Ces travaux montrent que les coquillages filtreurs se comportent comme des intégrateurs de
pollution bactérienne. Les variations observées dans les coquillages sont atténuées par
rapport à celles observées dans l'eau. (Variation de 2 log dans l’eau pour 1/2 log dans les
moules). Ils confirment également le taux d'enrichissement des bactéries fécales dans les
moules par rapport à l'eau.
Les valeurs moyennes du facteur d'enrichissement observés sont :
- de 17,7 pour les coliformes fécaux,
- de 37,2 pour les streptocoques fécaux.
Ces valeurs sont compatibles avec celles apportées par les études précédentes. Un facteur
d'enrichissement de "30" a d'ailleurs été pris comme critère de définition de la qualité des
rejets en mer pour la conception de l'assainissement en zone de conchyliculture dans
l'instruction interministérielle du 12 mai 1981 relative à la conception et l'assainissement en
zone littorale et aux rejets en mer des effluents.
EVALUATION DES RISQUES SANITAIRES
Risques liés à la consommation de coquillages
Les statistiques du ministère de la Santé (B.E.H. 1990) font état de 611 foyers de
Toxi-Infections Alimentaires Collectives (T.I.A.C.) déclarées en 1989 pour 11146 malades
recensés. 6,7% de ces T.I.A.C. seraient globalement imputables aux produits de la mer avec
moins de 3 % pour lesquels l'agent causal serait les salmonelles. A ce sujet, il faut rappeler
que 391 décès par salmonellose ont été rapportés entre 1978 et 1987, affectant
préférentiellement les individus aux stades extrêmes de la vie.
Aux Etats Unis, F. L. Bryan (1980) du Center of Desease Control d'Atlanta relate des taux
de T.I.A.C. de l'ordre de 11 % imputables aux produits de la mer avec 1,9 % directement
liés à l'ingestion de coquillages.
Les informations recueillies en la matière par les services compétents notamment aux EtatsUnis confirment le constat de risques, (tableau 4).
Les dispositions réglementaires instaurées dans les différents pays producteurs de coquillages
ont permis de réduire considérablement les épisodes épidémiques de typhoïde ou de choléra.
Le traitement des eaux usées avant rejet en mer (et notamment la désinfection lorsqu'elle
est bien conduite) a contribué à abaisser sensiblement les risques pour la santé publique.
H demeure que de tels phénomènes sont encore périodiquement constatés à la suite de
l'ingestion de coquillages provenant de zones contaminées par des effluents urbains. Les cas
observés incriminent le plus souvent des coquillages dont la qualité bactérienne mesurée
était non conforme aux normes de salubrité.
121
pollution bactérienne. Les variations observées dans les coquillages sont atténuées par
rapport à celles observées dans l'eau. (Variation de 2 log dans l’eau pour 1/2 log dans les
moules). Ils confirment également le taux d'enrichissement des bactéries fécales dans les
moules par rapport à l'eau.
Les valeurs moyennes du facteur d'enrichissement observés sont :
- de 17,7 pour les coliformes fécaux,
- de 37,2 pour les streptocoques fécaux.
Ces valeurs sont compatibles avec celles apportées par les études précédentes. Un facteur
d'enrichissement de "30" a d'ailleurs été pris comme critère de définition de la qualité des
rejets en mer pour la conception de l'assainissement en zone de conchyliculture dans
l'instruction interministérielle du 12 mai 1981 relative à la conception et l'assainissement en
zone littorale et aux rejets en mer des effluents.
EVALUATION DES RISQUES SANITAIRES
Risques liés à la consommation de coquillages
Les statistiques du ministère de la Santé (B.E.H. 1990) font état de 611 foyers de
Toxi-Infections Alimentaires Collectives (T.I.A.C.) déclarées en 1989 pour 11146 malades
recensés. 6,7% de ces T.I.A.C. seraient globalement imputables aux produits de la mer avec
moins de 3 % pour lesquels l'agent causal serait les salmonelles. A ce sujet, il faut rappeler
que 391 décès par salmonellose ont été rapportés entre 1978 et 1987, affectant
préférentiellement les individus aux stades extrêmes de la vie.
Aux Etats Unis, F. L. Bryan (1980) du Center of Desease Control d'Atlanta relate des taux
de T.I.A.C. de l'ordre de 11 % imputables aux produits de la mer avec 1,9 % directement
liés à l'ingestion de coquillages.
Les informations recueillies en la matière par les services compétents notamment aux EtatsUnis confirment le constat de risques, (tableau 4).
Les dispositions réglementaires instaurées dans les différents pays producteurs de coquillages
ont permis de réduire considérablement les épisodes épidémiques de typhoïde ou de choléra.
Le traitement des eaux usées avant rejet en mer (et notamment la désinfection lorsqu'elle
est bien conduite) a contribué à abaisser sensiblement les risques pour la santé publique.
H demeure que de tels phénomènes sont encore périodiquement constatés à la suite de
l'ingestion de coquillages provenant de zones contaminées par des effluents urbains. Les cas
observés incriminent le plus souvent des coquillages dont la qualité bactérienne mesurée
était non conforme aux normes de salubrité.
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