Simulation des turbidités
Les résultats immédiats du modèle hydrosédimentaire sont les répartitions spatiotemporelles
des concentrations en matières en suspension (MES). La figure 2 illustre la variation de ces
M.E.S. en un point médian de l'estuaire au cours d'une marée de vive-eau en période
d'étiage : on observe une extrême variabilité de la turbidité avec un minimum de l'ordre de
10 mg/1 à pleine mer (PM) et un maximum de quelques g/1 à basse mer (BM) : cette
turbidité maximum, qui intervient sur une majeure partie de l'estuaire, correspond à une
remise en suspension des sédiments par le courant de jusant dans un volume d'eau très faible
(la largeur du chenal à basse mer est de l'ordre de 10 m).
Dans la baie, les turbidités sont nettement plus faibles ; la figure 3 met bien en évidence les
apports en suspension en provenance de l'estuaire en fin de jusant, ainsi que les remises en
suspension locales par le flot.
Figure 3 : Répartition des MES en baie de Morlaix. Simulation d'une marée de vive-eau - étiage.
On verra qu'indépendamment du transport des contaminants sur support particulaire, la
turbidité du milieu constitue un facteur important par son effet sur l'environnement et en
particulier sur la pénétration de la lumière.
210
Précédent

- 210/245

Suivant