coupe (géologique) équilibrée (on dit aussi, à tort,
coupe balancée, traduction fautive de l’anglais
balanced) - Coupe géologique dans laquelle les
surfaces occupées par les différentes couches
plissées sur la coupe sont égales à celles qu’elles
occuperaient sur une coupe avant le plissement. Ces
coupes sont généralement calculées par ordinateur.
coupe topographique - V. profil topographique.
coupholites (groupe des -) [du gr. kouphos, léger, et
lithos, pierre] - Ensemble des minéraux des roches
magmatiques de densité < 2,77 ; ce sont en général
des
minéraux
clairs :
quartz,
feldspaths,
feldspathoïdes. Ant. barylites.
couple (- eugiosynclinal, - miogéosynclinal) - V.
géosynclinal.
courant (figure de -) - V. hyporelief.
courant de contour - Courant marin profond
longeant subhorizontalement un relief sous-marin
(souvent une marge continentale). Sa vitesse est de
l’ordre de quelques dm/s. Il reprend les éléments les
plus fins du matériel turbiditique distribué par les
canyons sous-marins et les dépose plus loin sous
forme de contourites.
courant de turbidité - Masse d’eau contenant en
suspension des matériaux détritiques terrigènes, et
qui, du fait de sa densité ainsi rendue plus forte que
celle des masses d’eau environnantes, descend par
gravité les pentes marines ou lacustres et vient
s’épancher sur le fond où, sa vitesse diminuant, se
sédimentent alors les éléments transportés en
donnant des turbidites. Ces courants de turbidité ont
un rôle important dans la sédimentation des marges
continentales : nourris par les sédiments détritiques
déposés sur les plateaux continentaux, ils dévalent
les canyons sous-marins à grande vitesse (jusqu’à
100 km/h) et viennent former, sur le glacis
continental, des deltas sous-marins. Les éléments les
plus fins vont se sédimenter jusque dans les plaines
abyssales, ce qui en explique l’absolue planéité, ou
sont repris par des courants de contour pour donner
des contourites. V. turbidite, et flysch.
courbe de niveau -1. Lieu des points d’une surface
ayant même altitude. -2. Leur représentation sur une
carte. V. carte topographique, isobathe, isohypse.
courbe (de cuvette, intercalaire, maitresse) - V.
carte topographique.
courbe intrinsèque - V. Mohr (diagramme de -).
courbure n. - La courbure moyenne d’une courbe
est exprimée par le rapport ε/arc MM` (ε étant
mesuré en radians) et le rayon de courbure moyen
est l’inverse de ce rapport. La courbure et le rayon
de courbure en un point sont les limites de ces
rapports quand M tend vers M`. En particulier le
rayon de courbure d’un cercle est égal à son rayon,
et sa courbure en est l’inverse. Plus le rayon de
courbure est petit et plus la courbure est prononcée.
coussins (laves en -) (Syn. laves en oreillers, pillow
lavas) - Laves, surtout basaltes et andésites, mises en
place sous l’eau en formant des boules visqueuses
(0,6 à 2 m sur 0.3 à 1 m, parfois plus) qui s’empilent
et se moulent les unes sur les autres. Chaque boule
(ou coussin, oreiller, pillow) montre une croûte à
structure hyaline (refroidissement très rapide) se
desquamant facilement, avec fréquemment de petites
bulles blanchâtres (à quartz, albite, calcite, chlorite),
croûte nommée alors cortex variolitique, et un cœur
plus cristallin (microlitique) affecté de cassures
souvent rayonnantes. Entre les coussins, les espaces
libres sont remplis de brèches fines vitreuses
(hyaloclastites, débris pyroclastiques) et de
sédiments souvent un peu cuits. L’identification de
ces laves en coussins, empilées parfois sur de
grandes épaisseurs, permet de conclure à une mise
en place sous l’eau. On les connaît à la partie
supérieure des complexes ophiolitiques (V.
ophiolite) ; on a pu en filmer la formation sous
quelques mètres d’eau, en bordure d’îles volcaniques
basaltiques (Hawaii) ; les plongées sous-marines ont
permis de les observer dans la dorsale médioatlantique où, à côté des coussins, on voit des
brèches de coussins (accumulation de fragments
anguleux de coussins éclatés), mais aussi des
boudins et des tubes de lave, en partie anastomosés,
larges de 0,5 à 1 m et longs de plusieurs m.
Remarque par altération superficielle, certaines
laves prennent un débit en boules qu’il ne faut pas
confondre avec une structure en coussins.
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