Les quantités de virus rejetés dans les selles peuvent atteindre jusqu'à 1011 particules g’1
pendant des durées variables selon les virus. Ces virus se retrouvent dans les eaux usées qui
constituent le premier maillon d'un cycle de l'eau au centre duquel se trouve l'homme, en
tant que contaminateur primaire mais aussi en tant que récepteur secondaire des virus
véhiculés par l'eau (Fig. 1).
La concentration virale des eaux usées varie de façon importante, de quelques particules à
plus de 105 l-1 dans certaines communautés en voie de développement. Ces eaux sont
rejetées dans les eaux superficielles soit directement, soit le plus souvent après traitement
dans les pays développés. Les eaux épurées contiennent des particules virales à des titres
en général nettement plus faibles. Cependant, il a été montré que les eaux épurées d'une
agglomération de 300 000 habitants apportent au milieu extérieur par 24 heures plus de 109
particules virales. Les eaux superficielles (fleuves, rivières, lacs, mers) reçoivent ainsi des
virus et du fait de la dilution, la concentration virale est en général inférieure à 102 l-1 dans
les rivières et à 101 l’1 dans les eaux de mer.
La majorité des virus présents dans les eaux superficielles est associée à des particules en
suspension qui se déposent et constituent la couche superficielle des sédiments. Les quantités
de virus retrouvées dans les sédiments sont importantes puisqu'elles atteignent souvent 102
à 103 particules g"1.
Or, cette couche sédimentaire de très faible épaisseur est très facilement remise en
suspension et peut être transportée par les courants vers des zones non polluées, notamment
des zones conchylicoles.
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