Dans chaque système, les éléments géométriques des
cristaux, et en particulier les faces, sont désignés par
des notations soit des lettres (notation de HaüyLévy), soit plus couramment aujourd’hui des
chiffres, selon les principes utilisés pour les noeuds
(notation de Miller, avec 3 chiffres, ou 4 pour le
système hexagonal, et parfois rhomboédrique).
Un minéral déterminé cristallisant dans un système
donné peut présenter des aspects assez différents, du
fait du développement variables des faces, et de la
présence ou non de troncatures, c’est-à-dire de
faces supplémentaires à l’emplacement d’un sommet
ou d’une arête du polyèdre fondamental.
Un corps défini par sa composition chimique peut
parfois cristalliser dans des systèmes divers, du fait
d’arrangements variés des mêmes atomes constitutifs, selon les conditions de T et P lors de la cristallisation. P. ex. la silice SiO 2 , avec P = 1 kbar,
cristallise dans le système hexagonal (quartz) à
T < 1 050 C environ, dans le système orthorhombique (tridymite) pour 1050 < T < 1470, et dans le
syst. quadratique (cristobalite) pour 1470< T <1713.
Des cristaux du même minéral peuvent s’associer
entre eux selon des modalités bien précises, liées aux
éléments de symétrie ce sont des macles (V. ce
mot). Les cristaux naturels présentent souvent de
nombreux défauts : absence de certains atomes,
remplacement d’atomes par d’autres (de rayon
ionique peu différent), présence d’inclusions fluides
ou solides,…, ces défauts ne modifiant d’ailleurs pas
leur aspect macroscopique. Par contre, la présence
d’inclusions radioactives entraîne des modifications
plus sensibles, en particulier des changements de
teinte et de transparence (V. métamicte). Ces
phénomènes se produisent lors de la croissance des
cristaux, et c’est également au cours de celle-ci que
certains cristaux acquièrent un caractère zoné : V.
zonation, et feldspath (fig.).
cristallin, e adj. -1. Qui se rapporte aux cristaux et à
l’état solide les caractérisant ; Ant. Amorphe ; -2. Se
dit des roches formées de cristaux ; en pratique, on
désigne comme roche cristalline une roche formée
de cristaux visibles à l’oeil (roche grenue), qui est le
plus souvent une roche magmatique plutonique (ex.
granite), mais parfois une rochre métamorphique
(ex. calcaire cristallin) ; -3. S’applique aux
ensembles rocheux constitués de roches cristallines
(massif
cristallin
de
roches
magmatique
plutoniques). V. aussi cristallophyllien. n. f.
cristallinité.
cristalline (optique -) - Étude des propriétés des
cristaux concernant la propagation de la lumière, et
qui permettent en particulier de définir des critères
de reconnaissance au microscope. V. microscope
polarisant, polarisation, réfraction.
cristallisation n. f. - Formation de cristaux selon des
modalités variées : -1. Par solidification lente d’un
liquide ayant la composition chimique d’un ou de
plusieurs minéraux (V. solidification) ; -2. Par
déplacement d’éléments (atomes, ions) au sein d’un
solide (p. ex. au cours du métamorphisme) ; -3. Par
précipitation à partir des éléments contenus dans des
fluides (p. ex. à partir des corps dissous dans des
eaux). Le terme désigne aussi une masse constituée
de cristaux, en particulier lorsqu’elle a une valeur
décorative (p. ex. une belle cristallisation au cœur
d’une géode). v. cristalliser ; adj. cristallisé, e.
cristallisation fractionnée - Cristallisation de
minéraux différents à des moments successifs dans
un magma qui se refroidit. Lorsque la température
décroît, l’ordre de cristallisation est approximativement : -1. apatite, zircon, sphène, olivine,
pyroxène ; -2. amphiboles et plagioclases basiques ;
-3. micas et plagioclases alcalins ; -4. quartz enfin
(si le magma est à excès de SiO 2 ). Les premiers
minéraux formés étant riches en Fe, Mg, Ca, le
magma résiduel est appauvri en ces éléments, et
corrélativement enrichi en Si, Al, K, Na. Par ailleurs,
les premiers minéraux formés peuvent devenir
instables dans le magma résiduel aux nouvelles
conditions de T et P, et se transformer en d’autres
minéraux stables dans les nouvelles conditions,
http://fribok.blogspot.com/
cristaux, et en particulier les faces, sont désignés par
des notations soit des lettres (notation de HaüyLévy), soit plus couramment aujourd’hui des
chiffres, selon les principes utilisés pour les noeuds
(notation de Miller, avec 3 chiffres, ou 4 pour le
système hexagonal, et parfois rhomboédrique).
Un minéral déterminé cristallisant dans un système
donné peut présenter des aspects assez différents, du
fait du développement variables des faces, et de la
présence ou non de troncatures, c’est-à-dire de
faces supplémentaires à l’emplacement d’un sommet
ou d’une arête du polyèdre fondamental.
Un corps défini par sa composition chimique peut
parfois cristalliser dans des systèmes divers, du fait
d’arrangements variés des mêmes atomes constitutifs, selon les conditions de T et P lors de la cristallisation. P. ex. la silice SiO 2 , avec P = 1 kbar,
cristallise dans le système hexagonal (quartz) à
T < 1 050 C environ, dans le système orthorhombique (tridymite) pour 1050 < T < 1470, et dans le
syst. quadratique (cristobalite) pour 1470< T <1713.
Des cristaux du même minéral peuvent s’associer
entre eux selon des modalités bien précises, liées aux
éléments de symétrie ce sont des macles (V. ce
mot). Les cristaux naturels présentent souvent de
nombreux défauts : absence de certains atomes,
remplacement d’atomes par d’autres (de rayon
ionique peu différent), présence d’inclusions fluides
ou solides,…, ces défauts ne modifiant d’ailleurs pas
leur aspect macroscopique. Par contre, la présence
d’inclusions radioactives entraîne des modifications
plus sensibles, en particulier des changements de
teinte et de transparence (V. métamicte). Ces
phénomènes se produisent lors de la croissance des
cristaux, et c’est également au cours de celle-ci que
certains cristaux acquièrent un caractère zoné : V.
zonation, et feldspath (fig.).
cristallin, e adj. -1. Qui se rapporte aux cristaux et à
l’état solide les caractérisant ; Ant. Amorphe ; -2. Se
dit des roches formées de cristaux ; en pratique, on
désigne comme roche cristalline une roche formée
de cristaux visibles à l’oeil (roche grenue), qui est le
plus souvent une roche magmatique plutonique (ex.
granite), mais parfois une rochre métamorphique
(ex. calcaire cristallin) ; -3. S’applique aux
ensembles rocheux constitués de roches cristallines
(massif
cristallin
de
roches
magmatique
plutoniques). V. aussi cristallophyllien. n. f.
cristallinité.
cristalline (optique -) - Étude des propriétés des
cristaux concernant la propagation de la lumière, et
qui permettent en particulier de définir des critères
de reconnaissance au microscope. V. microscope
polarisant, polarisation, réfraction.
cristallisation n. f. - Formation de cristaux selon des
modalités variées : -1. Par solidification lente d’un
liquide ayant la composition chimique d’un ou de
plusieurs minéraux (V. solidification) ; -2. Par
déplacement d’éléments (atomes, ions) au sein d’un
solide (p. ex. au cours du métamorphisme) ; -3. Par
précipitation à partir des éléments contenus dans des
fluides (p. ex. à partir des corps dissous dans des
eaux). Le terme désigne aussi une masse constituée
de cristaux, en particulier lorsqu’elle a une valeur
décorative (p. ex. une belle cristallisation au cœur
d’une géode). v. cristalliser ; adj. cristallisé, e.
cristallisation fractionnée - Cristallisation de
minéraux différents à des moments successifs dans
un magma qui se refroidit. Lorsque la température
décroît, l’ordre de cristallisation est approximativement : -1. apatite, zircon, sphène, olivine,
pyroxène ; -2. amphiboles et plagioclases basiques ;
-3. micas et plagioclases alcalins ; -4. quartz enfin
(si le magma est à excès de SiO 2 ). Les premiers
minéraux formés étant riches en Fe, Mg, Ca, le
magma résiduel est appauvri en ces éléments, et
corrélativement enrichi en Si, Al, K, Na. Par ailleurs,
les premiers minéraux formés peuvent devenir
instables dans le magma résiduel aux nouvelles
conditions de T et P, et se transformer en d’autres
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