Pour plus de facilité, et afin de conserver une certaine marge de sécurité, nous avons résumé
sur la figure 7 l'ensemble des concentrations toxiques sublétales les plus faibles pour les
principaux contaminants organiques et inorganiques traités ici, ainsi que leurs teneurs après
dilution au 1/50® ou 1/100® sur les deux sites pilotes étudiés. Il en ressort que les dilutions
instantanées des effluents suffisent déjà en elles-mêmes à ramener les teneurs au-dessous
des seuils toxiques les plus bas, excepté pour les détergents anioniques. Dans ce dernier cas
un risque réel semble exister pour l'environnement.
Figure 8 : Zones théoriques impactées par la toxicité des effluents de Morlaix et Toulon. La toxicité globale des
effluents traités et la toxicité potentielle des détergents anioniques contenus dans les rejets se
confondent, mais le niveau de marée à Morlaix et la vitesse des courants à Toulon jouent un rôle
déterminant dans l'étendue de la zone touchée.
De plus, nous avons tenté d'estimer les zones subissant théoriquement un impact à Toulon
et Morlaix en prenant en compte les résultats d'embryotoxicité sur les rejets, la toxicité des
détergents anioniques et les taux de dilution donnés par les modèles (fig. 8). Les résultats
mettent en évidence une zone potentiellement affectée de 6 km à 10 km dans les plus
mauvaises conditions de dilution, c'est-à-dire un courant de 5 cm.s-1 à Toulon et une basse
mer de vives-eaux à Morlaix. Ces résultats sont cependant purement indicatifs, même s'ils
montrent un bon recouvrement entre la toxicité des effluents traités et celle des détergents,
dans la mesure où, par exemple, le modèle de dilution à Toulon n'est valable que dans un
rayon de 2 000 m autour de la sortie de l'émissaire. Le comportement de l'effluent et ses
effets toxiques au-delà de cette limite ne peuvent être estimés par une simple extrapolation
graphique des courbes de dilution.
183
sur la figure 7 l'ensemble des concentrations toxiques sublétales les plus faibles pour les
principaux contaminants organiques et inorganiques traités ici, ainsi que leurs teneurs après
dilution au 1/50® ou 1/100® sur les deux sites pilotes étudiés. Il en ressort que les dilutions
instantanées des effluents suffisent déjà en elles-mêmes à ramener les teneurs au-dessous
des seuils toxiques les plus bas, excepté pour les détergents anioniques. Dans ce dernier cas
un risque réel semble exister pour l'environnement.
Figure 8 : Zones théoriques impactées par la toxicité des effluents de Morlaix et Toulon. La toxicité globale des
effluents traités et la toxicité potentielle des détergents anioniques contenus dans les rejets se
confondent, mais le niveau de marée à Morlaix et la vitesse des courants à Toulon jouent un rôle
déterminant dans l'étendue de la zone touchée.
De plus, nous avons tenté d'estimer les zones subissant théoriquement un impact à Toulon
et Morlaix en prenant en compte les résultats d'embryotoxicité sur les rejets, la toxicité des
détergents anioniques et les taux de dilution donnés par les modèles (fig. 8). Les résultats
mettent en évidence une zone potentiellement affectée de 6 km à 10 km dans les plus
mauvaises conditions de dilution, c'est-à-dire un courant de 5 cm.s-1 à Toulon et une basse
mer de vives-eaux à Morlaix. Ces résultats sont cependant purement indicatifs, même s'ils
montrent un bon recouvrement entre la toxicité des effluents traités et celle des détergents,
dans la mesure où, par exemple, le modèle de dilution à Toulon n'est valable que dans un
rayon de 2 000 m autour de la sortie de l'émissaire. Le comportement de l'effluent et ses
effets toxiques au-delà de cette limite ne peuvent être estimés par une simple extrapolation
graphique des courbes de dilution.
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