension à basse mer de vive-eau induisent des T90 très longs
(de l'ordre de 20 h) même pour un ensoleillement important (d'autant plus qu'à midi les
hauteurs d'eau sont faibles et la lumière incidente est élevée).
Les conséquences de ces variations de T90 sont aisément observables sur la figure 5(e) où
l'effet de mortalité s'obtient par comparaison entre les courbes continus (concentration
bactérienne simulée avec mortalité) et en pointillé (concentration théorique des bactéries si
leur comportement était conservatif). L'abattement en morte-eau est spectaculaire, sauf en
fin de nuit, à basse mer, où la contamination maximale résulte d'un rejet nocturne non
dégradé. En vive-eau, les maxima de basse mer sont conservés la nuit, mais fortement
réduits le jour, en raison d'une mortalité non négligeable.
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T90 (temps de mortalité en heures) = 9 645. F 0,5462
où
I (intensité lumineuse reçue) = ^.(l-e-11 H)/kH
H : hauteur d'eau (m)
k : (coefficient d'atténuation) = 0,1 MES (g.m-3)
I, (lumière incidente) = max (0, I^.sin (2n (t - to)/86 400))
(lumière incidente maximale) = 5.106 pE.m-2.h-1
La dernière relation représente le cycle nycthéméral adopté pour l'éclairement, avec un
maximum correspondant à un ensoleillement moyen. La phase de ce cycle diurne est telle
que ce maximum intervient à midi : pour tenir compte d'une éventuelle interaction avec la
marée (en vive-eau à Morlaix, la basse mer - donc H minimum - se produit toujours en
milieu de journée) la période de cette dernière est choisie égale à un sous multiple de celle
du cycle lunaire (soit dans le modèle 14 jours pour le cycle vive-eau/morte-eau et
12,44 heures pour la marée semi-diurne).
La mortalité des bactéries liées est beaucoup plus difficile à évaluer puisqu'on ne connaît
pas les conditions de survie au contact de la matière organique associée aux particules. Faute
d'éléments à ce sujet, nous avons opté pour le cas probablement extrême d'une survie
identique à celle observée dans le sédiment, estimée à 14 jours (Le Guyader et al., 1990).
Enfin, dans le présent calcul, on a considéré qu'il n'y avait pas d'échange entre le stock de
bactéries libres et celui de bactéries liées (ni adsorption, ni décrochage).
Les résultats
La figure 5 montre l'évolution de différentes variables en un point médian de l'estuaire
(station B) au cours d'un cycle de 14 jours après établissement d'un régime périodique.
L'examen du T90 révèle la superposition d'une variation nycthémérale (avec passage à
l'infini la nuit) et d'une variation morte-eau/vive-eau qui est corrélée avec la turbidité. En
particulier les remises en suspension à basse mer de vive-eau induisent des T90 très longs
(de l'ordre de 20 h) même pour un ensoleillement important (d'autant plus qu'à midi les
hauteurs d'eau sont faibles et la lumière incidente est élevée).
Les conséquences de ces variations de T90 sont aisément observables sur la figure 5(e) où
l'effet de mortalité s'obtient par comparaison entre les courbes continus (concentration
bactérienne simulée avec mortalité) et en pointillé (concentration théorique des bactéries si
leur comportement était conservatif). L'abattement en morte-eau est spectaculaire, sauf en
fin de nuit, à basse mer, où la contamination maximale résulte d'un rejet nocturne non
dégradé. En vive-eau, les maxima de basse mer sont conservés la nuit, mais fortement
réduits le jour, en raison d'une mortalité non négligeable.
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