Bassoullet, 1990). On remarque, d'autre part, des gradients accentués non seulement d'amont
en aval, mais aussi entre le chenal et l'estran, ce qui peut influencer l'implantation de
secteurs conchylicoles.
Toute extrapolation des résultats à un effluent conservatif déterminé s'obtient en multipliant
les valeurs des concentrations par le flux de rejet. Une illustration est donnée pour les
apports bactériens (fig. 4). On remarque que le devenir d'un rejet ne s'exprime pas en terme
de dilution mais plutôt sous forme de rapport concentration/flux.
Les temps de transit de ces éléments dissous ou particulaires entre le point de rejet et la baie
ont également été approchés en considérant, pour chaque point de la baie, le moment
d'occurence du maximum de concentration induit par un rejet de durée limitée (Le Hir,
1990). Les temps de transit obtenus sont proches pour les éléments dissous ou particulaires,
mais très sensibles à la période du rejet : de l'ordre de 4 jours si celle-ci est suivi d'une
vive-eau et de 10 à 12 jours si le rejet se produit en période de coefficients décroissants car
l'impact maximal se produit alors au moment des vives eaux qui suivent.
Ces résultats ont été établis en période d'étiage. Ils ne peuvent être généralisés aux situations
de crue pour lesquelles on assiste à une expulsion partielle des suspensions de l'estuaire vers
la baie : compte tenu de l'incapacité actuelle du modèle à reproduire les stratifications de
courant qui interviennent alors, les résultats correspondant n'ont pas été représentés.
Simulation du rejet de bactéries
L'une des préoccupations majeures du programme d'étude sur les rejets urbains en mer était
le devenir des bactéries fécales. Le modèle hydrosédimentaire de Morlaix a donc été
appliqué au transport des bactéries d'origine entériques rejetées par la station d'épuration en
amont de l'estuaire, afin d'examiner, en particulier, la part des bactéries liées, c'est-à-dire
fixées au sédiment, et la part des bactéries libres, dont le comportement est assimilable à
celui d'un élément dissous.
La simulation a été réalisée, pendant trois cycles complets vive-eau/morte-eau, dans les
conditions suivantes :
- débit fluvial moyen (2 m3/s),
- rejet à flux constant estimé d'après les mesures de concentration et de débit à
0,12.1O10 CF (coliformes fécaux).s^1 pour les libres et autant pour les liées, ce qui est
réaliste lorsqu'une partie du rejet est by-passée (Dupray et al., 1990),
- les bactéries subissent une mortalité modélisée par une loi de décroissance du premier
ordre. Les temps de mortalité caractéristiques T90, estimés d'après les observations in situ
et in vitro (Pommepuy et al., 1990) sont différents pour les bactéries libres et les liées.
Les premières ont une mortalité qui dépend de la lumière reçue par le milieu : cette
dernière est reliée à la lumière incidente par une loi d'atténuation qui dépend de la hauteur
d eau et de la turbidité, quantités qui sont toutes deux calculées par le modèle.
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en aval, mais aussi entre le chenal et l'estran, ce qui peut influencer l'implantation de
secteurs conchylicoles.
Toute extrapolation des résultats à un effluent conservatif déterminé s'obtient en multipliant
les valeurs des concentrations par le flux de rejet. Une illustration est donnée pour les
apports bactériens (fig. 4). On remarque que le devenir d'un rejet ne s'exprime pas en terme
de dilution mais plutôt sous forme de rapport concentration/flux.
Les temps de transit de ces éléments dissous ou particulaires entre le point de rejet et la baie
ont également été approchés en considérant, pour chaque point de la baie, le moment
d'occurence du maximum de concentration induit par un rejet de durée limitée (Le Hir,
1990). Les temps de transit obtenus sont proches pour les éléments dissous ou particulaires,
mais très sensibles à la période du rejet : de l'ordre de 4 jours si celle-ci est suivi d'une
vive-eau et de 10 à 12 jours si le rejet se produit en période de coefficients décroissants car
l'impact maximal se produit alors au moment des vives eaux qui suivent.
Ces résultats ont été établis en période d'étiage. Ils ne peuvent être généralisés aux situations
de crue pour lesquelles on assiste à une expulsion partielle des suspensions de l'estuaire vers
la baie : compte tenu de l'incapacité actuelle du modèle à reproduire les stratifications de
courant qui interviennent alors, les résultats correspondant n'ont pas été représentés.
Simulation du rejet de bactéries
L'une des préoccupations majeures du programme d'étude sur les rejets urbains en mer était
le devenir des bactéries fécales. Le modèle hydrosédimentaire de Morlaix a donc été
appliqué au transport des bactéries d'origine entériques rejetées par la station d'épuration en
amont de l'estuaire, afin d'examiner, en particulier, la part des bactéries liées, c'est-à-dire
fixées au sédiment, et la part des bactéries libres, dont le comportement est assimilable à
celui d'un élément dissous.
La simulation a été réalisée, pendant trois cycles complets vive-eau/morte-eau, dans les
conditions suivantes :
- débit fluvial moyen (2 m3/s),
- rejet à flux constant estimé d'après les mesures de concentration et de débit à
0,12.1O10 CF (coliformes fécaux).s^1 pour les libres et autant pour les liées, ce qui est
réaliste lorsqu'une partie du rejet est by-passée (Dupray et al., 1990),
- les bactéries subissent une mortalité modélisée par une loi de décroissance du premier
ordre. Les temps de mortalité caractéristiques T90, estimés d'après les observations in situ
et in vitro (Pommepuy et al., 1990) sont différents pour les bactéries libres et les liées.
Les premières ont une mortalité qui dépend de la lumière reçue par le milieu : cette
dernière est reliée à la lumière incidente par une loi d'atténuation qui dépend de la hauteur
d eau et de la turbidité, quantités qui sont toutes deux calculées par le modèle.
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