Si l'élimination des matières organiques et minérales a fait l'objet de nombreux travaux, la
réduction de la pollution bactérienne est restée un domaine de recherche marginal et peu
concrétisé par des mises en oeuvre sur le terrain. La restriction de ses zones d'application
peut expliquer cette carence.
Or, à l'heure actuelle, la situation devient critique et la dégradation bactériologique des zones
de baignade ou de conchyliculture ne peut rester sans impliquer un développement rapide
d'une nouvelle stratégie de désinfection. Les premiers traitements de désinfection découlent
tout naturellement des procédés mis au point pour l'eau potable. Si la démarche semblait
logique, elle se heurte à des objectifs différents et à un produit de base, l'effluent de station
d'épuration, de matrice beaucoup plus complexe que dans le cas des eaux à potabiliser.
En eau potable, le souci est de réduire au maximum la contamination et d'assurer un résiduel
de biocide dans le réseau de distribution. Cet effet rémanent du désinfectant est par contre,
pour les eaux résiduaires, un élément négatif car susceptible d'induire une toxicité directe
sur les organismes présents dans le milieu récepteur.
Un autre élément à prendre en compte est la surestimation du pouvoir auto-épurateur du
milieu littoral. Il apparaît que le temps de survie des micro-organismes peut atteindre
plusieurs jours, notamment dans des conditions de fortes teneurs en matières organiques
et/ou lorsque la pénétration de la lumière est affectée par une turbidité importante.
Enfin, les traitements actuels souffrent souvent d'une mauvaise conception/exploitation qui
les rendent inefficaces pour les objectifs fixés. Ainsi, un rapport de l'Agence de l'Eau
Seine-Normandie en 1977 montrait que sur le parc de stations équipées d'une désinfection,
29 % étaient en panne, 48 % étaient en mauvais fonctionnement et seules 23 %
répondaient aux normes. Une constatation similaire a été faite par l'Agence de l'Eau
Artois-Picardie (Dupontreue et Cathelain, 1989) où une station sur les dix répertoriées était
efficace.
Cette communication se propose de faire un point sur les différentes techniques permettant
de réduire les concentrations en micro-organismes et d'évaluer les avantages et les
inconvénients liés à chacune d'elles.
CONCENTRATION EN MICRO-ORGANISMES DANS LES EAUX RESIDUAIRES
Les populations de micro-organismes dans les eaux résiduaires sont variables en quantité
et en qualité. De plus, ces micro-organismes sont le plus souvent agrégés entre eux ou
adsorbés sur des matières en suspension ce qui rend souvent leur numération difficile.
Les ordres de grandeur les plus souvent rencontrés sont mentionnés dans le tableau 1
(E.P.A, 1986 ; Martin, 1982 ; Schwartzbrod et al., 1979)
134
réduction de la pollution bactérienne est restée un domaine de recherche marginal et peu
concrétisé par des mises en oeuvre sur le terrain. La restriction de ses zones d'application
peut expliquer cette carence.
Or, à l'heure actuelle, la situation devient critique et la dégradation bactériologique des zones
de baignade ou de conchyliculture ne peut rester sans impliquer un développement rapide
d'une nouvelle stratégie de désinfection. Les premiers traitements de désinfection découlent
tout naturellement des procédés mis au point pour l'eau potable. Si la démarche semblait
logique, elle se heurte à des objectifs différents et à un produit de base, l'effluent de station
d'épuration, de matrice beaucoup plus complexe que dans le cas des eaux à potabiliser.
En eau potable, le souci est de réduire au maximum la contamination et d'assurer un résiduel
de biocide dans le réseau de distribution. Cet effet rémanent du désinfectant est par contre,
pour les eaux résiduaires, un élément négatif car susceptible d'induire une toxicité directe
sur les organismes présents dans le milieu récepteur.
Un autre élément à prendre en compte est la surestimation du pouvoir auto-épurateur du
milieu littoral. Il apparaît que le temps de survie des micro-organismes peut atteindre
plusieurs jours, notamment dans des conditions de fortes teneurs en matières organiques
et/ou lorsque la pénétration de la lumière est affectée par une turbidité importante.
Enfin, les traitements actuels souffrent souvent d'une mauvaise conception/exploitation qui
les rendent inefficaces pour les objectifs fixés. Ainsi, un rapport de l'Agence de l'Eau
Seine-Normandie en 1977 montrait que sur le parc de stations équipées d'une désinfection,
29 % étaient en panne, 48 % étaient en mauvais fonctionnement et seules 23 %
répondaient aux normes. Une constatation similaire a été faite par l'Agence de l'Eau
Artois-Picardie (Dupontreue et Cathelain, 1989) où une station sur les dix répertoriées était
efficace.
Cette communication se propose de faire un point sur les différentes techniques permettant
de réduire les concentrations en micro-organismes et d'évaluer les avantages et les
inconvénients liés à chacune d'elles.
CONCENTRATION EN MICRO-ORGANISMES DANS LES EAUX RESIDUAIRES
Les populations de micro-organismes dans les eaux résiduaires sont variables en quantité
et en qualité. De plus, ces micro-organismes sont le plus souvent agrégés entre eux ou
adsorbés sur des matières en suspension ce qui rend souvent leur numération difficile.
Les ordres de grandeur les plus souvent rencontrés sont mentionnés dans le tableau 1
(E.P.A, 1986 ; Martin, 1982 ; Schwartzbrod et al., 1979)
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