Toutefois, il a pu être recensé des cas de gastro-entérite ou d'hépatite A consécutives à la
consommation de coquillages conformes aux normes bactériennes habituellement admises.
Plusieurs cas d'hépatite A ou de gastro-entérite ont été rapportés à la suite de la
consommation de coquillages ayant fait l'objet d'un traitement épurateur, par reparcage ou
par passage en station de purification.
Une étude prospective a été conduite en Australie, par Grohmann et Murphy (1981), sur
deux groupes de volontaires qui ont consommé des huîtres épurées provenant d'une zone
salubre en permanence pour l'un des groupes, et d'une zone soumise à des pollutions
épisodiques pour l'autre groupe. Seul, le groupe de consommateurs d'huîtres épurées
provenant de la deuxième zone a été victime de troubles.
Plus récemment encore, en 1987-88, une étude "cas-témoin" avec des consommateurs
volontaires a été menée dans l'Etat de Virginie (E.U.), par les services de la N.O.A.A.
(National Oceanic and Atmospheric Administration) et PE.P.A. (Environmental Protection
Agency). Cette étude rapportée par White (1989) portait sur deux groupes de volontaires :
- 521 personnes ont consommé des huîtres provenant d'une zone reconnue salubre mais en
limite de zone insalubre dans la James River,
- 545 personnes ont consommé des huîtres provenant d'une zone parfaitement saine à l'abri
de toute pollution dans le Rappahannock River et 327 personnes constituant un groupe
de témoins non-consommateurs d'huîtres.
] Non-feeding control
Site 1 = Rappahannock River
Site 2 = James River
Figure 2 : Taux d'affections après la consommation d'huîtres (d'après White, 1989).
Les 1 393 personnes furent rigoureusement suivies pendant la semaine postérieure à
l'ingestion et soumises à un questionnaire, 60 jours après chaque opération. Les malades
(diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales) furent examinés par un médecin.
123
Précédent

- 125/245

Suivant