La variabilité de ces résultats peut s'expliquer par le fait que les réductions restent liées aux
piégeages des particules en suspension et donc très dépendants de la géométrie de l'ouvrage,
de la vitesse de décantation et de la qualité de l'eau brute.
Réacteurs biologiques
Les procédés biologiques assurent une élimination de 90 à 99 % des coliformes totaux,soit
1 à 2 Unités Logarithmiques (UL). Les performances sont liées au type de station et les
conceptions en aération prolongée permettent une efficacité maximale (2 UL). Dans le cas
des boues activées, ces résultats sont bien évidemment en relation avec les performances du
clarificateur final puisque tout départ de boue réduirait à néant cette épuration. Les réacteurs
à cultures fixées donnent des abattements du même ordre de grandeur (2 UL pour les
biofiltres et 1 UL pour les lits bactériens).
La présence d'une filtration tertiaire assure une réduction supplémentaire d'environ 0,5 UL
tandis qu'un traitement de microtamisage en aval de cette filtration ne diminue la
contamination bactérienne que de 0,05 UL (Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse,
1982). Les résultats montrent qu'à ce stade les micro-organismes sont sous forme de
micro-agrégats non piégeables par ce type de traitement.
Ces premières données montrent que la station d'épuration conventionnelle ne peut
absolument pas répondre aux objectifs de qualité en terme de pollution microbienne. Soit
une conception différente, soit un traitement spécifique complémentaire doivent donc être
envisagés.
Les traitements spécifiques
Infiltration sur sable
Cette technique consiste en l'infiltration à vitesse lente (“1 m/j) d'un effluent au moins
prétraité à travers une couche perméable du sol (couche sableuse). L'élimination des
bactéries se fait par piégeage/fixation sur les particules sableuses.
La mise en oeuvre de cette technique repose sur l'utilisation de deux bassins, remplis
alternativement pour minimiser les phénomènes de colmatage dans la masse. L'efficacité
vis-à-vis du piégeage des micro-organismes est bonne mais nécessite un dimensionnement
correct notamment pour l'épaisseur de la couche de sable.
Des études menées à Flushing Meadows (Valiron, 1983) ont montré que l'élimination se
faisait dans les premiers 90 centimètres.
En général, la réduction est de 1 UL par 25 cm et une hauteur de 1,5 m est conseillée pour
assurer un fonctionnement fiable. En France, une trentaine d'installations utilisent ce principe
dont un tiers environ concerne des stations en bord de mer (Lavarde, 1988).
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piégeages des particules en suspension et donc très dépendants de la géométrie de l'ouvrage,
de la vitesse de décantation et de la qualité de l'eau brute.
Réacteurs biologiques
Les procédés biologiques assurent une élimination de 90 à 99 % des coliformes totaux,soit
1 à 2 Unités Logarithmiques (UL). Les performances sont liées au type de station et les
conceptions en aération prolongée permettent une efficacité maximale (2 UL). Dans le cas
des boues activées, ces résultats sont bien évidemment en relation avec les performances du
clarificateur final puisque tout départ de boue réduirait à néant cette épuration. Les réacteurs
à cultures fixées donnent des abattements du même ordre de grandeur (2 UL pour les
biofiltres et 1 UL pour les lits bactériens).
La présence d'une filtration tertiaire assure une réduction supplémentaire d'environ 0,5 UL
tandis qu'un traitement de microtamisage en aval de cette filtration ne diminue la
contamination bactérienne que de 0,05 UL (Agence de Bassin Rhône-Méditerranée-Corse,
1982). Les résultats montrent qu'à ce stade les micro-organismes sont sous forme de
micro-agrégats non piégeables par ce type de traitement.
Ces premières données montrent que la station d'épuration conventionnelle ne peut
absolument pas répondre aux objectifs de qualité en terme de pollution microbienne. Soit
une conception différente, soit un traitement spécifique complémentaire doivent donc être
envisagés.
Les traitements spécifiques
Infiltration sur sable
Cette technique consiste en l'infiltration à vitesse lente (“1 m/j) d'un effluent au moins
prétraité à travers une couche perméable du sol (couche sableuse). L'élimination des
bactéries se fait par piégeage/fixation sur les particules sableuses.
La mise en oeuvre de cette technique repose sur l'utilisation de deux bassins, remplis
alternativement pour minimiser les phénomènes de colmatage dans la masse. L'efficacité
vis-à-vis du piégeage des micro-organismes est bonne mais nécessite un dimensionnement
correct notamment pour l'épaisseur de la couche de sable.
Des études menées à Flushing Meadows (Valiron, 1983) ont montré que l'élimination se
faisait dans les premiers 90 centimètres.
En général, la réduction est de 1 UL par 25 cm et une hauteur de 1,5 m est conseillée pour
assurer un fonctionnement fiable. En France, une trentaine d'installations utilisent ce principe
dont un tiers environ concerne des stations en bord de mer (Lavarde, 1988).
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