- Les réseaux de collecte et de traitement d'eaux usées les concentrent (bactéries
hétérotrophes : de l'ordre de 109/100 ml, conformes fécaux : 106 à 107/100 ml,
streptocoques fécaux : 105 à 106/100 ml, salmonelles : 10 à 103/l, particules virales : 10
à 103/l).
- Les stations d'épuration courantes conduisent à des abattements négligeables, de l'ordre
d'une unité logarithmique (UL) pour les stations biologiques et inférieurs à 0,5 UL pour
les stations physico-chimiques, ce qui entraîne des flux considérables de bactéries
témoins de contamination fécale dans le milieu récepteur (1013 à 1O1S coliformes fécaux
par jour) mais d'intensité variable au cours de la journée.
Ces bactéries rejetées sont plutôt sous forme libre ou au moins en amas inférieurs à 3 |xm
(50 % dans les eaux brutes, 70 à 80 % dans les eaux traitées) ce qui suggère une vitesse
de sédimentation relativement lente.
Que deviennent ces micro-organismes dans le milieu littoral ? Pour ce qui est des virus, qui
sont des particules "inertes", il n'y a pas de possibilités d'adaptation et de prolifération en
dehors de la rencontre éventuelle avec l'homme. De nombreux problèmes méthodologiques
subsistent quant à leur mise en évidence et en ce qui concerne les relations présence du
virus - infectivité. Ces difficultés techniques à la fois de mise en évidence et
d'échantillonnage ont pour conséquence un manque de connaissance important sur le devenir
de ces micro-organismes in situ.
Le problème des capacités d'adaptation est tout à fait différent pour les bactéries. Les
éléments nécessaires à leur survie et à leur adaptation éventuelle sont les suivants.
- La matière organique assimilable, sa forme particulaire ou dissoute. Cette nécessité de
la disponibilité des nutriments conduit à une différence fondamentale du comportement
des bactéries rejetées en Méditerranée et en Atlantique par suite des caractéristiques de
ces milieux. De la même façon, le comportement des bactéries est très différent dans
l'eau et les sédiments où les conditions sont beaucoup plus favorables à leur survie.
- La résistance aux inhibiteurs parmi lesquels deux semblent prépondérants : la pression
osmotique (concentration en NaCl essentiellement) et la lumière. Pour résister au stress
halin, les bactéries utilisent des mécanismes d'halotolérance et d'osmoprotection que l'on
trouve pour ces derniers essentiellement liés à la matière organique. Pour la lumière, il
apparaît que les bactéries sont particulièrement sensibles aux effets du rayonnement
solaire, non exclusivement celui des U.V. La qualité de l'environnement (transparence
de l'eau, conditions météorologiques, profondeur...) influe ainsi fortement sur l'efficacité
du facteur lumière.
Le T90 qui représente le constat du devenir d'une population de bactéries injectées dans le
milieu varie ainsi de 2 h à plusieurs dizaines d'heures selon les conditions météorologiques,
la température, le cycle nycthéméral et finalement selon que l'on se trouve en Méditerranée
ou en Atlantique.
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hétérotrophes : de l'ordre de 109/100 ml, conformes fécaux : 106 à 107/100 ml,
streptocoques fécaux : 105 à 106/100 ml, salmonelles : 10 à 103/l, particules virales : 10
à 103/l).
- Les stations d'épuration courantes conduisent à des abattements négligeables, de l'ordre
d'une unité logarithmique (UL) pour les stations biologiques et inférieurs à 0,5 UL pour
les stations physico-chimiques, ce qui entraîne des flux considérables de bactéries
témoins de contamination fécale dans le milieu récepteur (1013 à 1O1S coliformes fécaux
par jour) mais d'intensité variable au cours de la journée.
Ces bactéries rejetées sont plutôt sous forme libre ou au moins en amas inférieurs à 3 |xm
(50 % dans les eaux brutes, 70 à 80 % dans les eaux traitées) ce qui suggère une vitesse
de sédimentation relativement lente.
Que deviennent ces micro-organismes dans le milieu littoral ? Pour ce qui est des virus, qui
sont des particules "inertes", il n'y a pas de possibilités d'adaptation et de prolifération en
dehors de la rencontre éventuelle avec l'homme. De nombreux problèmes méthodologiques
subsistent quant à leur mise en évidence et en ce qui concerne les relations présence du
virus - infectivité. Ces difficultés techniques à la fois de mise en évidence et
d'échantillonnage ont pour conséquence un manque de connaissance important sur le devenir
de ces micro-organismes in situ.
Le problème des capacités d'adaptation est tout à fait différent pour les bactéries. Les
éléments nécessaires à leur survie et à leur adaptation éventuelle sont les suivants.
- La matière organique assimilable, sa forme particulaire ou dissoute. Cette nécessité de
la disponibilité des nutriments conduit à une différence fondamentale du comportement
des bactéries rejetées en Méditerranée et en Atlantique par suite des caractéristiques de
ces milieux. De la même façon, le comportement des bactéries est très différent dans
l'eau et les sédiments où les conditions sont beaucoup plus favorables à leur survie.
- La résistance aux inhibiteurs parmi lesquels deux semblent prépondérants : la pression
osmotique (concentration en NaCl essentiellement) et la lumière. Pour résister au stress
halin, les bactéries utilisent des mécanismes d'halotolérance et d'osmoprotection que l'on
trouve pour ces derniers essentiellement liés à la matière organique. Pour la lumière, il
apparaît que les bactéries sont particulièrement sensibles aux effets du rayonnement
solaire, non exclusivement celui des U.V. La qualité de l'environnement (transparence
de l'eau, conditions météorologiques, profondeur...) influe ainsi fortement sur l'efficacité
du facteur lumière.
Le T90 qui représente le constat du devenir d'une population de bactéries injectées dans le
milieu varie ainsi de 2 h à plusieurs dizaines d'heures selon les conditions météorologiques,
la température, le cycle nycthéméral et finalement selon que l'on se trouve en Méditerranée
ou en Atlantique.
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