Dans ce cadre, il a été choisi d'étudier deux sites pilotes dont les caractéristiques et les
dimensions permettent une approche plus aisée du problème. Contrairement aux grandes
agglomérations urbaines comme Los Angeles (Schafer, 1984), New York (Duedall et al.,
1983), ou Marseille (S.E.M., 1984 ; Marchand, 1987a, 1988), les villes côtières de taille
moyenne et faiblement industrialisées ont fait rarement l’objet de tels programmes d'études.
Notre choix s'est donc porté sur la station de Toulon-Est, traitant par procédé
physico-chimique les effluents essentiellement domestiques d'une population de 60 000
équivalent habitants, ainsi que celle de Morlaix, traitant par procédé biologique une partie
des effluents industriels et agro-alimentaires (abattoir) d'une population de 22 000
équivalent habitants. Les rejets sont soumis d'abord à un processus de dégrillage,
déshuilage-dégraissage et dessablage.
A Toulon, la floculation se fait par addition de chlorosulfate ferrique (Clairtan), de
polymères, et de chaux et décantation dans quatre bacs équipés de décanteurs lamellaires.
Ce procédé conduit en moyenne à l'élimination de 85 % des matières en suspension, 70 %
de la DCO et 60 % de la DBO5. L'effluent traité se déverse en rade de Toulon par un
émissaire de 1 800 m de long débouchant à 42 m de profondeur.
A Morlaix, le traitement se fait par une station d'épuration biologique. Le rejet s'effectue en
tête de l'estuaire de Morlaix par un émissaire court. Une partie importante de l'effluent brut
était "by-passée" lors de la réalisation des études.
La première partie du travail que nous présentons concerne l'évaluation des flux sur un cycle
annuel des contaminants les plus caractéristiques parvenant au milieu marin après les
traitements par les stations d'épuration. Ces choix se justifient par le fait qu'une grande
partie des effluents urbains en Méditerranée subit un traitement physico-chimique ; en
Atlantique ce sont les procédés biologiques qui dominent. En région Provence-Côte d'Azur
(communication Agence Régionale pour l'Environnement, état 1985), 21 % sont biologiques,
62 % physico-chimiques, 15 % mixtes biologiques-physico-chimiques et le lagunage
correspond à 3 % .
La deuxième partie s'attache à déterminer la zone d'influence de ce type d'apports aux
alentours de la sortie des effluents, soit au niveau de la dilution dans la masse d'eau, soit
dans les sédiments.
MATERIEL ET METHODES
Stratégie d'échantillonnage
A Toulon, le suivi a été réalisé sur un cycle annuel complet (1er juillet 1986 au 30 juin
1987). A Morlaix, l'étude a porté sur une partie du cycle annuel (10 octobre 1988 au 30
avril 1989). De façon à déceler d'éventuels cycles hebdomadaires, les échantillons ont été
prélevés tous les huit jours. Un débitmètre installé à l'entrée des stations d'épuration, couplé
à un préleveur automatique installé en sortie, a permis de disposer d'échantillons journaliers
moyennés sur le débit, c'est-à-dire d'échantillons parfaitement représentatifs du flux
journalier. Au total, 45 échantillons ont été prélevés sur Toulon et 24 sur Morlaix, ce qui
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dimensions permettent une approche plus aisée du problème. Contrairement aux grandes
agglomérations urbaines comme Los Angeles (Schafer, 1984), New York (Duedall et al.,
1983), ou Marseille (S.E.M., 1984 ; Marchand, 1987a, 1988), les villes côtières de taille
moyenne et faiblement industrialisées ont fait rarement l’objet de tels programmes d'études.
Notre choix s'est donc porté sur la station de Toulon-Est, traitant par procédé
physico-chimique les effluents essentiellement domestiques d'une population de 60 000
équivalent habitants, ainsi que celle de Morlaix, traitant par procédé biologique une partie
des effluents industriels et agro-alimentaires (abattoir) d'une population de 22 000
équivalent habitants. Les rejets sont soumis d'abord à un processus de dégrillage,
déshuilage-dégraissage et dessablage.
A Toulon, la floculation se fait par addition de chlorosulfate ferrique (Clairtan), de
polymères, et de chaux et décantation dans quatre bacs équipés de décanteurs lamellaires.
Ce procédé conduit en moyenne à l'élimination de 85 % des matières en suspension, 70 %
de la DCO et 60 % de la DBO5. L'effluent traité se déverse en rade de Toulon par un
émissaire de 1 800 m de long débouchant à 42 m de profondeur.
A Morlaix, le traitement se fait par une station d'épuration biologique. Le rejet s'effectue en
tête de l'estuaire de Morlaix par un émissaire court. Une partie importante de l'effluent brut
était "by-passée" lors de la réalisation des études.
La première partie du travail que nous présentons concerne l'évaluation des flux sur un cycle
annuel des contaminants les plus caractéristiques parvenant au milieu marin après les
traitements par les stations d'épuration. Ces choix se justifient par le fait qu'une grande
partie des effluents urbains en Méditerranée subit un traitement physico-chimique ; en
Atlantique ce sont les procédés biologiques qui dominent. En région Provence-Côte d'Azur
(communication Agence Régionale pour l'Environnement, état 1985), 21 % sont biologiques,
62 % physico-chimiques, 15 % mixtes biologiques-physico-chimiques et le lagunage
correspond à 3 % .
La deuxième partie s'attache à déterminer la zone d'influence de ce type d'apports aux
alentours de la sortie des effluents, soit au niveau de la dilution dans la masse d'eau, soit
dans les sédiments.
MATERIEL ET METHODES
Stratégie d'échantillonnage
A Toulon, le suivi a été réalisé sur un cycle annuel complet (1er juillet 1986 au 30 juin
1987). A Morlaix, l'étude a porté sur une partie du cycle annuel (10 octobre 1988 au 30
avril 1989). De façon à déceler d'éventuels cycles hebdomadaires, les échantillons ont été
prélevés tous les huit jours. Un débitmètre installé à l'entrée des stations d'épuration, couplé
à un préleveur automatique installé en sortie, a permis de disposer d'échantillons journaliers
moyennés sur le débit, c'est-à-dire d'échantillons parfaitement représentatifs du flux
journalier. Au total, 45 échantillons ont été prélevés sur Toulon et 24 sur Morlaix, ce qui
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