Avant de procéder à un choix définitif des paramètres polluants, il a été effectué une étude
aussi exhaustive que possible des constituants présents dans les effluents bruts et traités lors
d'un cycle journalier (24-25 juin 1985 pour Toulon, 21-22 avril 1986 pour Morlaix)
(Tab. 1). A partir de ces données, le choix a porté sur neuf paramètres parmi les plus
représentatifs de la pollution : les matières en suspension, les détergents anioniques, les
hydrocarbures aromatiques, les composés organochlorés (PCB et lindane) et les métaux
(cuivre, fer, plomb, cadmium et zinc). Par ailleurs, les paramètres classiques permettant le
suivi du fonctionnement de la station (débit, température, pH et oxygène dissous) ont fait
l'objet de mesures complémentaires.
Les concentrations moyennes annuelles ont été obtenues pour chaque paramètre à partir de
la moyenne arithmétique calculée sur l'ensemble de données du cycle annuel. A partir des
concentrations moyennes obtenues tous les huit jours C(j) et les débits journaliers
correspondants Q(j), il a été estimé les flux annuels par la relation :
j =45
Flux annuel = 8 x S Q(j)xC(j)
j = 1
Ce sont donc des estimations qui ignorent les éventuelles variations survenues entre chaque
prélèvement.
RESULTATS OBTENUS SUR LES EFFLUENTS
Caractéristiques hydrologiques des effluents
Les débits journaliers de Toulon-Est ont été enregistrés et analysés pendant la période de
prélèvement. Trois faits majeurs ressortent de cet enregistrement :
- le débit journalier moyen par temps sec est de 13 500 m3,
- le débit maximum journalier enregistré en période d'orage a été de 48 300 m3 le 10
janvier 1987,
- les précipitations provoquent une augmentation quasi instantanée du débit à l'échelle de
la journée. Le retour aux conditions initiales se produit ensuite pendant plusieurs jours
avec une décroissance exponentielle. Ce débit est une conséquence de l'infiltration d'eaux
parasites représentant, à Toulon-Est, 25 % du débit annuel total, soit environ 1,5 millions
de mètres cubes.
A Morlaix, le débit moyen enregistré est de 300 m3/s avec de fortes variations annuelles
liées à une pluviométrie ayant un cycle plus stable et moins orageux qu'en Méditerranée.
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