En ce qui concerne la contamination virale des huîtres (entérovirus cultivables, rotavirus,
antigène du virus de l’hépatite A), sur vingt échantillons analysés, neuf contenaient des virus.
L'antigène du virus de l'hépatite A est retrouvé dans 20 % des cas tandis que les rotavirus
et les entérovirus cultivables sont mis en évidence dans 15 % des échantillons.
Un lot d'huîtres s'est révélé positif à la fois pour les rotavirus et l'antigène du VHA.
Pour ce qui est de l'efficacité épuratrice d'un séjour de 72 heures en bassin d'eau de mer
aérée, lors de l'étude réalisée, cinq lots naturellement contaminés par divers virus ont subi
ce traitement.
Les résultats montrent que, dans quatre cas sur cinq, aucun virus n'a été retrouvé dans les
huîtres après traitement. Cependant, dans un lot qui contenait avant traitement des rotavirus
et du VHA, il a encore été mis en évidence du VHA dans les huîtres traitées. Dans un cas
sur cinq le traitement s'est donc trouvé en défaut sur le plan virologique alors que sur le
plan bactériologique les cinq lots d'huîtres traitées répondaient aux normes de salubrité.
Cette étude a été réalisée avec un très faible échantillonnage et ne permet pas de conclure.
Elle montre que le protocole d'épuration est mis en défaut une fois sur cinq pour les virus
et elle mériterait d'être poursuivie dans le cadre d'une étude plus générale sur l'efficacité des
différentes techniques d'épuration des fruits de mer au niveau virologique.
CONCLUSION
Compte tenu des réalités épidémiologiques, des travaux ont été entrepris à l'initiative
d'EFREMER au cours des dernières années dans le domaine de la virologie avec trois
objectifs :
- détermination de l'impact des rejets urbains sur la qualité des eaux côtières sur le plan
virologique,
- conséquences de cette pollution virale sur l'état sanitaire des coquillages,
- influence de l'épuration sur la qualité microbiologique des coquillages.
Pour l'impact des rejets urbains, compte tenu des résultats obtenus, il est possible de
conclure que la charge virale apportée dans les rivières côtières ou directement en mer est
importante. Ainsi, à Morlaix (côte atlantique) plus de 107 particules virales sont apportées
en 24 heures dans la baie avec comme conséquence non seulement la contamination des
eaux de la baie mais aussi celle des sédiments qui constituent un réservoir de virus non
négligeable et qui, facilement remis en suspension, peuvent transporter des virus à distance,
notamment dans des zones conchylicoles.
Les conséquences de cette pollution virale des eaux et des sédiments sont directes pour les
mollusques. En effet, ceux-ci, s'alimentant par filtration de grandes quantités d'eau, sont
susceptibles de retenir au niveau de leur appareil digestif ou de leurs tissus, les particules
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antigène du virus de l’hépatite A), sur vingt échantillons analysés, neuf contenaient des virus.
L'antigène du virus de l'hépatite A est retrouvé dans 20 % des cas tandis que les rotavirus
et les entérovirus cultivables sont mis en évidence dans 15 % des échantillons.
Un lot d'huîtres s'est révélé positif à la fois pour les rotavirus et l'antigène du VHA.
Pour ce qui est de l'efficacité épuratrice d'un séjour de 72 heures en bassin d'eau de mer
aérée, lors de l'étude réalisée, cinq lots naturellement contaminés par divers virus ont subi
ce traitement.
Les résultats montrent que, dans quatre cas sur cinq, aucun virus n'a été retrouvé dans les
huîtres après traitement. Cependant, dans un lot qui contenait avant traitement des rotavirus
et du VHA, il a encore été mis en évidence du VHA dans les huîtres traitées. Dans un cas
sur cinq le traitement s'est donc trouvé en défaut sur le plan virologique alors que sur le
plan bactériologique les cinq lots d'huîtres traitées répondaient aux normes de salubrité.
Cette étude a été réalisée avec un très faible échantillonnage et ne permet pas de conclure.
Elle montre que le protocole d'épuration est mis en défaut une fois sur cinq pour les virus
et elle mériterait d'être poursuivie dans le cadre d'une étude plus générale sur l'efficacité des
différentes techniques d'épuration des fruits de mer au niveau virologique.
CONCLUSION
Compte tenu des réalités épidémiologiques, des travaux ont été entrepris à l'initiative
d'EFREMER au cours des dernières années dans le domaine de la virologie avec trois
objectifs :
- détermination de l'impact des rejets urbains sur la qualité des eaux côtières sur le plan
virologique,
- conséquences de cette pollution virale sur l'état sanitaire des coquillages,
- influence de l'épuration sur la qualité microbiologique des coquillages.
Pour l'impact des rejets urbains, compte tenu des résultats obtenus, il est possible de
conclure que la charge virale apportée dans les rivières côtières ou directement en mer est
importante. Ainsi, à Morlaix (côte atlantique) plus de 107 particules virales sont apportées
en 24 heures dans la baie avec comme conséquence non seulement la contamination des
eaux de la baie mais aussi celle des sédiments qui constituent un réservoir de virus non
négligeable et qui, facilement remis en suspension, peuvent transporter des virus à distance,
notamment dans des zones conchylicoles.
Les conséquences de cette pollution virale des eaux et des sédiments sont directes pour les
mollusques. En effet, ceux-ci, s'alimentant par filtration de grandes quantités d'eau, sont
susceptibles de retenir au niveau de leur appareil digestif ou de leurs tissus, les particules
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